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Tome septieme. CHA - CHR.
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Hébreux qui eut une sagesse à l’épreuvede tout, hors des femmes, Salomon , eutla complaisance , pour une de ses maî-tresses Moabites , d'élever des autels àChantas. II y en a qui croyent que eeChantas est le même que Moloch; senti-ment qui différé beaucoup de l’opinionde Nieétas , qui prétend que î’idoleChatnos étoit une figure de Vénus.

CHAMOUZAY, Gíogr. mod., petiteTille de France en Lorraine.

* CHAMP , f. m. se dit au fimple d’unespace de terre cultivée, plus ou moinsgrand : plusieurs champs forment la piecede terre : plusieurs pieces forment unterritoire. Comme les terres cultivéesfont ordinairement hors de l’enceintedes villes, bourgs & villages, on entendpar aller dans les champs, se promenerdans les champs , parcourir, par exer-cice , les terres cultivées qui font auxenvirons des habitations. On dit alleraux champs , pour mener paître lesbestiaux.

Si le Tajse, Virgile U Ronsard sontdes ânes ,

Sans perdre en ‘vains discours le teinsque nous perdons ,

Allons aux champs comme eux , Umangeons des chardons.

De cette acception du mot champ ouespace de terre ouvert de tout coté, onen a dérivé un grand nombre d'alitres.Exemples.

* Champ , Hìft. anc ., c’étoit un lieuouvert dans la campagne , où les jeunesgens s’assembloient pour y faire leursexercices, & y célébrer certains specta-cles , elfe. & où les citoyens tgnoientauflì leurs comices , ou les assembléesdans lesquelles il s’agissoit de délibérerde quelque affaire publique. On comp-toir à Rome un grand nombre de champs :il y avoit le champ d’Agrippa, le champBrutien, le Camletan , leLanatarius, leMartins, le Pecuarius, le Setarius, leViminalis, &c. mais par le nom dechamp fans addition , on entendoit tou-jours le champ de Mars.

Le campas Agonius étoit situé entre lavallée Martin & le cirque de Flaminius :ce n’étoitqu’un marché.

Le champ d’Agrippa étoit dans la sep-

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tieme région de la ville , entre le capitole& ce qu’on appelle aujourd’hui 1 e coìlegeromain.

Le champ Brutien ou Brytien étoit dansla quatorzième région de la ville , auJanicule, près du fauxbourg Brutianus ,à peu de distance des murs de la ville.II avoit été ainsi nommé des Brutiens,ou , comme d’autres le prétendent, d’unBrutusquil’avoit Fait orner.

Le Caudetanus se trouvoit aussi dans laquatorzième région , & avoit été ainsinommé d’un petit bouquet de bois,entre lequel on imagina quelque' ressem-blance avec la forme de la queue d’uncheval.

Le Cœlimontanus étoit dans la seconderégion j on en ignore la place, à moinsque ce champ n’ait été le même que lecampas Martialis.

L'Esquilinus étoit dans la cinquièmerégion, au haut du mont Esqnilin, oùl’on étoit dans l’usage d’enterrer la po-pulace & les pauvres: Fcmtolahum scur-ram , Nomentanumquenepotem. L e champEsquilin fut hors de la ville jusqu’autems de Servius Tullius , fous leouelil fut réuni : on y éleva dans la fuite desédifices, &MécenefL, pare.' faire sesjardins , ainsi f u’Horace nous Rapprenddans la satire Olim irrmeus eram . & c. oùl’on voit encore que c’étoit là que les ma-giciennes alloient faire leurs incantationsnocturnes.

Le Figulinus étoit dans la treizièmerégion , entre le Tibre & le mont Aven-tin : il a pris ion nom des potiers quihabitoient ce quartier.

Le campus Flora , ou champ de Flore ,étoit dans la neuvieme région : ce futlà qu’on bâtit le théâtre de Pompée :on y publioit les íoix , les édits & lesréglemens du sénat; on y céiébroit lesjeux appelles fióralia en l’honneurd’une des affranchies de Pompée , d’oùil fut appellé campas Flora , ou d’unecourtisane de l’ancienne Rome qui avoitamassé assez d’argent pour fonder desjeux en sa mémoire. Ces jeux furentinstitués ; mais dans la fuite des temsla gravité romaine offensée de cesfêtes tâcha d’en abolir la honte, enles perpétuant, non à l’honnenr de lacourtisane , mais de la déesse des fleurs;cependant les jeux continuèrent toujours