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voir, le livre de chœur qui eR a» lu-trin : en sorte qu’excepté la partie no-tée qu’on met ordinairement à la taille,les musiciens affectés aux trois autresparties n’ont que celle-là pour guide,& composent chacun la leur en chan-tant.
Le chant sur U livre demande beau-coup de science, d’habitude & d’oreilledans ceux qui l’exécutent, d’autant plusqu’il n’est pas toujours aisé de rappor-ter les tons du plain-chant à ceux de no-tre musique. Cependant il y a des musi-ciens d’église si versés dans cette forte dechant , qu’ils y commencent & poursui-vent mén>e des fugues, qiíknd le sujet enpeut comporter, sans confondre & croi-ser les parties, ni faire de faute dansl’harmonic. (í)
CHANT , Médecine , Physiologie, voyezVoix fis Respiration ; Pathologieîyf Hygiène , voyez EXERCICE.
CHANTABÔUN, Géogr. , ville ma-ritime d’Asie ati royaume de Siam , furline rivière qui porte son même nom,
CHANTEAU, s. m. , Jurispr. , dansquelques coutumes & anciens auteurs,signifie fart ou plutôt partage : c’est ence dernier sens qu’il y est dit que lechanteau part le villain. La coutume dela Marche , rédigée en 1521, porte,art. if3 , qu’entre hommes tenant hé-ritages serfs ou mortaillables, le chan-teau part le villain , e’eft-à-dire , con-tinue le même article , que,- quand deuxou plusieurs desdjts hommes , partns , ouantrfcs qui par avant étoient communs,font pain séparé par maniéré de déclara-tion de vouloir partir leurs meubles, ilsfont tenus & réputés divis & séparésquant aux meubles, acquêts , conquêts,noms , dettes & axions.
La coutume d’Auvergne, chap. xxvij ,article 7 , porte que , par ladite coutume,ne se peut dire ni juger 'aucun partageavoir été fait entre le conditionné (c’estl’emphytéote main-mortabie) & ses frè-res , au retrait lignager par la feule de-meure , séparé dud.it conditionné & deses autres freres ou parens , par quel-que laps de terns que ce soit, s’il n’y apprtage formel fait entre ledit condi-tionné & ses freres ou lignagers, oucommencement de partage par le parte-ment du chanteau.
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La disposition de cette coutume faitconnoître que le terme de chanteau nesignifie pas toujours un partage de touslesbiens commuas; mais que le chan-teau, c’est-à-dire, une portion de quel-que efpece de ces biens , qui est possédéséparément par un des mortaillables ouautres communiers, fait cesser la com-munauté qui étoit entr’eux, tant pources biens que pour tous les autres qu’ilspossèdent par indivis.
Le terme de chanteau peut aufli êtrepris polir pain séparé; car chanteau, engénéral, est une portion d’une choseronde ; & comme les pains font or-dinairement ronds , le vulgaire appelleune piece de pain chanteau ; & de-là ,dans le feus figuré, on a dit chanteaupour pain à part ou séparé. E11 effet,dans plusieurs coutumes, le feu, le sel& le pain partent l’homme de morte-main ; c’est-à-dire , que quand les com-muniers ont leur feu , leur sel on leurpain à part, ils cessent d’être communs,quoiqu’ils n’ayent pas encore partagé lesbiens communs entr’eux. Voyez la cou-tume du duché de Bourgogne , art. 90 Jcelle du Comté, article 99 ; celle de Ni-I vernoìs , titre viij; article IZ.
fl résulte de ces différentes explica-tions , que cette façon de parler, le chan-teau part le villain , signifie que le moin-dre commencement de partage entrecommuniers Fait cesser la communauté,quoiqu’ils possedent encore d’autres bienspar indivis. Voyez la pratique de Masser,tìt. xxxij , art. 20 ; leglojs. de M. de Lau-,riere , a u mot Chanteau. (A')
* Chanteau, Tailleur, c’est ainsique ces ouvriers appellent les especes depointes , qu’ils font obligés d'ajoute r furles cotés d’un manteau ou autre vêtementsemblable, entre les deux lés du drap,tant pour lui donner l’ampleur nécessaireque pour l’arrondir.
* Chanteau, Tonnett., c’est, en-tre îes pieces du fond d’un tonneau ouautres vaisseaux ronds , celle du milieuqui n’a point de semblable , & qui estterminée par deux segmens de cercleségaux.
CHANTEL-LE-CHASTEL, Géogr ...petite ville de France.dans le Bourbon-mois , fur la rivière de Boule. Long. 30 ,•35 i lot. 46 , io.