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Tome septieme. CHA - CHR.
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pable de recevoir de nouvelles augmenta-tions. Enfin , fi on suppose que le froidcontinue encore à augmenter depuis cepériode , il eiì aisé de voir que sa chaleurinnée doit diminuer par degrés , jusqu’àce qn’elle se termine enfin avec la vie.Id. ibid.

La latitude de la chaleur différé dansles différentes parties d’un animal , &dans les différens animaux , suivant tesvitesses respectives de leur circulation :& de plus, le même animal'peut fixerà fa volonté cette latitude à différensdegrés de froid , suivant qu’il retarde ouaccéléré le mouvement de son sang parle repos & l’exeroice, ou par d’autres cau-ses. D'ailleurs, laltempératnre d’un ani-mal chaud ne descend jamais au-deflousde l'on point naturel, que lorsque la vitessede la circulation est en même tems pro-portionnellement diminuée; & plus fatempérature s’éloigne de ce point, plusgrande est la diminution de cette vitesse.En un mot, on peut conclure certaine-ment que depuis ce degré de froid exté-rieur, où la chaleur innée d’un animalparvient à fa plus grande vigueur , ellediminue ensuite dans la même proportionque la vitesse du sang, jusqu’à ce qu’ellesfie terminent l’une & l’autre avec la viede l’animal. Id. ibid.

Les grands animaux éprouvent unemoindre certe de chaleur , que les petitsde la même tempér. tore ; & cela exac-tement en raison de leurs diamètres , c«-terisparibus. Maintenant puisque la den-sité des corps des animaux est a-peu prèsla même, nous pouvons donc, maigrequelque d’fférence qu’il peut y avoirdans leurs figures particulières, & qu’onpeut négliger ici en toute fureté , commeétant de peu de conséquence dans Lar-guaient général, nous pouvons, dis-je,avancer qne les animaux de la mêmetempérature perdent de leur chaleur enraison inverse de leurs diamètres. Maiscomme dans les animaux vivans , lachaleur qu'ils acquièrent doit être égaleà la perte qu’ils éprouvent , il fuit évi-demment que les quantités de chaleurproduites par des animaux de la mêmetempérature, font, volume pour volu-me , réciproquement comme le diamètrede ces animaux.

L. éUosi i par exemple, si nous supposonsTerne Vil. Fart, T.

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1 que le diamètre d’un éléphant soit à celuid’un petit oiseau comme ioo à i , il suitque leurs pertes respectives de chaleurétant en cette proportion, la cause quiproduit la chaleur dans l’oisean, doit agiravec cent fois plus d’énergie que dansl’éléphant, pour compenser sa perte centFois plus grande.

De plus , fi nous faisons la comparai-,son entre l’éléphant & l’abeille ( insecteque le docteur Martine a trouvé d’unetempérature égale à celle des animauxchauds), la différence entre la quantitéde chaleur que perdent ces deux êtressi disproportionnés , & qu’ils acquièrentde nouveau , est encore beaucoup plusgrande, & se trouve peut-être commexooo à I. Id. ibid.

Un animal, depuis les limites de fachaleur innée jusqu’à une certaine lati-tude de Froid , conserve sa .-.-mpératurenaturelle égale & uniforme , commenous Lavons déja vu : mais cette latituden’est pas , à beaucoup près , la mêmedans, les différentes parties du corps ; engénérai , elle est plus grande dans Ifftronc, & e»e diminue dans les autresparties, à - peu - près en raison de leurqdistances du tronc : mais elle est fortpetite fur-tout dans les mains, les piés,les talons , les oreilles & le visage , &fc-La raison en est évidente: la circulationdu sang se fait plus vite, cœterìs paribus ,dans les parties proches du cœur , Sçdiminue de fa vitesse en «'éloignant dece centre ; en forte que dans les partiesles plus éloignées elle doit être fortlente.

La chaleur de la sievre est dans l’hommed’envìron 105,106 ou 108, du thermomè-tre de Fahrenheit, selon l’estimation ditdocteur Martine.

Le même docteur Martine a observéqu’on pouvoit rester quelque tems dansun bain dont la chaleur est d’environ 100degrés ; mais que l’eau échauffée jus-qu'au 113 e ou 114 e étoit trop chaudepeur que le commun des hommes pûttenir dedans, pendant 1111 certain tems,les piés & les mains , quoique les mainscalleuses ou endurcies par le travail dequelques ouvriers ne soient pas offenséespar nu degré supérieur.

II n’est pas inutile d’observer fur celaqu’il ne faut qu’une certaine habitudeJi