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Caife cordée , est «ne caijse qui n’a pointd’enihallage , & oui est seulement liéepar-dessus avec de la corde de distanceen distance, pour empêcher les planchesde s’écarter.
Caijse jlcclée & plombée , est celleque les commis de la douane ont fait em-baller & corder en leur présence , aprèsavoir fait payer les droits nécessaires, &qu’ils ont fait nouer autour du nœudde la corde d’une ficelle dans laquelleest un plomb marqué dessus & dessousdes coins d u bureau. Ces sortes de coi/èrne doivent être ouvertes qu'au dernierbureau de la route, suivant l’ordonnancede 1687.
Caisse , Comm., lignifie auffi une es-pace de coiffe sort tout de fer, ou de boisde chêne garni de bonnes barres de fer,& d’une ou de plusieurs ferrures, quiordinairement ont des ressorts qui nefont connus que de ceux à qui la caijseappartient.
C’eíl dans ces fortes de cttijses que lesmarchands, négociants & banquiers en-ferment leur argent comptant & leursprincipaux effets de petit volume, com-me lettres & billets de change , promes-ses , lingots d’or , cSfc.
On entend aussi. par le mot de caijse ,le cabinet du caissier , où est la caijse oucoffre-fort, & où il fait fa recette & sespaiements. V. CaISSIEB.
On appelle livre de caijse, une fortede livre qui contient en débit & cré-dit tout ce qui entre d’argent dans lacaijse, & tout ce qui en fort. Ce livreest le plus important de tous ceux queles négociants nomment livres auxiliai-res.
Caisse se dit de tout l’argent qu’unmarchand Négociant ou banquier peutavoir à fa disposition pour négocier:on dit en ce sens que la caijse d'untel banquier efl de cent mille écus , dehuit cents mille livres , esc. Mr. Sa-varv , dans son parfait Négociant ,JI. partie, livre 7 , chapitre iv, don-ne d’excellentes maximes pour le bongouvernement d’une caijse. Voyez-lesdans cet ouvrage 011 dans le Diction-naire du commerce , tome II, page 33 §7sutv.
Caisse de crédit, c’est une caijse é ta-fclic en faveur des Marchands forains
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qui nmenent à Paris des vins & autresboissons.
Le premier établissement de cettecaijse eildii mois de Septembre 1719.L’édit porte : " que les Marchands fo-,, rains & autres pourront y recevoir„ furie champ le prix de leurs vins &
„ boissons, &y prendre crédit moyen-,, nant six deniers pour livres.,, O11peut voir ce qui concerne la police &['administration de cette caijse dans leDictionnaire du commerce, tome II ,pag. 36.
Caisse des emprunts , nom qu’oua donné en France à une caijse pu-blique établie à Paris dans l’hôteldes fermes - unies du roi , où toutesfortes de personnes de quelle quali-té ou condition qu’ils Fussent, tantFrançois qu’étrangers , étoient reçusà porter leur argent pour le faire va-loir, & d’011 ils pouvoient le retirerà l’échéance des promesses solidairesque les fermiers généraux de fa Ma-jesté, leur en fournissoient, signées dequatre de la compagnie préposés à ceteffet.
Ces sortes de promesses dont le notnde celui qui en avoit payé la valeurrestoit eu blanc, étoient faites payablesau porteur dans un an , & les intérêtsqui y étoient compris pour Tannée, nefe payoient qu’à leur échéance, soit enles renouvellant , soit en retirant soncapital.
Cette caijse avoit d’abord été établieen 1673 , & fut supprimée vers la findn méme siecle : elle fut rétablie en1702 , & les intérêts réglés à huit pourcent par an. Mais les promesses qu’onnommoit billets de la caijse des em-prunts, s’étant prodigieusement mul-tipliés pendant la guerre finie en1713 , on prit alors divers moyens deles rembourser : ils furent ensuite con-vertis en billets de Tétât en 171; , &enfin retirés du commerce par différen-tes voies qu’explique l'auteur du Dicî.du commerce , tome II, page 38 U 39*( 6 )
* Selon M. le Pr. Henault ( Abrégéde l'Histoire de France,J ces billetsfurent introduits en 1707 , M. de Cha-miiurd étant contrôleur général des fi-nances.