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Tome septieme. CHA - CHR.
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comme des symboles de Jesns - Christ ,ia véritable lumière qui venuit éclairerles Gentils , comme il est dit dans lecantique de Siméon, qu’on chante à cettecérémonie.

Les Grecs lui donnoient le nom d’u-VKvlr ,, c’est - à - dire , rencantre , en mé-moire de celle que firent'le vieillardSiméon L la prophétesse Aune , de Je-sus-Christ présenté au temple par sa saintemere.

Quelques-nns prétendent que cettefête fut instituée par le pape Gelaso quitenoit le fiege de Rome en 492 , pourl’opposer aux lupereales des payens ; &qu'en allant proceffionnellement autourdes champs avec des cierges allumés, ony faisait d-es exorcismes. ïls fe fondentfur ces paroles du vénérable' Bede :“ L’Eglise a changé heureusement leslustrations des payens , qui fe faisaientau mois de février autour des champs,en des processions où l’on porte des chan-delles ardentes , en mémoire de cettedivine lumière dont Jésus-Christ a éclai-ré le monde, & qui l’a fait nommer parSiméon ta lumière pour ia révélation desGentils.,, D’autres en attribuent Pinsti-tution ail pape Vigile en ;zâ, L' veulentqu’elle aitété substituée à la fête de Pro-serpine, que les payens célébroient avecdes torches ardentes ail commencementde février. Mais ces opinions paroissentfans fondement quant à la substitutionde la Chandeleur à ces cérémonies du pa-ganisme. L’Eglise , en instituant cettefête & d’autres, n’a eu en vue que d'tao-norer les mystères de Jésus - Christ & dela sainte Vierge. (G)

* CHANDELIER , s. m., Arts me'ch.,ustensile qui sert à porter les cierges ,bougies & chandelles destinés â éclairer,fl y a des chandeliers d’église, des eb«»-deliersde ménage , & des chandeliers ri’at-teliers. Les premiers font fort grands,ont un pié qui les soutient, une branchedroite qui est solide avec le pié ou quis’enviffe avec lui, une coupe qui sonnela partie supérieure du chandelier , L quiest ou enviÌTce ou solide avec la partiesupérieure de la branche ou tige ; L aumilieu dg cette coupe, une fiche pointuesolide avec la coupe, qui est reçue dansle trou conique du cierge , & le tientdroit & solide. Voyez CíE&GE. Cesc han-

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delzers peuvent être toutd’une piece. Leschandeliers de ménage ne différent, guerede ceux d’église -, qu’en ce qu’ils fontmoins grands , & qu’au lieu d'étre ter-minés par une coupe & par une fiche,on y a pratiqué une cavité qu’on appelleia hoheche j c’est dans cette cavité q u’ouplace la bougie ou la chandelle. L’usagede la coupe dans les chandeliers d’église ,c’est de recevoir la cire qui tombe fluidedu cierge tandis qu’ii brûle. Cette pieceest suppléée dans les chandeliers domes-tiques , qu’on appelle flambeaux , par uninstrument appelle binet : le biner n'estautre chose qn'une petite coupa percéedans le milieu , & à l’ouverture de la-tquelle on a adapté ou soudé en - dessous-,ou vers la partie convexe, une douillemince ; cette douille entre dans la bo-bèche du chandelier , la bougie ou chan-delle dans la douille du binet; & h cireou le suif qui tombe fluide de la chan-delle ou de la bougie est requ dans'lapartie concave de la coupe du binet. Hy a des chandeliers d’atteliers d’une infi-nité de façon : la chandelle entiere estrenfermée dans quelques-uns,* l'on ex-trémité inférieure entre dans un binetcaché aufond de la branche du chandelier ,& est mobile le long de cette branche ,par le moyen d’une queue qtti traverse labranche du chandelier , & qui peut glis-ser de bas en - haut & de haut en - bas ,dans une fente pratiquée exprès le longde la branche du chandelier. Celui desTailleurs est une branche de bois garniepar un de ses bouts d’une bobeche , &divisée à l’autre bout en quatre entailles,qui reçoivent la croisière des quatre di-visions de la cassette où ils mettent leurfil, & qui lui sert de pié. Les Orfèvres,les Rondeurs , les Chaudronniers , lesFerblantiers , & autres ouvriers, fontdes chandeliers. II y en a de bois, de terre,de fayence, de verre , de porcelaine ,d’étain, de cuivre, d’argent & d’or. Ceuxde métal qui font de plusieurs pieces quis’envissent les unes dans les autres, fontde mauvais usage; la vis & l’écrous’n-sent, & i’assemblage cesse d’étre solide.La maniéré dont 011 les travaille , soitqu’on les fonde , soit qu’on les construiseautrement , n'a rien de particulier. IIn’y a point d’onvrier en métal, quel qu’ilsoit , & même en bois , qui ne puíiso