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Tome septieme. CHA - CHR.
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distraction pour adoucir les fatigues; c’estde tontes les actions del’homme, cellequi lui est !a plus familière, & à laquelleline volonté déterminée a le moins depart.

Un muet donne des sons, & formepar conséquent des chants; ce qui prou-ve que léchant est une expression distinc-te de la parole. Les sons que peut formerun muet, peuvent exprimer les sensa-tions de douleur nu de plaisir. De-!à ilest évident que le chant a l'on expressionpropre, indépendante de celle de l’ar-ticulation des paroles. Voyez Expres-sion.

La voix, d’ailleurs. est nn instru-ment musical dont tous les hommes peu-vent se servir sans le secours de maîtres ,de principes ou de réglés. Une voix,fans agrément & mal conduite, distraitautant de son propre ennui la personnequi chimie, qu’une voix sonore & bril-lante formée par l’art & le goût. VoyezVoix. Mais il y a des personnes quipar leur état &>•.“ obligées à excellerdans la maniéré de fc servir de cct or-gane. Sur ce point, comme dans tonsles antres arts agréables, la médiocrité ,dont les oreilles peu délicates fe conten-tent, est insupportable à celles que Tex-péricnce & le goût ont Formées. Tous leschanteurs & chanteuses qui composentl’académie royale de musique , sont danscette position.

L’epéra est le lieu d’oìi la médiocritédans la maniéré de chanter devroit êtrebannie ; parce que c’est lp lieu où on nedevroit trouver que des modelés dans lesdifférens genres de l’art. Tel est le butde son établissement, & le motif de sonérection en académie royale de Musi-que.

Tous les sujets qui composent cetteacadémie devroient donc exceller dans lechant, & nous ne devrions trouver en-tr’eux d’autres différences que celles quela natures ptt répandre fur leurs diversorganes. Que l’on est cependant loin en-core de cette perfection ! 11 n’y a à l’opé-ra que très-peu de sujets qui chantentd’une maniéré parfaite; tous les autres,par le défaut d'adressc, laissent dansleur maniéré de chanter une infinité dechoses à désirer & à reprendre. Presquejamais les sons ne font donnés ni avec ia

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justesse, ni avec l’aisance , ni avec lesagrémens dont ils font susceptibles. Onvoit par-tout l’effort, & toutes les foisque l’effort fe montre, l’agrément dif-paroît. Voyez Chant, Chanteur,Maître a’chanter, Voix.

Le poème entier d’un opéra doit êtrechanté ; il faut donc que les vers, lefond , la coupe d’un ouvrage de ce genresoient lyriques. Voyez COUPE , LYRI-QUE , Opéra . (ZH

* CHANTER ELI,A , f. f. Botan.,M. Tournefort comprend fous cette dé-nomination tous les champignons qui ontla tête solide, c’est-à-dire, qui ne Pontni laminée, ni poreuse, ni treillissée;qui sont sanspiquans , & qui ne fe tour-nent point en poussière en mûrissant.Voyez Champignon.

* CHANTERELLE. f. f. luth. Ô*Mujìq. injl. , c’est ainsi qu’on appelle lacorde la plus aiguë du violon & autresinstrumens à corde.

Chanterelle, Cbapel., c’est dansl’arçon des Chapeliers la partie qui sert àfaire résonner la corde, dont le son indi-que à l’ouvrier qu’elle est assez bandéepour battre & voguer. Voyez les articlesArçon & Chapeau.

''Chanterelle , en terme de tireurd'or , est une petite- bobine sous laquellepasse le battu en sortant des roues dumoulin. On la nomme ainsi à cause dubruit qn’elle fait.

* Chanterelle , Chajse , c’estainsiqu’on appelle les oiseaux qu’on a misencage , pour servir d’appeaux à ceux à quien a tendu quelques piégés. On met laperdrix femelle au bout des sillons oùl’on a placé des passées & des lacets, &elle y fait donner les mâles en les appel-lant par son chant.

CHANTEUR, EUSE, f. Musicien,acteur de Topera, qui récite, exécute,joue les rôles, ou qui chante dans leschœurs des tragédies & des ballets misen musique.

Les chanteurs de Topera font donc di-visés en récitans & en choristes, & lesuns & les autres font distingués par lapartie qu’ils exécutent ; il y a des chan-teurs hautes-contres, tailles, basses-tail-les ; des chanteuses premiers & lëconds-dessus. Voyez tous ces différens mots,l'article Parties.