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Tome V. BI - CALZ.
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rougeâtre , & quelquefois d'un vert! ti-rant fur le jaune , au-dedans de laquellese trouve une substance blanche, d’ungoût fort fade & d’une consistance decrème, tout le fruit est rempli de grainesgrosses comme de petites feves, oblon-gues , brunes, lisses & fort astringentes.Les deux principales efpeces de cachi-tnent font le cœur de bœuf t qui a la forme& la couleur de ce dont il porte le nom,& le cachimcnt morveux très-bien nommépar comparaison. Cette derniere especeest fort rafraîchissante j la peau qni lecouvre est verte , & devient un peu jau-nâtre lorsqu’il est mûr. Voyez Gonza-ler Oviedo & le P. Plumier, qui appel-lent cet arbre gnanabanus frucíu pur-fureo.

* CACHILEX, Ilìfl. nat ., espece depierre dont il n’y a point de description ,mais qu’on dit se trouver sur le bord dela mer. Galien prétend que si on la faitrougir dans le feu , & qu’on vienne àl’éteindreensuite dans du petit lait, ellelui donne la vertu d’être un excellent re-mède contre la dyssenterie.,

* CACHOS , Botan., arbrisseau qnine croît que fur les montagnes du Pérou.Il est fort verd; fa feuille est ronde &mince , & son fruit comme la pommed’amour; il s’ouvre d’un côté, & a laforme de coquillage ; fa couleur est cen-drée , & son goût agréable. 11 contientnne petite semence. Les Indiens lui attri-buent de grandes propriétés; telles quecelle de débarrasser les reins de la gra-velle, & même de diminuer la pierredans la vessie , quand elle commence às’y former.

CACHOT , f. m., Archit ., c’est dansles prisons un lieu souterrain, voûté sansaucun jour , où l’on enferme les malfai-teurs,

CACHOU, Hifl. nat. des drogues ,suc épaissi tiré du régné des végétaux :en anglois cashou ,- en latin terra ja-fonia , terre du Japon ; dénominationreque depuis près d’un siécle, quoiquetrès-fausse en elle-même, & d’autantplus impropre , que tout le cachou qu’ontrouve au Japon y est apporté d’ail-leurs.

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U en est du cachou , suivant la remar-que de Mr. de Juffieu, comme de la plu-part des autres drogues, fur l’hiitoiredesquelles il y a autant de variation quede relations de voyageurs.

Le cachou n'ejì point une terre. Le pu-blic & les marchands épiciers séduits parla sécheresse & la friabilité du cachou,ont commencé par goûter avidement lesdécisions de ceux qui s’cloignent du récitde Garcie du Jardin , & ont mis cettedrogue au rang des terres. M. de Caen ,docteur en Médecine de la Faculté deParis, est un des particuliers qni a leplus accrédité cette opinion de France,en détaillant l’origine & la nature de cet-te terre , fur l’attestation d’un de ses amisvoyageurs.

On trouve , a-t-il dit, cette terre dansle Levant, & elle y est appellée masqui-qui ; on la ramasse principalement fur lesplus hautes montagnes où croissent lescedres, & fous la racine desquels on Iarencontre dnre & en bloc. Pour ne rienperdre de cette terre, les naturels dupays , qu’on nomme Algonquins , la ra-massent en entier avec ce fable qui s’ytrouve joint. Us versent dessus le toutde l'eau de rivière , le rendent liquide ,L en pétrissant une pâte qu’ils mettentsécher au soleil, jusqu’à ce qu’elle soitdure comme nous’la voyons. Les Al-gonquins en portent toujours fur eux,& en usent pour ies maux d’estomac. Usrappliquent autsi extérieurement enforme d’onguent fur la région du bas-v entre.

Ce roman a passé de bouche en bouche,de livres en livres, avec d’autres circons-tances singulières : tout cela n’a serviqu’à lui donner plus da créance ; & le pe-tit gravier qu’on trouve quelquefois dansle cachou n’y a pas nui. Enfin le nom mê-me de terre de Japon , fous lequel le ca-chou est connu depuis si long-temps par-mi les auteurs de matière médicale, n’apas peu contribué à confirmer l’opinionque c’est effectivement une terre , ou dumoins qu’il y a une terre qui lui sert debase.

Mais on est à présent détrompé de