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Tome septieme. CHA - CHR.
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lama & effigies erat , altéra cerea ;major

lama , quœ panis compesceret infe.riment.

Cerea Jîmplicìter Jiabat , fervilibus ,utqite

Jam periiura , modii.

Tacite , en parlant de la mort deGermanicus, qu’on attribnoit aux ma-léfices de Pilon , dit qu’on trouva fousterre & dans les murs divers charmes:Reperiebantur solo fis parietibus erufttehwnanorum corpontm reliquia , carminafis nowen Germanici plumbeis tnhulis in-sculptum , semiujîi cineres fis tabo obliti,alique maleficia , queis crpiitur animasnominibus infinis ficrari. On fait quedu temps de la ligue , les furieux de ceparti , & même des prêtres, avoientpoussé la superstition jufqu’à faire fairede petijtes images de cire qui repréfen-toient Henri III & le roi de Navarre ;qu’ils les mettoient fur l’autel , & lesperqoknt pendant la messe quarantejours consécutifs, & le quarantième jourles perqoient au cœur, imaginant quepar-là ils procureraient la mort à cesprinces. Nous ne citons que ces exem-ples , & dans cette feule efpece , entreune infinité d’autres de toutes les fortesqu'on rencontre dans les auteurs qui onttraité de la magie. On peut Cur-tout con-sulter à cet égard Delrio, dìsquijit. ma-gicur. lih.III, part. j, quafl. ç , seíí.iv ì en observant toutefois que Delrioadopte tous les faits fur cette matièreavec auffi peu de précaution que JeanWver, protestant, médecin du duc deCleves, qui a beaucoup écrit fur le mêmesujet, en apporte à les rejetter, ou à lesattribuer àdes causes naturelles. Ce quin’empêche pas que Rodin , dans fa démo-ttomatiiè , ne regarde Wyer comme lininsigne magicien. Croire tout ou ne riencroire du tout , font des extrêmes égale-ment dangereux fur cette matière déli-cate , que nous nous contentons d'indi-quer , L qui demanderait pour être ap-profondie , un temps & des recherchesque la nature de cet ouvrage ne com-porte pas.

Pour donner un exemple des charmesmagiques, nous en rapporterons un parlequel on prétend qu’il s’est exécuté des

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choses fort singulières en fait d’empoi-(onnement de bestiaux , de maladies ai-guës , & de douleurs causées à différen-tes personnes. Le voici tel qu’il a été dé-crit par un fameux sorcier nommé Bras-âe-fer , au moment qu’il alloit subir sonsupplice en France. II fut, dit-on , exé-cuté à Provins il y a ço ans : ce que nousn’obligeons personne à croire.

On prend une terrine neuve vernissée ,qu’il faut n’avoir ni achetée, ni marchan-dée ; on y met du sang du mouton , dela laine, du poil de différens animaux,& des herbes venimeuses, qu’on mêleensemble, en faisant plusieurs grimaces& cérémonies superstitieuses, en profé-rant certaines paroles, & en invoquantles démons. On met ce charme caché dansun endroit voisin de celui auquel on veutnuire , & on t’arrofe de vinaigre, suivantl’effet qu’il doit produire; Ce charme dureun certain temps, & ne peut être em-porté que par celui qui l’a mis, ou quel-que puissance supérieure. V. Sorcier.

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Charme, Méiec., -voy. MédecineMagique.

Charme , voy. Enchantement.

Charme, s. m., Hift.nat., curpi-nus , genre d’arbre qui porte des chatonscomposés de plusieurs petites feuilles quifont attachées en forme d’écailles h unaxe, & qui couvrent chacune plusieursétamines. Les embryons naissent fur lemême arbre séparément des sieurs, L fetrouvent entre les petites feuilles d'unépi qui devient dans la fuite plus grandSz plus beau. Alors au lieu d’embryon ily a des fruits osseux , marqués pour l’or-dinaire d'un ombilic applati & cannelé.Ils renferment une semence arrondie &terminée en pointe. Tournefort, Jnjl.rei herb. Voy. Plante. (7)

Ce grand arbre est fort commun dansles forêts, mais on en fait peu de cas:dans son état naturel il n’a mille beauté}il paraît vieux & chenu dês qu’il a lamoitié de son âge , & il devient rarementd’une bonne grosseur. Son tronc court,mal proportionné, est remarquable sur-tout pat des especes de cordes , qui par-tent des principales racines, s’étemlentle long du tronc, & en interrompent latondeur. Son écorce blanchâtre & assezunie, est ordinairement chargée d’une