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Tome septieme. CHA - CHR.
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après les maladies d’été. Car dans les páysoù le peuple mange beaucoup de châtai-gnes , sens cependant qu’elles y Fassentleur principal aliment, il est ordinaire devoiries malades dont nons avons parléle rétablir parfaitement à la fin de l’au-temne ; apparemment en partie par l’in-fluence de la saison , mais évidemmentauffi par l’ufage des châtaignes: car plu-sieurs médecins les ont ordonnées danscette vtie avec succès.

■J’ai vu plusieurs fuis ordonner, commeun bdchiqile adoucissant très salutaire ,-lwi châtaignes préparées- en forme • decftocôlat; mais on ne voit pas quel ivam.tîgé eette préparation pourrolt aVbfr surÌWchntaignes bouillies , bien inâèb-éës-áí délayées dans l’éstomác par une-suf-fisante quantité de boisson , sinon íju’elleréssèmblè plus a un‘ médicament ,■ qìie ;líK'malades;veulent être drogués, & que.quelque.» médecins ' croient- avoir méta-morphosé dfs a-limens en remedes-,'lors-qïpItS'les ont prescrits 1 soirs■' une formeparticulière, OU mente fans'y CherchertSíit de'finesse, loPfqii’ils les on-t ’ordo'n-jt?s comme eu ra tifs dans une maladie.Gèci est sur-totit' îrèsCvrai des préten-dus incraffans, parmi lesquels les' chd-tKignés tieríaent un rang distingué! V.Incb-assa-nt.

. ' Vts marrons bouillis sont beatfcoupplus fáciles à digérer qtíe les rôtis , &par conséquent ils sont plus sain» : ce'n’estq'u’apprêtés de la premiere faqún , tzu'onpeut les ordonnés aùx malades ou auxconvalefeeris.

Les châtaignes séchées, connués sousK nom dé châtaignes blanches, ou deenjìágnous en langagé.xlu pays 1 datis lésprovinces méridionales dù fdyaumé , oùelles sont fort communes , Te prépa rsent dans les Cévénnes & dsns'quelquespays voisins. Une circonstance remar-quable de cette préparation , qui bail-leurs ssafieii de particulier, e'est qu’onfait prendre aux châtaignes avant que deles exposer au feu , urr léger mouve-ineUt de fermentation ou dé germinátion,qui leur donne une douceur très - agréa-ble : flans cet état, elles diffèrent dés; châtaigne r fraîches exactement commele eraín germé ou le malt différé dumême grain mûr & inaltéré ; auffi y a-t-il tout- lieu de conjecturer qu’eiles fe-

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'raient très-propres à fournir une bonnebierre. Les habitans des pays monta-gneux qui n’ont ni raisin ni grain, maisbeaucoup de châtaignes , & qui ne font •pas à portée, comme les Lé venues, leRouergue , Uc. de tirer du vin à peu defrais des provinces voisines, pourroienttiret parti de cette propriété de leurs châ-taignes. (b')

CHATAIGNERAYE , f. f. Jardin. , 'est Un lieu planté de chatáigners. Voyez.Chataignea. (L)

CHATAIN, adj. nuance du poil bai ,tirant fur la couleur des châtaignes. V.'Bai.

CHATEAU, f. m. terme A'Architec-ture j-'est .un bâtiment royal ou seigneu-rial situé à la campagne, & ancienne-,mCnt foríifié de folles , pont-ievís, &c.;Aujourd’hui on n’y en admet que lors-que le .terrain semble en exiger, qu’on,a de l’eati abondamment qui tourne toutautour; comme à celui de Chantilli,ou seulement pour la décoration , comme:à celui de Maisons : ce qui donne occa-sion de pratiquer les cuisines & offices'au-dessous du rez-de-chauffée ; cepen-dant la plupart de cèux où fe Fait la ré-sidence de nos rois en France n’en entpoint,- & conservent ce nom sur-tout•lorsque ces demeures sont à la campagne& non dans les capitales -, car on ditcommunément, le château de Versailles.,de Tfianon ,-de Marly , de Meuion , &c-• au-lieu-qu’on dis, salais du Luxembourg,

; palais dès Tuilleries , pour désigner une! maisojríoyale.

Çhateau d’EaU, est un bâtiment ouf> pavillon qui diffère du regard, en'ce qu’ilcontient un réservoir & qu’il petit êtredécoré extérieurement, comme est celuidu palais royal à Paris , ceux de Ver-sailles L de Marly. II seroit assez im-portant que ces sortes d’édifices , lors-qu’ils font partie de la décoration d’unacapitale , fussent susceptibles de quelqueordonnance relative à leurs usages, &enrichis de nappes d’eau , de cascades,qui tòutensemble décoreroient la ville,& serviroient de décharge au réservoir.

On appelle auffi château d'eau , un bâ-timent qui dans un parc est situé dansun lieu éminent, décoré avec magnifi-cence j & dans lequel sont pratiquéesplusieurs pieces pour prendre le frais t