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Tome septieme. CHA - CHR.
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Le captai de Bueh, général de l'arméeNavarroise, fut défait & pris prison-nier par le célébré du Guesclin , le plusgrand capitaine de son íìecle. Cet échecforça le roi de Navarre à souscrire anxconditions qui lui furent imposées, IIrenonça à tontes ses prétentions ; on nelui laissa que le comté ri'Evreux qui étoitson patrimoine, & même on en détachaMante & Meulan ; on lui donna pour dé-dommagement Montpellier avec ses dé-pendances. La France étoit alors rava-gés par une soldatesque licencieuse , plusa redouter dans la paix que dans la guer-re. C'étoient les grandes compagnies qui,mal payées du thrésor public, s’en dé-dommagement fur le cultivateur. DuGinsclin, pour en purger l’état, les con-duisit en Espagne , où il dépouilla duroyaume de Castille Pierre le cruel pourle donner à Henri de Transtamare,frere bâtard de ce prince sanguinaire.Du Guesclin , qui fuioit les rois, futélevé à la dignité de connétable de Cas-tille.

Le prince de Galles se déclara le pro-tecteur du roi déthrôné qui s’étoit réfu-gié en Guyenne ; il le rétablit dans sesétats: mais Pierre, accoutumé à violerles dioits les plus sacrés , fut bientôtingrat envers fou bienfaiteur, dont ilfut abandonné. Henri, soutenu de laFrance, rentre dans la Castille dont ilfait la conquête , & tue de sa propremain Pierre le cruel. La révolte dela Guyenne donna naissance à une guerre.Les peuples de cette province gémissantfous le fardeau des impôts , en appelle-rent ail parlement de Paris , où Edouard,comme rassaí de la couronne, fut cité.Ce prince, trop fier pour compromettrefa dignité, refusa de comparoître , &sur ce refus , tout ce qu’il possédois enFrance fut déclaré confisqué. Ce n’étoitpoint par des édits qu’on devolt espérersoumettre un prince qui avuit des ar-mées. Du Gueieli» , plus puissant queles menaces stériles d’un tribunal paci-fique , entra dans îa Guyenne, Je Poi-tou , la Saintonge, le Rouergue , le Péri-ord L le Limousin, qu’il enleva anx An-f’V», Cette rapide conquête lui méritae?ee connétable de France. Le duc^ûretagns, qui avojt embrassé la cause■«owd, íùt déclaré rebelle par arrêt

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du parlement. Ces arrêts impuissansétoient toujours les premières armesqu on employait ; mais eiles ne frap-paient que 1c plus foible , & leur pointes’éinoussoit contre le plus fort. Unetreveconclue avec l’Angleterre rendit à laFrance tout ce qu’eile avoir perdu fousle roi Jean. Les Auglois firent une plusgrande perte eu perdant le prince de Gal-les, l’esuérance de sa nation. La mortl’enleva à i’âge de quarante-fix ans. IIse rendit à jamais célébré fous le nomdu prince noir : ce ne fut point la cou-leur d^ son teint qui le fit ainsi appeller,mais c’est qu’il portoit des armes noirespour paraître plus terrible. La mort duroi d’Angleterre facilita à Charles lesmoyens d’achever la conquête de laGuyenne. Le roi, après avoir Fait pro-noncer la confiscation de la Bretagne , laréunit à la couronne pour crime de fé-lonie; mais la France avoit trop d’em-barras , & le duc étoit trop puissant pourq u’ou pût réaliser cette réunion. La mortpriva l’état de son plus brave défenseur.Du Guesclin , dont la vie n’avoit étéqu’une continuité de victoires, mourutâgé de soixante-six ans. La juste recon-naissance dc son maître fit placer ses cen-dres à Saint-Denis, dans le tombeaudes rois. Sa mémoire fut respectée desennemis qui avoient éprouvé fa valeur.Les capitaines qui avoient appris à vain-cre fous Ini» refusèrent l’épée de con-nétable comme n’étant pas dignes de 1aporter après un si grand homme ; il fal-lut faire violence à Olivier de Ciîsson,son émule dc gloire, pour l’accepter.

Charles V ne survécut pas long-temsau héros qui avoit fait la gloire. II avoitété empoisonné n’étant encore que dau-phin , par le roi de Navarre. Les méde-cins arrêtèrent les progrès du mal, fansen tarir la source; sa plaie se referma.& sentant sa fin approcher, il donna plu-sieurs édits pour supprimer quelquesimpôts dont le peuple étoit surchargé.C’éteit saisir trop tard le moment defaire des heureux ; mais on abandonnefans regret le bien dont on ne peut plusjouir. Charles mourut en iZ8c>, laissantune mémoiie précieuse.

Ce prince , lent dans ses délibérations,ne prit jamais rie parti avant d’avoir con-sulté ccux qui pouvoiect rccUirer, Mais