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cesses la fermentation, il n’y a 1 plus àcraindre pour elles: qu’elles soient éten-dues ou en tas , elles ne peuvent plusle gâter', quelque long-tems qu’on lesconserve ; elles en valent même beau-coup mieux lorfqu’elles font gardées,garce, que la peau ne demande qu’à sereposer dans l’huile : anffi , lorsque leschamoiseúrs ne font pas pressés pour larentrée de leurs fonds , ils les gardentdans l’huile, & ne les dégraissent quelorfqu’ils trouvent un te m s favorablepour les vendre , comme des foires pro-chaines, ou des demandes particulières.
Dans les provinces , on ne se sertpour dégraisser que de la cendre ordi-naire, dont on fait une leffive qu’oncoule plus ou moins , selon qu’on ladonne froide ou chaude. Lorsqu’on ladonne froide, elle emporte beaucoup detems , & elle est sujette à s’affoiblir ouà se gâter; au lieu que la chaude sefait snr le champ & ne se corrompspoint. On la donne moins forte pourles. peaux de bouc & de chcvre quepour celles de mouton, parce qu’ellesont déchargé beaucoup d’huile dans leremaillage ou l’enlevement de Vépider-me; au lieu que celles de mouton n’é-tant point remaillées, & ayant encoretoute l’huile qu’on leur a donnée, ilfaut plus d’alkali pour i’emporter.Lorsqu’à Paris les chamoiseúrs font uneleffive commune pour les peaux de bouc& de mouton , ils y mettent pinsd’eau que lorfqu’il n’y a point de cesdernieres.
Pour lefíiver vingt-cinq douzaines depeaux de mouton , on employé vingtlivres de cendres gravelées ou vingt-quatre livres de potasse , voyez Po-tasse; quarante livres de soude, voyezSoude.
Quand on a ramassé le dégrus, on lefait bouillir pour en faire évaporer tou-tes les par:ies aqueuses, parce qu’ellesentrent facilement dans le cuir pendantque l’huile demeure fur la surface ; caqui occasionne les plaintes des cor-royeurs qui depuis une cinquantained’années, font dans ì’usage de s’en ser-vir pour donner de la souplesse auxcuirs de vache & de veau qu’ils met-tent en huile. Autrefois les chamoiseúrsjetoiftiit ce dégras comme inutile ; nuis
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depuis quel’huile de morue est deventteplus tare, les cotroveurs rachètent pouffustige que nous avons dit.
Quand les peaux ont été suffisammenttorses, on les secoue bien, on les dé»tire , on les manie; on les.étend fur ries/cordes, ou on les suspend à des clous''dans les greniers, & on les laisse sécher :il ne Faut quelquefois qu’uu jour o udeux pour cela. '
Les peaux étant fiches, on les ouvt'fur n n instrument appellée palisson. Lipalisson ou pejfon est formé ’ de deuxplanches, dont l’une est perpenriiciilai-re à l’autre ; la perpendiculaire porte' àfou extrémité un fer tranchant un peumousse ft courbé : on pisse la peau furce fer d’un coté seulement : cette opé-ration n’emporte rien du tout; elle sertseulement à ramollir la peau & à larendre souple.
Lorsque les peaux ont été passées nupalisson , on les pare à la lunette , c’est-à-dire, qii’on Lu r donne le lustre, Lé-galité f uniformité qui en fait l’agré»-ment. Pour cela on Te sert du parois,qui n’est autre chose qu’nne poutrellesoutenue horizontalement fur deux mon-tans , à cinq pies de hauteur , & furlaquelle ou sise la peau par un bout;ensuite avec la lunette on enlev; edqui peut être resté de chair. La lunetteest une efpece de couteau rond commeun disque, percé dans le milieu, tran-chant fur toute fa circonférence. La cir-conférence de l’ouverture intérieure estbordée de peau: l’ouvrier passe fa maindans cette ouverture , pour saisir illunette ft la manier : on peut parerjufqn’à huit douzaines de peaux pafjour. .
On doit observer qu’on pare les peauxde bouc des deux cotés , mais légère-ment, pour leur donner plus de pro-preté & de lustre : les peaux de mou-ton ne séparent que du coté de lâchais,parce que le coté de la fi-ur s’éc.irche»roit si l'on y passait la lunette , & que lzremaillage dispense de les parer de CCco'té-là.
Quand les peaux font parées, oh lesvend aux gantiers & à d’autrcs ou-vriers.
S’il se trouve quelques clievres ouquelques boucs daUS Un habillage (c'iíï
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