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jeuples qui occupoient les pays quenous nommons aujourd’hui le Qttercy :c’étoit un des quatorze qui habitaiententre la Loire & Garonne.
C A DUS on CEKâmUM, Hifl.ttnc. , grande mesure des anciens, con-tenant cent vingt livres de vin , & envi-ron cent vingt livres d’hujle.
CAELA, 1 . m. Hijh. nat. Botaniq.,nom Brame d’ime plante du Malabar,fort bien gravée , avec la plupart deses détails, par Van-Rheede • dans fouMortus Multibaricus , vol. IX , plan.L3II , page ie3 i fous son nom Mala-bare kakapu .Les Brames Rappellent cadaOU cada dolo. J. Commelìn, -dans sesnotes , la déligne fous le nom de aja-rince fpecies jive hederuhe saxatilis Lobc-lii. M Linné, dans la derniere éditionde son Syjleuia naturœ , imprimée en1767, l’appelle terenìa 1 AJìatica , pa-ge W-
Cette plante a une certaine appa-rence du lierre terrestre ou de la ter-rette, chamaielema ; elle rampe de mê-me sur la terre, jettant de chaque nœudnn Faisceau de douze à quinze racines,longue d’un police, ondées, blanchâ-tres , fibreuses.
Sa tige a un pied à un pied & demide longueur, & le ramifie en plusieursbranches alternes qui font comme ellesqunrrées; d’une à deux lignes de dia-mètre , velues & étendues horizontale-ment comme autant de rayons fur laterre.
Les Feuilles font opposées deux àdeux en croix , taillées en cœur fanséchancrure, mais avec une pointe aubout , longues d’un pouce, à peined’un sixième moins larges, minces,molles, velues des deux côtés, mar-quées fur chacun de fes bords de septà huit crenelures ou dents obtuses, re-levées en défions d’une côte ramifiéeen trois à cinq paires de nervures, al-ternes & attachées à des distances d’unà deux pouces, fous un angle de 4;degrés, 011 horizontalement fur un pé-dicule demi - cylindrique , plat & creuséen canal en dessus, liste, égal à leurlongueur.
L’extrémité de chaque branche estterminée par une à trois fleurs pur.purínes, longues d’un pouce & demi,
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portées fur un péduncule cylindrique,presque auffi long qu’elles , de maniéréqu’en total elles font un peu plus longuesque les feuilles^
Chaque fleur est hermaphrodite, po-sée au-dessous del’ovaire& monopétaleirréguliere ; elle consiste en un caliceverd , cylindrique, à tube médiocre , àcinq angles & cinq divisions inégales,formant deux levres fendues profondé-ment jufqu’à ion milieu, & en une co-rolle purpurine prel'qu'une fois pluslongue, à long tube un peu courbe,partagé jufqn’au tiers de fa longueuren deux levres à quatre divisions. Dumilieu du tube de la corolle s’éleventquatre étamines inégales n filets rougesà deux branches courbes , dont deuxplus courtes, à anthères blanches, lui-santes , rapprochées & contignës deuxà deux, appliquées fous la voûte de lalevre supérieure qui est un peu pluslongue. L’ovaire est ovoïde, porté furun petit disque qui fait corps avec lui,& surmonté par un style cylindriqueblanchâtre, luisant , terminé par deuxstigmates demi-cylíndriques, appliquésà la méme levre, au-dessous des deuxétamines inférieures.
L’ovaire en grandissant devient unecapsule ovoïde ou conique, longue desept lignes , deux Fois moins large , àdeux loges, contenant chacune un grandnombre de graines menues, ovoïdes.
Culture. Le cada croît au Malabar ,dans les terres sablonneuses & humi-des.
Qualités. Toute la plante a une sa-veur & une odeur légèrement acre &aromatique.
Usages. Pilée avec le sandal, le gi-rofle, la muscade & l’eau de roses, ellefournit uh Uniment souverain pourdissiper les pustules. Le suc de ces feuil-les bu avec le sucre arrête la chaude-piíse.
Remarques, Le ceela est, comme l’onvolt, un genre de plante particulier,qui vient naturellement dans la secondesection de la famille des personnées,où nous Pavons placé en 1759. Foyeznos FamiUes des plantes , volume II,page 209.
On pourroit demander à M. Linné,pourquoi il a voulu substituer le nom
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