C H A
porte Colline. II y avoit là im souterraindans lequel on defcemloit les vestalesconvaincues d’avoir péché contre leursvœux ; elles y étoient comme enterréestoutes vives : ce souterrain n’étoit qu’àcet usage.
Le ctimpus Tergemtnorum étoit placé,selon quelques - uns , dans la onzièmelégion, & suivant d’autres dans la trei-zième; il étoit ainsi appelle de la porteTergemina , au - devant de laquelle ilétoit, à l'endroit où les Horaces & lesCuriaces avoient combattu. Mais ou nSlait précisément en quel endroit étoit laporte Tergemncti on conjecture que c’é-toit entre le Tibre & le mont Aventin , às extrémité de la ville, où est actuellementla porte d'Ostie.
Le cuinpus Vaticanus étoit dans laquatorzième région, entre le mont Va-tican & le Tibre, où est aujourd’hui lacittà Leonina.
Le campas Vitninalis étoit dans laquatorzième région, près des remparts deTarquin ; c’est ce qu’on appelle aujour-d'hui vìUa Peretta.
Tant de places ne doivent pas peucontribuer à nous donner une hauteidée de retendue & de la magnificencede l’ancienne Rome, fur - tout si nousen faisons la comparaison avec les villesles plus grandes qui soient en Europe.Voyez ont. exp. U lied. Icx.
Champ de Mars ou de May. C’ctoitainsi que dans les premiers teins de lamonarchie Françoise , on appelloit lesassemblées générales de la nation que lesrois convoquoient tous les ans pour yfaire de nouvelles loix, pour écouter lesplaintes de leurs sujets, décider les dé-mêlés des grands, & faire une revue gé-nérale des troupes.
linéiques auteurs ont tiré ce nom d’unprétendu champ de Mars semblable à celuide Rome, mais fans fondement ; d’antres,avec beaucoup plus de vraisemblance , lefont venir du mois de mars où ces assem-blées fe tenaient ; & fous le roi Pépin ,vers Pan 7;;, ce prince les remit au moisde mai comme à tine saison plus doucepour faire la revue des troupes. Elies con-servent néanmoins l’aucien nom áe champde Mars , & on les nomme aussi quelque-fois champ de May.
C H A 119
Les rois recevoimt alors de leurs su-jets ee qu’on appelle les dons annuels oudons royaux , qtii étoient offerts quel-quefois volontairement , & quelquefoisen conséquence des taxes imposées, & cestaxes étoit destinées aux besoins du roi& de l’état. Nous avons beaucoup' depreuves que les ecclésiastiques n’étoientpas exempts de ce tribut, à cause d Sleurs domaines & de leurs fiefs. Quel-ques monastères les dévoient auífi , &donnoient outre cela un contingentde troupes dans le besoin : d’autres, quiétoient pauvres, n’étoient obligés qu’à.des prières pour la santé du prince &pour la prospérité du royaume, & c’estde-là que l'on tire l’origine des subven-tions que le clergé paye au roii Soùs laseconde race, on tint çes assemblées deuxfois l’an j savoir, au commencement dechaque année, & au mois d'août ott deseptembre. Sous la troisième race , çlîé$prirent le nom de parlement & ]d'étttisgénéraux. Voyez PARLEMENT, ÉTATSGÉNÉRAUX (G) (a)
Ce même usage étoit établi chez lesanciens Anglais, qui l’avoient empruntédes François, comme il paroît par !çsloix d’Edouard le confesseur, qui por-tent que le peuple s’assembleroit tonsles ans pour renouvelles ses sermensd’obéissance à son prince. Quelques au-teurs Anglais partent encore de cette,coutume vers l’an 1094, & disent qúerassemblée.de la nation se fit încámpóMartini, ce qui montre que Ces assem-blées se tenaient encore sous k s pre-miers rois Normands après la conquête ;& qu’encore qu’elles fe tinssent au moisde mai, elles ne laissaient pas de con-server le nom de champ de Mars. Du-cange, 4 e . dijfcrt fur l'hijt. ie S. Louis.(G)
Champ clos, Hist. moi,, etoit.an-ciennement un lieu clos on fermé débarrières >, destiné aux joutes & auxtournois, divertissemens que prenaientles souverains & qu’ils donnoient à leurcour. Mais on l’a aussi attribué à ilescombats singuliers qui étoient quelqliíllfois 011 permis ou ordonnés par fes loítfverains, pour la vengeance des injures,& pour maintenir l’bonnenr des chfeva;fiers, ou même celui des dames de lacour. Alors on le battait en champ clos,