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Tome septieme. CHA - CHR.
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bâtiment, L descendant au. dessous duniveau du terrain de six à septpiés; onappelle cette voûte l'ébraisoìr. Pour pé-nétrer dans l’ébraisoìr, on déblaie laterre de deux cotés à son entrée c n pentedouce , L dans une largeur cunvenar-le,& on éleve toute cetre terre en glacis ,afin de pouvoir monter facilement auhaut de la plate-forme. Depuis le rez-de-chaussée jul'qu’au haut de la plate-for-me, on pratique une petite porte cein-trée, de cinq pies de hauteur fur deuxde largeur , pour entrer dans la tourelle.

Le four étant ainsi construit, on amasseà 1 entour les pierres qo'on se propose deconvertir en chaux. On choisit iea plusgrosses & les plus dures , L l’on en for-me au centre de la tourelle une especede voûte sphérique de six pies de hau-teur , laissant entre chaque pierre unintervalle de deux ou trois pouces.

Autour de cet édifice , on place d’au-tres pierres, L l’oncmtinue de rem-plir la tourelle , eu observant de placertoujours les plus grosses & les plus duresle plus proche du centre , & les plus pe-tites & les mours dures fur des lignescirculaires plus éloignées , & ainsi defuite, en forte que les plus tendres &les petites touchent la surface convexe dela tourelle. On acheve le comhlemçnt dela tourelle avec de petites pierres envi-ron de la grosseur du poing , qui provien-nent des écl’ts qui se sont faits en ti-rant la pierre de la carrière , ou qu’onbrise exprès avec la masse. On maçonneçn.suite en dehors grossièrement la portede la tourelle à hauteur d’appui , en fortequ’il ne reste plus que le passage d’nnebotte de bruyères, qtti a ordinairementdix-huit pouces en tout sens. On finit cetravail par élever autour d’une partie dela circonférence du déhanchement, uneespece de mur en pierres feches du cotéopposé au vent.

Les choses étant ainsi disposées, onbrûle un quarteron ou deux de bruyèresfour rejfuyer la pierre. Cinq ou six heu-res après , on commence à chauffer enréglé : pour cet effet le chauffournierdispose avec sa fourche sur l’âtre de latourelle , une douzaine de bottes debruyères ; il y met K feu, & lorfqu’ellesfont bien enflammées , il en prend unetreizième qu’il place à la bouche duTome VIL Part II.

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four, & qui la remplit exactement. Lefeu , poussé par faction de l’air exté-rieur qui entre par les portes de l’ébrai-soir , se porte dans )a tourelle nar la lu-nette pratiquée au centre de son âtre ,saisit la bourrée placée sur la bouche dufour, coupe son lien & l’enflamme; alorsle chauffeur la pouffe dans l’âtre avecson fourgon , l’éparpilie , & tout de sui-te il en remet une autre à l’embouchuredu four, qu’elle ferme comme la précé-dente. Le feu atteint pareillement celle-ci & la délie, & le chauffeur avec sonfourgon la pouffe de même dans la tou-relle , & l’éparpille fur son âtre : il con-tinue cette manœuvre avec un de ses ca-marades qui le relaie , pendant douzeheures ou environ, jusqu’à ce qu’ils aientconsumé douze à quinze cents bottes debruyères.

On doit avoir l’attention de ne chauf-fer le fourneau que par degrés , parceque si les pierres étoient surprises d'unfeu trop vif, plusieurs se briseroient &la voûte pourroit s’écrouler ; a» lieuqu’un feu modéré les fait suer douce-ment, & jeter toute leur humidité fan*aeeid nt. De quelque façon que les fourssoient construits, qu’íls soient d’une figu-re ellipsoïde alongée ou tronquée , defigure cubique ou parallélipjpé laie , oude forme encore diff rente, on prend iamême précaution, afin que les parois duterrain naturel de l’tncuvement suentdoucement, ainsi que le mortier de la ma-çonnerie, qui par ce moyen prend corpasans fe gercer. Les tuiliers briquetier#font la même opération pour faire rel*suyer lentement leurs tuiles & briques:voyez Briquetier.

II y a de ceux especes de Four à chaux sles uns sont à grande & vive flamme, oàl’on brûle du bois, des bourrées de bruyè-res , des genêts, de la paille , du chau-me, Le. les autres ont un f il modéré &moins flambant, qu’on entretient aveede la tourbe , de la houille , & toute au-tre espece de charbon fossile entremêlépar couches avec les pierres.

Dans les fours à grande flamme, f ha-bileté d’un chauffourni r consiste à sa-voir soutenir son bois de façon que lecourant de l’air passe par dessous, à aug-menter ou ralentir à propos le degré dechaleur) comme, par exemple, lorsque