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sieurs canton; de chataigners , qui ontdéja réulfì, ou qui promettent du pro-grès. Cet arbre mérite la préférence furtant d’autr'es, qu’il faut espérer qu’onl'eftorcera de le rétablir dans tous les ter-rains qui p.mrront lui convenir.
Exposition , terrain. La principale at-tention qu’on doive donner aux planta-tions de chataigners , est de les placer àune exposition & dans un terrain quileur soient propres ; car si ce point man-que, rien ne pourra y suppléer. Cet ar-bre aime les lieux fiais . noirs & om-brageux , les croupes des montagnestournées au nord ou à la bise ; il se p ! aitdans les terres douces & noirâtres, danscelles qui, quoique fines & légeres, ontun fond de glaise : & mieux encoredans les terrains dorit le limon est mêléde fable ou de pierrailles. II se conten-te austl des terrains sablonneux , pourvuqu’il:; soient humides , ou toutau moinsqu’jls aient de la profondeur : mais itcraint les terres rouges , celles qui fonttrop dures, & les marécages. Ensin il serefuse à la glaise & à l’argile, & il nepeut souffrir les terres jaunâtres & sa-lées.
Lorsque ces arbres se trouvent dansun fol convenable, ils forment les plusbelles futaies; ils deviennent très-grands,très-droits.& extrêmement gros; ils souf-frent d’être plus ferrés entre eux que leschênes, & ils croissent du double pluspromptement. Le châtaignes est auffitrès-bon à faire du bois taillis; il donnede belles perches , & au bout de vingtans il forme déja de jolis bois de ser-vice.
Semences de s châtaignes. On peut lesmettre en terre dans deux temps de sau-née ; en automne, aussi tóî qu’tlles fonten maturité; ou au printemps, dès qu’onpeut cultiver la terre. Ces deux faisonscependant ont chacune leur inconvé-nient ; si on seine les châtaignes eu au-tomne, qui seroit bien le temps le plusconvenable, elles font exposées à servirde nourriture aux rats , aux mulots ,aux taupes, Uc. qui en font très friands,& qui les détruisent presque entièrement,fur-tout lorsqu’elles ónt été semées ensillon, ce qui est néanmoins la meilleu-re prati lie. Ces animaux suivent tou-tes les traces de la terre fraîchement re-
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muée , & n’y laissent rien de ce qui peutles nourrir ; c'est ce qui détermine sou-vent à ne semer les châtaignes qu'auprintemps; & dans ce cas il faut desprécautions pour les conserver jnsqu’àcette saísqn.Si on n’gn veut garder qu’unemédiocre quantité , on les étend d’abordsur un grenier , où on les laisse pendantquinze jours suer & dissiper leur humi-dité superflue ; on les met ensuite entredes lits de fable alternativement dans descaisses on mannequins, qu’il faut resser-rer dans un Heu sec & à couvert des ge-lées , d’où on ne les retirera que polirles semer aussitôt que la saison le per-mettra , dans le mois de février ou aucommencement de mars : en différantdavantage , les germes d<.s,châtaignesdevìemlroient trop longs, tortus & se-roirnt sujets à ft. rompre en les tirantdes mannequins ou en les plantant.Maissi l'on veut en garder une quantité suf-fisante pour de grandes plantations ,comme il seroit embarrassant en ce casde les resserrer dans des mannequins ,on pourra les faire passer l’hiver dansun conservatoire en plein air : on lèsétendra d’abord pour cet effet dans ungrenier, comme nous-i'avons déja dit,à mesure qu’on les rassemblera , pen-dant trois semaines ou un mois : pourse débarrasser après cela de celles quifont infécondes, bien des gens veulentqu’il faille tes éprouver en les mettantdans un baquet d’eau, où toutes cellesqui surnageront feront rejettables, quoi-qii'fl soit bien avéré par l’expériencequi en a été faite, que de celles-là mêmeil en a réussi le plus grand nombre. Onfera rapporter fur un terrain sec un litde terre meuble de deux ou trois poucesd’épaisseur , & d’une étendue propor-tionnée à la quantité des semences, ony mettra ensuite un lit de châtaigne; demême épaisseur, & ainsi alternativementun lit de terre & un lit de châtaignes,fur lesquelles il doit y avoir enfin uneépaisseur de terre de six pouces au moins,pour empêcher la gelée, dont on se ga-rantira encore plus sûrement en répan-dant de la grande paille par-dessus.
Plantations en grand- Sur la faqon defaire ces plantations , nous rapporteronsce que Miller en a écrit. “ Après avoirfait, dit-il, deux ou trois labours» la