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Tome septieme. CHA - CHR.
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mimition de son intensité eu de son

-degré.

II faut se rappeller d’abord que nousavons observé, en exposant les phéno-mènes de la chaleur animale, que son de-gré , tout inaltérable qu'il est par les dif-férons changemens de température descorps environnans, pouvoit cependantvarier dans une certaine latitude, fansque le sujet qui éprouvoit ce* variationscollât de jouir d’une santé parfaite.

II faut donc, pour que la chaleur ani-male soit réputée maladive on contre na-ture parl’augmentation ou la diminutionde son degré, que le phénomène soit ac-compagné de la lésion des fonctions, ouau moins de douleur , de mal-aise , d’in-commodité.

La diminution contre nature de la cha-leur animale est désignée , dans le langageordinaire de la Médecine , par le nomàe froid. Voyez Froid. -

La chaleur augmentée contre nature ,ou se fait ressentir dans tout le corps, ouseulement dans quelques parties.. Dansles deux cas , elle est idiopathique ousymptomatique.

ha chaleur générale idiopathique est cellequi dépend immédiatement d’une causeévidente, savoir, de quelques-unes dessix choses non naturelles, ou de factiond’un corps extérieur : telle est celle quiest produite dans nos corps par un exer-cice excessif, ou par la fatigue, par laboisson continuée & inaccoutumée des li-queurs spiritueuses , par la chaleur soute-nue de l’atmofphere, par les excés avecles femmes, esc.

La chaleur générale symptomatique estcelle qui dépend d’une disposition contrenature , déja établie dans le corps, &ayant un siégé déterminé: telle est lachaleur de la fievre qui accompagne lesmaladies aiguës, esc.

L'augmentation idiopathique de la cha-leur générale ne peut jamais être regardéeque commeune incommodité ;carlaefc«-leur simplement excessive n’est jamais enfoi une maladie , malgré le préjuge quila rend si redoutable même aux Méde-cins.

II est bien vrai que cet étatneut deve-nir cause de maladie, s’il se soutient uncertain temps , mais ce ne fera jamaisqu’en détruisant í’équilibre ou Tordre &

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la succession des fonctions, en un mot,en affectant quelque organe particulier,qui deviendra le novan ou le siégé de lamaladie ; car les effets généraux de lachaleur , comme telle, fur le système gé-néra! des solides & fur la masse entieredes humeurs, ne font assurément rienmoins qu’évidens, comme nous l’obser-verons dans un instant, en parlant duplus haut degrés de chaleur fébrile.

Cette incommodité ne mérite , dans laplupart des cas , aucun traitement vrai-ment médicinal, & on peut fe conten-ter de prescrire à ceux qui réprouvent,•de cesser de s’exposer à faction des cau-ses qui la leur ont procurée. Si cepen-dant on pouvoit en craindre quelquessuites fâcheuses , comme ces fuites fontà craindre en effet dans les tempéra-mens ardens, vifs , mobiles, sensibles,on les prévient très-sûrement par le re-pos du corps , le silence des passions , laboisson abondante des liqueurs aqueuseslégèrement acides & spiritueuses ; celledes émussions , de légères décoctions deplantes nitreufes ; les alimens de faciledigestion & peu nourrissans, tels que lesfruits aqueux , acidules , les légumesd’un goût fade , les farineux fermentes ,les bains tempérés; la saignée, lorsquela chaleur n’est pas accompagnée d’épiti-sement, (sc.

Le symptôme le mieux caractérisé del’état du corps , qu’on appelle commu-nément échauffement , c’est la constipa-tion. Ces deux termes mêmes ne dé-signent presque qu’une même chose dansle langage ordinaire lorsque la chaleuraugmentée est accompagnée de la dispo-sition du ventre que la constipation an-nonce, elle approche un peu plus de Té-tât de maladie. Mais cet état-là même estJe plus souvent d’une bien moindre con-séquence qu’on neTimagine. Voy. Con-stipation.

La chaleur augmentée symptomatiquegénérale, est précisément la même choseque la chaleur fébrile, car la chaleur n’elfcjamais augmentée dans tout le corps, enconséquence d’un vice fixé dans un siégéparticulier plus ou moins étendu , queles autres phénomènes de la fievre ne sefassent en même temps remarquer , oupour exprimer plus précisément cetteproposition, la chaleur générale symptoe