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Pie d’aftentlre les mêmes effets de toutesfortes de pierres culaminaires.
M. Henckei observe qu'nn des phé-nomènes les pins remarquables de laChimie, c’estlafaqon dont la calamine,qui eitune terre, s’unit & s’incorporeavec le cuivre qui elt un métal, lanslui ôter fa malléabilité. II conclut delàqu’il y a des terres qui ont la faculté delé métalliser. En effet, dti laiton où l'onaura fait entrer un tiers de pierre cala-tninaire, fe laisse travailler avec autantde facilité que le cuivre de rosette leplus pur & le plus fin ; il faut pour celaque l’nnion qni lé Fait par ce mélangeloi t bien intime & toute particulière ,sur tout attendu qu’il est pofiible de sé-parer ensuite la calamine riu cuivre,Faus qu’il arrive aucun changement à cemétal.
Le rapport qui se trouve entre la ca-lamine & le zinc, lui a fait donner parGlauberle nom de cadmie fusible', eneffet, comme on a dit, toute bonnepierre calaminaire contient du zinc, &doit être regardée comme la minière dece demi - métal. M. Henckei a observéque la calamine de Boheme contient unepetite quantité de mauvais fer; elle setrouve mêlée à des pyrites ferrugineu-ses appcllées en allemand ciscnjlcin ; onpeut en tirer du vitriol de Mars, & onla trouve jointe à de saluai» Ce savantminéralogiste ne doute point qu’il n’ensoit de même de toutes les pierres cula-mìnaires.
ha calamine ressemble en quatre pointsà la cadmie des fourneaux'. i°. elle con-tient du zinc comme elle ; 2 0 . ellejaunit comme elle le cuivre de rosette ;3 0 . elles ont toutes deux pour baseune terre alkaline ; 4°. elles font
toutes deux effervescence avec lesacides.
La grande volatilise' des fleurs de lacalamine , & l’odeur qui s’en éleve ,donnent lieu de croire que cette pierreest ordinairement mêlée d’arsénìc, sapromptitude à s’enflammer furies char-bons ou avec le nitre, est une marquequ’elie contient beaucoup de parties in-flammables ou de phlogistique. C’est àla même raison qu’il faut attribuer saprompte & véhémente solution dansles acides, fa concrétion .avec le cui-
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vre, & les autres phénomènes qu’otiy remarque. Voyez àVarticle CUIVREla maniéré de l’exploiter, & de l’em-ployer à la fonte du cuivre de ro-sette.
La calamine est quelquefois usitéeextérieurement dans la médecine : onlui attribue la propriété d’être astrin-gente , Sç de sécher & cicatriser lesplaies & les ulcérés; mais il faut pouccela la bien dégager de tonte partie ar-senicale. Ce que les apothicaires nom-ment calamine préparée , n’est autrechose que cette pierre bien broyée &Formée en trochisques avec de l’eau rose.
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CALAAÍITA, Géog., riviere d’Afiedans la,Tartarie - Crimée , qui fe jettedans la mer Noire.
CALAMITE , adj. Mat. méd ., épi-thète que l’on donne quelquefois austyrax, à cause qu’on îe mettoit au-trefois dans les roseaux appelles cala;r.iponr le conserver. Voyez S t x r a X.( N )
CALAMO, Géogr ., riviere de la Gre-ce , qui prend sa source dans l’Albanie& fe jette dans la mer, vis-à-vis de l’isîede Corfou.
Caiamo , Géogr ., islede I’Archipeíautrefois appeilée Claros, près de la côted’Asie.
CALAMUS AROMATICUS, Bot.,genre de plante à fleurs fans pétales: elleestlcomposée de fìx étamines soutenuespar un calice de six pieces. II fort dumilieu de ce calice un pistil, qui devientdans la fuite un fruit divisé en trois lo-ges , & rempli de semences oblongues.Ajoutez aux caractères de ce genre ,que les fleurs forment un épi coniqueressemblant à celui du poivre long. Mi-chelli, Nova plant, gener. Voy. PLAN-TE. (/)
On donne, en pharmacie, le nom decalamus aromaticus, roseau aromatique,à une racine amere & épicée , produitepar une espece particulière de jonc ,ou plutôt de flambe ou de glayeul quivient dans le Levant, & même en plu-sieurs endroits d’Angleterre , de l’épaif-seur environ d’une plume d’oie , &haute de deux ou trois pieds, dont onfait un grand usage comme d’im cé-phalique & d’un stomachique, sur-tout