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Le chapiteau ionique se fait de troismaniérés: la premiere qu’on nomme an-tique , dont la’forme principale consisteilsns un tailloir quadraiigulaire , au-des-sous duquel font deux volutes (•voyezVolute . ) entre lesquelles régné unmembre d’Architectare nommé éçhigneeu quart de rond. Voyez ÉCHIGNE. Cechapiteau qui a été imité par les plus célé-brés architectes François , au château deMaisons, aux Thuileries , & dernière-ment à la fontaine de Grenelle, ne laissepas cependant d’apporter quelques dé-fauts de íymmétrie lorsqu’il est vu sursangle , ses cotés étant dissemblables,c’est-à-dire , le retour de ses facesétant orné d’un coussinet, ( Voy. Cous-sinet ) ou balustre ; considération quia porté nos architectes François à imagi-ner le second chapiteau ionique nommémoderne , qui différé du précédent, ence que chacune de ses quatre faces fontornées de deux volutes autorisées par lesconcavités de Ion tailloir , semblableen cela aux chapiteaux corinthien & com-fojìte.
Le troisième chapiteau ionique différédes précédens, en ce qn’au - dessous desvolutes , plusieurs architectes, à Limi-tation de Michel-Ange , ont ajouté uneastragale (voyez Astragale.) qui endonnant plus de hauteur à ce chapiteau ,accourcit le fust de la colonne & la rendplus propre, quoique d’un genre moyen,à faire partie de la décoration d'un mo-nument , où un ordre viril seroit horsde convenance , & où cependant unordre ionique régulier ne pourroit con-venir.
Le chapiteau corinthien est composé dedeux rangs de feuilles distribuées aunombre de seize autour de son tambourC V. Tambour , ) & de seize volutesou hélices , dont huit angulaires por-tent les carnes du tailloir , & les huitautres le bourrelet du tambour. Cesvolutes ou hélices prennent naissancedans des culots soutenus par destigettes.V. Culots U Tigettes. Ce chapi-teau, selon Vítruve, ne doit avoir quedeux modules de hauteur. V. Modu-le. Mais les architectes modernes ayantreconnu que ce chapiteau , réduit à deuxmodules, devenoit trop écrasé , lui ontdonné deux modules un tiers : mais
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comme le chapiteau pris aux dépensde la hauteur du fust , le raccourcit con-sidérablement , plusieurs d’entre eux,tels que Perrault, ont donné à leur co-lonne corinthienne vingt - un modules dehauteur au lieu de vingt , ainsi qu'onpeut le remarquer au péristile du Lou-vre. Ordinairement l’on met au chapi-teau corinthien des feuilles d’olive ; quel-quefois l’on y préféré celles d’acantheou de persil : mais comme ces dernieresfont d’un travail plus recherché , il n’enfaut faire usage que lorsque le Fust descolonnes est orné de cannelures à doubleslisteaux , ct enrichi de rudentures, d’or-nemens, Uc.
Vitruve donne à Callimachus, sculp-teur grec , l'invention de ce chapiteau ;Viliapand, au contraire, prétend qn’ilavoit été exécuté bien avant Callima-chus , au temple de Salomon. La feuledifférence qu’il nous rapporte , c’elt queles feuilles étoient de palmier ; de sortqqu’il se pourroit bien que ces deux au-teurs ayent raison, c’est-à-dire, que lechapiteau corinthien ait pris son origineau temple de Salomon , & que Callima-chus soit celui qui l’ait perfectionné :ce qui est certain , c’est que ce derniera été si universellement approuvé, q u’au-cun de nos architectes de réputation n’actu devoir lui apporter aucune altéra-tion , si çe n’est dans fa hauteur , ainsique nous venons de l’observer. Voyezce que Vitruve dit au sujet du chapiteaucorinthien de Callimachus.
Le chapiteau composte a été inventépar les Romains , d’après Limitation deschapiteaux ionique & corinthien ; c’est - à-dire , que les deux rangs de feuilles fontdistribués autour de son tambour au nom-bre de seize , comme au précédent, Utque fan extrémité supérieure est termi-née par les volutes & le tailloir du cha-piteau ionique moderne ; ce qui rend , engénéral , ce chapiteau moins léger quele corinthien : auslì l’ordre compositene devroit - il jamais être placé fur lecorinthien , contre le système néanmoins& l’opinion de la plupart de nos archi-tectes François. Ce chapiteau coinpojìteest suivi avec moins de sévérité dansl’Architecture que le corinthien , & estquelquefois susceptible d'attributs oud’allégories relatives aux usages des bâ-