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Tome V. BI - CALZ.
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tout leur jobr, atìn qu’on puisse luidonner un poste convenable „.

Cette observation ne regardoit quela premiers société des calotins, com-posée des élèves choisis dc Momus , &qu’oíi pouvoit regarder comme Vétatmajor du régiment. Mais les soldats quiforment le gros de la troupe étoientchoisis indistinctement parmi les parti-culiers nobles & roturiers qui psrois-soient se distinguer par quelque foliemarquée , ou par quelques faits ridi-cules , ou par quelques ouvrages répré-hensibles. On devine assez que les en-gagemens de ces soldats étoient invo-lontaires , & que presque tous les ca-lotins étoient enrôlés par forte. “ Onne sollicite ni les pensions, ni les em-plois dans cet équitable corps, dit l’é-diteur des mémoires, parce que touts’accorde a u mérite & rien à la faveur.Les brevets font distribués gratis , tanten vers qn’en prose. Les feeretaires durégiment n’y pourroient suffire , si despqëi-es auxiliaires ne leur prêtoient degénéreux secours , en travaillant in-cognito à l'expédition des brevets. Ilspoussent même le zele pour le régimentjusqn’à lui procurer des sujets auxquelson ne pensait pas , L qui sembleraientdéshonorer le corps par leur mérite &leur sagesse. Ma.is on ne s'en rapportepas toujours au choix de ces postesinconnus; ils font obligés d’en donnerd.es raisons, dont les commissaires exa-minent la solidité „.

La satyre se donna peu-à-peu des

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libertés qui parurent dangereuses 3Hgouvernement Outre cela, étant de-venue un peu trop publique & trophardie , par les fréquentes réimpres-sions des brevets, entre lesquels il s’entrouvait un trop grand nombre, quel’on adressait aux premieres personnesdu royaume, on crut qu’il était tempsde la supprimer ; &, pour arrêter latrop grande liberté des faiseurs de bre-vets , on fit, non-feulement des recher-ches & des saisies , mais on emprison-na même quelques-uns de ceux qni símêlaient d’en composer ou de les ré-pandre. Ajoutons qu’ori étoit vivementpiqué de l’avide curiosité du public ,& encore plus des railleries auxquel-les les brevets donnaient occasion ,sur - tout ceux qui attaquaient lesgens par des endroits vifs & sensibles*ou fur des fautes capitales , dont lestaches passoient à la postérité par Icmoyen de l’impreffion, & devenaientéternelles.

On ne voit rien aujourd’hui quiressemble au régiment de la Calotte, (o)Mais la médisance & la satyre n’ensont pas moins à la mode. Les diffé-rentes passions qui agitent l’esprit hu-main dans les diverses situations où ilse trouve pendant la vie , sont la vé-ritable origine de la médisance, & en-suite de la satyre & de la censure. Ostne doit donc pas être surpris que leshommes s’y laissent aller fi aisément,& qu’iis aient plus ou moins de dis-position à railler & satyriser ceux qui

Ça) Pasquin & Marforïo , si célébrés en Italie, ne leur ressemblent que parune liberté très - satyriqne , souvent si odieuse & si excessive , qu’elle. irriteméme ceux qu’elle n’attaque pas. Cette liberté est l’effet du génie des Italiensnaturellement portés à l’excès & à railler amèrement. Pasquin qui a donné sot!nom à ces satyres & libelles diffamatoires qne l’on appelle pafquinades, & Mar-■forio font deux statues que l’on voit encore à Rome. Marforio est un motcorrompu de Martìsfirum , nom du quartier où se voit cette statue. Pasquin stpris le sien d’un tailleur fort facétieux , grand diseur de bons mots & fortsatyriqne , chez qui s’assembloient les gens de ce caractère L les nouvellis-tes dent le génie est d’o.rdinaire satyriqne & emporté. Les coups de languequi se donnoient dans la boutique de cet artisan , acquirent le nom de paf.quinuies , dit Mijjon , & insensiblement on lui attribua tout ce qui se disaitde piquant & de satyriqne dans la ville ; pour mieux persuader que cesmots piquants venaient de lui , on les affichait fur une statue qui étoit à faporte , & peu à peu cette statue prit le nouv de Pasquin. Voyez les Mé-moires dr SaUngri,