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Chapelle , Musique. Ce mot signifieplusieurs choses.
i°. Le lieu de l’église où l’on exécutela musique.
2". Le corps même des musiciens quiexécutent cette musique ; & par exten-sion , tous les musiciens qui font gagéspar un souverain 011 un grand seigneur ,quand même ils n’exécutent jamais demusique dans les églises : c’est aulsi de-là que vient le terme de maître de cha-pelle.
3°. Un certain nombre de ces musi-ciens qui ne se joignent aux autres que detems en tems, L pour remplir davanta-ge , & qu’on nomme anffi , suivant Bros-ïard , gros chœur ou grand chœur. Commeles morceaux chantés par la chapelle, prisdans ce dernier sens , ou par le grandchœur, doivent être composés en con-séquence , & 11'avoir pas trop de diminu-tions on de vitesses, mais être d’un stylesérieux & savant, on appelle ce genre deComposition style de chapelle ou d'église.
Comme l’étymologie qu’on donne ordi-nairement au mot chapelle est assez singu-lière , nous la rapporterons ici.
Les roisde France & leurs généraux,à ce que l’on prétend, avoient coutumede porter avec eux à la guerre la cape,ou suivant d'autres , le casque de St.Martin de Tours, qui avoit été soldat.Or comme ils faisoient dire la messedans la tente où l’on gardoit cette cape ,on appella cette tente capelle ou chapelle,& chapelain celui qui y difoit la messe ;enduite on a donné ce nom à toutes leséglises particuliers que les grands sei-gneurs avoient dans leurs maisons, & en-fin à tout ce qui ressortissoit de ces églisesOU chapelles. ( F. D. C. )
Chapelle , Jurispr. , ce terme a dif-férentes significations, même en matièreecclésiastique.
U signifia quelquefois une église parti-culière , qui n’est ni cathédrale, ni collé-giale , ni paroisse, ni abbaye , ni prieuré ;ces fortes de chapelles sont celles que lescanonistes appellent/aé dio, c’est-à-dire ,qui font détachées & séparées de toute«litre église.
On appelle aussi chapelle, une partie4’une granite église, soit cathédrale oucollégiale , ou autre, dans laquelle il y■ un su têt, & où l’on dit la messe. Les
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canonistes appellent celles-ci des chapel-tessub tcclo , c’est-à-dire, renfermées.fousle toit d’une plus grande église. Enfranqois 011 les appelle ordinairement cha-peUcnies , pour les distinguer des chapellesproprement dites, qui forment seules uneégli se particulière.
11 y aulsi des chapelles domestiques dan*l’intérieur des monastères,hôpitaux,com-munautés, dans les palais des princes,châteaux & autres maisons particulières ;celles-ci ne font proprement que des ora-toires privés, même celles pour lesqueUles ou a obtenu permission d’y faire direla messe. Le canon ri d u concile d’Ag-de, tenu en 306, permet aux particuliersd’avoir des chapelles dans leurs maisons ,avec défenses aux clercs d’y célébrer fansla permission de l’évêque.
Le terme de chapelle se prend encorepour le bénéfice fondé ou attaché à la cha-pelle : on donne cependant anffi à un telbénéfice le nom de chapelleuie.
Ponr posséder une chapelle ou chapel-lente Formant un titre de bénéfice, il suf-fit , suivant le droit commun , d’avoirsept ans & d’avoir la tonsure, à moinsque la chapelle ne soit sacerdotale àfonda-tione , atiquel cas il faut avoir vingt-cinq ans commencés , & les autres qua-lités requises : mais il faut observer quel’obligation de faire célébrer des messesne rend pas feule une chapelle sacerdo-tale , parce que le chapelain les pent faireacquitter par un autre. Voyez Bene-FICE.
Une chapelle n’est point régulièrementréputée bénéfice, fi on ne rapporte letitre d’érectimV faite par l’évêque. Fe-vret, liv. III, chap. j , ». 2, & Cabaf-sut, lib. II , tìt. j , ». 2. Néanmoinscomme un titre d’érection peut être per-du, il suffit, suivant Guypape, décis. 187»que la chapelle ait été conférée trois foi*par l’évêque en titre de bénéfice. Ferre-ri lis sur Guypape prétend même qu’unefeule collation suffit ; ce qui paroît avoirété adopté par un arrêt du parlement deMetz, du 4 mars 1694. Augeard, tome I fchap. xxxiij.
Une chapelle ou chapellenie en titre estdifférente d’un simple prestimonie, oucommission qui est donnée à un prêtrepour acquitter habituellement des mes-