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Tome septieme. CHA - CHR.
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veut dans ces combats d’honneur , étaitillustrée: leur généalogie était connue;onn’en faiíóit desprésens que dans lesoccasions les plus importantes ; c’estdesrichesses qu’Agamemnon fait proposerà Achille pour appaiser fa colere, unedes plus précieuses. A Rome , dans legrand cirque , on donnait en un jour lespectacle de cent quadriges, & l’on enfaisoit partir de la barrière jusqu’à vingt-cinqà la Fois. Le départ étoit appellé engrec s-K-v:; , en latin emijjti , mijsus.On ignore combien il s’aflfembloit de qua-driges à la barrière d'Olympie; il est seu-lement certain qu’on en lâchoit dans lalice ou dans i’hippodrome plusieurs à lafois. Mém. de l'acad. des inscriptions , to-mes VIII & IX. Voy. Hippodrome ,Jeux Olympiques , Cirque, Cour-se. On prétend que les attelages dequatre chevaux de front se faisaient enl’honneur du soleil, & marquoîent lesquatre saisons de Tannée. Les Latinsavoient des segiges ou chars à six che-vaux de front ; on en voit un an faîtedu grand arc de Révère. II y a dans (irri-ter une inscription de Dioclès, où il estparlé de sep tiges. Néron attela quelque-fois au même char jusqu’à sept, & mêmejusqu’à dix chevaux. Ceux qui condui-soient les chars s’appelloicnt en généralagitateurs , agitatores : si c’étoit un hige,higariì i un quadrige , quadrigttrii : on nerencontre point le nom de trigarii , cequi prouve que les triges n'étoientqu’em-blématiques, ou du moins qu’il n’y avoitpoint de trige pour la course.

Le char couvert ne dift’éroit des autresqu’en ce qu’il avoit un dôme en ceintre :il étoit à l’usage des flamines, prêtres ro-mains. Voy. Plamen.

Le char armé de faux étoit armé ainsique son nom le désigne : des chevauxvigoureux le traînaient ; il étoit destinéà percer le» bataillons, & à tranchertout ce qui se présenté à sa rencon-tre. Les uns en attribuent l’inventîon auxMacédoniens, d’autres â Cyrus ; maisl’origine en est plus ancienne , & il pa-raît que Ninus en avoit fait courir depareils contre les Bactriens, & les Cha-nanéens contre les Israélites. Ces charsn’avoient que deux grandes roues , aux-quelles les faux étaient appliquées. Cy-rus les perfectionna seulement en forti-

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fiant les roues , & alongeant les essieux,à l’extrémité desquels il adapta encored’autres faux de trois pies de long quicoupoient horizontalement, tandis qued'autres tranchant verticalement met-taient en pieces tout ce qu’el'es ramas-saient à terre. Dans la fuite on ajouta àl’extrémité du timon deux longues poin-tes, & Ton garnit le derrière ducWdecouteaux qui empêchaient qu’on n’ymontât. Cette machine, terrible en ap-parence, devenoit inutile lorsqn’on tuaitun des chevaux , ou qu’on parvenait àen saisir la bride. Plutarque dit qu’àlabataille de Chéronée sous Sylla > les Ro-mains en firent si peu de cas, qu’aprèsavoir dispersé ou renversé ceux qui seprésentèrent , ils se mirent à crier,comme ils avoient coutume dans les jeuxdu cirque, qu on en fit p eroître d'autres.

L’usage des chars dans la guerre esttrès-aneien : les guerriers, avant Tusagede la cavalerie, étaient tous montés furdes cbíirí : ils y étaient deux; l’un char-gé de conduire les chevaux, l’autre decombattre. C’est ainsi qu’on voit presquetous les héros d'Homere ; ils mettentsouvent pié à terre, & Diomede ne com-bat guere fur son char.

Le char de triomphe étoit attelé dequatre chevaux. On prétend que Romu-1 us entra dans Rome fur un pareil char,d’autres n’en font remonter l’originequ’àTarquin le vieux , & même à ValériusPublicoia. On lit dans Plutarque que Ca-mille étant entré triomphant dans Romefur un char traîné par quatre chevauxblancs, cette magnificence fut regardéecomme une innovation blâmable. Lechar de triomphe étoit rond, n’avoit quedeux roues, le triomphateur s’y tenoitdebout, & gouvernait lui-méme les che-vaux : il n’étoit que doré fous les con-suls ; on en fit d’or & d’ivoire fous lesempereurs. On lui donnoit un air mar-tial en Tarrosant de sang. On y attelaquelquefois des éléphans & des lions.Quand le triomphateur montoit, le criétoit : Diì , quorum nittu £f imperio natatfi íiuèta ejl res romami , eandem placatipropitììque servate ! Voy. Triomphe.

Nos chars de triomphe font décorés depeintures, de sculptures, & de pavil-lons de différentes couleurs : ils ont lieudans quelques villes du royaume ; à Lille