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remariés à'payer an peuple les frais d’uncharivari , leur sentence Fut infirmée.Bayle , dicí. tom. II, au mot Bouchain.Dans quelques villes , ce désordre estencore toléré; on continue le charivarijufiju’à ce que les nouveaux remariésayent donné un bal aux voisins & duvin au peuple. II y a environ trenteansqu’onn’en souffre plus à Paris. Plu-sieurs particuliers étant contrevenus auxrégletnens faits à ce sujet, furent con-damnés par sentence de Police du 13 maiI73S- (d)
, Charivari , terme de Jeu, se dit àThombre à trois , d’un hasard qui con-siste à porter les quatre dames. On re-çoit pour ce jeu de chacun une fiche , siPou gagne ; on la paye à chaque joueur ,si l’on perd.
CHARLATAN, f. m. Médecine, VoyezaV article Charlat anerie , la défini-tion générale de ce mot. Nous en allonstraiter ici selon l’acception particulière àla Médecine.
L’usage confond aujourd'hui dans no-tre langue , de même que dans la lan-gue Anglaise , l’empyrique L le char-latan.
C’est cette espece d'hommes, quifans avoir d’études & de principes, &fans avoir pris de degrés dans aucuneuniversité, exercent la Médecine & laChirurgie, fous prétexte de secretsqu’ils poffedent, & qu’ils appliquent àtout.
II faut'bien distinguer ces gens-là desMédecins dont l’empyrisme est éclairé.La Médecine fondée sur de vraies expé-riences, est très - respectable-; celle ducharlatan n’est digne qu.e de mépris.
Les faux empyriques font des protéesqui prennent mille formes’ différentes.La plupart grossiers &/ mal - habiles ,n'attrapent que la populace ; d’autresplus fins s’àttachent aux grands & lesséduisent. '
Depuis que les hommes vivent ensociété , il y a en des charlatans & desdupes.
Nous croyons facilement ce que noussouhaitons. Le defir dè vivre est une pas-sion si naturelle & si forte j qu’il nefaut pas s’étonnerque ceux qui dans lasanté n’ont que peu ou point de foidans l’habileté d’un enipyriqiie à secrets,
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s’aJressent cependant à ce Faux médecindans les maladies graves & sérieuses , demême que ceux qui se noyent s’accro-cbënt'à la moindre petite branche. lisseflattètftd’en recevoir du secours, toutesles fois que les hommes habiles n’ont paseu l’effronterie de leur cn promettre uncertain.
Hippocrateneguériifoit pas toujours,ni sûrement: il se trompoit même quel-quefois , & i’aveu ingénu qu’jl a fait deses fautes rend Ion nom aussi respec-table que ses succès. Ceux au contrairequi ont hérité de leurs peres'la médecinepratique , & à qui i’expérience est échuepar succession , assurent toujours & avecserment qu’ils guériront 1c malade. Vousles reconnoitrez à ce propos de fiante :
Perfaciie id quidern est ,
Sanum ftduram ; meà ego id yromittofiie.
“Rien de plus aisé que de le tirer d’af-faire : il guérira; c est moi qui vous endonne ma parole d'honneur. „
1 Quoique l’impudence & le babil soientd’une ressource infinie, il faut encore à lacharlatanerie quelque disposition inté-rieure du malade qui en prépare le suc-cès: mais l'espérancc d’une prompte santéd'un coté , celle d’une bonite somme dlar-gent de l’autre , forment une liaison &une correspondance assurée.
Aussi la charlatanerie est-ellé très'-an-cienne. Parcourez l’histoite médicinaledes Egyptiens & des Hébreux, & votrín’y verrez que des imposteurs , qui' pro-fitant de la foiblesse & de la crédulitéfe vantoientde guérir les maladies lesplus invétévées par leurs amulettes,leurs charmes , leurs divinations & leursspécifiques.
Les Grecs-& les Romains furent à leurtour inondés de charlatans en tout genre.Aristophane a célébré un certain Euda-mus qui vendoit des anneaux contre lamorsure des bêtes venimeuses.
On appelioit òxXu’yicyat, ou simple-ment ngyrta, du plot ctysignv ,' ajsem-hler , ceux qui par leurs discours assera-bloípnt le peuple autour d’eux ; circu-latores , circuitores , circumfaraneì , ceuxqui couroient le monde , & qui mnn-toient fur le théâtre pour fe procurerla vente de leurs remedes ; ceUtdarii