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gleterre , sans cette correction ; & c’eftce qui cause une disksrence de onze joursentre le comput des Anglois & celuide la plupart des autres nations de l’Eu-ïope.
Le calendrier grégorien est donc celuiqui détermine les nouvelles & pleineslunes, le tems de la pâque, avec les fêtesmobiles qui en dépendent dans Tannéegrégorienne , parle moyen des épactesdisposées dans les différents mois del’année.
C’eft pourquoi le calendrier grégorienest diffèrent du calendrier, julien , 1°.par la forme de Tannée ; ( -voyez An )£°. par les épactes qui ont été substi-tuées au lieu des nombres d’or : quant àleur usage & à leur disposition, -voyezEpaCtE.
Quoique le calendrier grégorien soitpréférable au calendrier julien , il n’estpas cependant fans défaut : peut-êtren’est-il pas paisible , ainsi que le con-jecturent Catlìni & Tvcho-Bradé, deporter ce comput à une justesse quine laisse rien à desirer ; car premiere-ment Cintercaiation grégorienne n’em-pêche pas que Céquinoxe n’arriveaprès le vingt-unieme de Mars : cen’est quelquefois que le vingt troisiè-me, & quelquefois Céquinoxe anticipeen tombant le dix-neuvieme ; & lapleine lune qui tombe le vingtièmede Mars , est alors la vraie lune pas-chale : néanmoins dans le calendriergrégorien on ne la compte pas pour tel-le. D’un autre côté , dans ce calendrier«n prend pour la lunepaschale la plei-ne lune du vingt-deuxieme de mars,qui cependant n’est point paschalelorsqu’eíle tombe avant Céquinoxe :ainsi dans chacun de ces deux cas lecalendrier grégorien induit en erreur.De plus, le comput par épactes étantfondé fur les lunes moyennes , quipeuvent néanmoins précéder ou suivreles vraies lunes de quelques heures,la pleine lune de pâque peut tomberlin samedi, lorsque Cépacte la met audimanche ; & au contraire Cépactepeut mettre au samedi la pleine lunequi est le dimanche : d’où il suit quedans le premier cas la pâque est cé-lébrée huit jours plus tard qu’elle nele doit être ; dans le second cas elle
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est célébrée le vrai jour de la pleinelime , avec les Juifs & les hérétiquesquarto - décimants , condamnés pourde bonnes raisons par le concile deNicée; ce qui est, dit M. Wo;F , uninconvénient fort à craindre. Scali-ger fait voir d’autres défauts dans lecalendrier grégorien. L est ce calen-drier que suivent les catholiques ro-mains , & même la plupart des Pro-testants. Voyez les articles EpactE £fPasque.
Le calendrier réformé on corr gé, estcelui où fans s’embarrassér de tout Cap-parei! des nombres d’or , des épactes, deslettres dominicales, on détermine Céqui-noxe, avec la pleine lune de pâque & lesFêtes mobiles qui en dépendent , parlescalculs astronomiques, suivant les tablesrudolphiues.
Ce calendrier fut introduit dans lesétat protestants d’Allemagne Can 1700,où l’on retrancha tout - d’un - coup onzejours du mo s de Février ; de maniéréqu'en 1700, Février n’eut que dix huitjours : par ce moyen le style corrigérevint à celui du calendrier grégorien.Les protestant; d’AIiemagne ont ainsireçu pour un certain temps la formede Cannée grégorienne, juí'qu'à ce quela quantité réelle de Cannée tropiqueétant enfin déterminée par observationd’une maniéré plus exacte , les catho-liques romains puissent convenir aveceux d’une forme plus exacte & plus com-mode.
Construction du calendrier , ou d'wtahnanack. 1°. Calculez le lieu de ìalune & du soleil pour chaque jour deCannée, ou bien prenez - ies dans leséphémérides. Voyez Soleil & Lune.î°. Trouvez la lettre dominicale , &par son moyen divisez le calendrier ensemaines. Voyez LETTRE DOMINI-CALE. Z°. Calculez le temps de la pâ-que , & déterminez par-là les antresfêtes mobiles. Voyez PASQUE. 4 0 .Ecrivez aux jours marqués les fêtesimmobiles , avec les noms iles saintsqu’on y célébré. 5 0 . Marquez à chaquejour le lieu du soleil & de la lune ,avec leur lever & leur coucher ; lalongueur du jóur & de la nuit , lecrépuscule & les aspects des planètes.6°. Mettez aux endroits qui convien-Eec 4