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devant qu'nn seul ongle crochu, par lemoyen duquel ranimai se cramponnecontre les murs. Chaque pié 6e derrièrea cinq doigts , & chaque doigt a unongle crochu. II y a ries chauve-sourisqui n’ont point de queue ; d’autrus enont une qui ne s’étemi pas au-delà dela membrane qui est par derrière, tel-les font celles de ce pays-Cl; d’autresenfin ont la queue apparente comme lesrats. Bellon en a vu de cette especedansla grande pyramide d’Egyte.
Les chauve - souris habitent dans leslieux obscurs & souterrains, des caver-nes, des trous, esc. où elles restent ca-chées pendant le jour & pendant toutL bi ver : elles en sortent lorsque la sai-son est bonne j an point du jour & àl’entrée de la nuit; elles cherchent desmouches, des confins & d’autres infec-tes dont elles se nourrissent ; elles ai-mentbeaucoup le lard , le suif, & tou-tes les graisses. On dit que les grosseschauvesouris de l’Amérique enlèvent despoules, tuent des chiens L des chats ;qu’clles attaquent les hommes en se j ci-tant au visage , & qn’elles emportentquelquefois le nez ou l’oreille; enfinon prétend qu’ii y en a qui font assezfortes & assez féroces pour tuer deshommes.
Ii y a que deux mamelles dans leschauve-souris: elles Font ordinairementdeux petits à la fois , L quelquefois ilne s’en trouve qu-'un seul; dès qu’ilsfont nés, ils s’artachent aux mamellesde la mere fans les quitter, quoi qu’ilarrive : cependantun jour ou deux aprèsqu’elle a mis bas, elle s’en débarrasse& les applique contieles parois de Fen-droit où elle se trouve ; c’est ainsi qu’ellese met en libeité d’aller chercher sanourriture. On prétend que pendant letemps que les petits ia retiennent aprèsqu’elle a mis bas , elle se nourrit desmembranes qui les enveloppoient dansfa matrice. Aldrovande, Omit. lib. IX ,cap. J. V. QUADRUPEDE. (/)
CHAUVIGNY, Géo S ., petite ville deFrance en Poitou , fur la Vienne.
CHAUX , f. f. Chymie , on a donnéen Chymie le nom de chaux à plusieursmatières très-riissérentes , comme nouslavons déja remarqué au commence-ment de Fartiçle culcinntion , V. Calci-
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NATION*. Nous avons observé dans lemême endroit qu’une partie de ces ma-tières ne potivoient être appellées qu*très - improprement du nom de chaux,que nous avons restreint aux seuls pro-duits des calcinatìons proprement dites.
Ces produits font les cendres vraies ,voy. Cendre; le plâtre , voy. Plâ-tre ; les chaux communes & les chauxmétalliques, voyez CHAUX COMMUNE
[f Chaux métallique.
Ou appelle chaux commune , chauxvive, chaux, L c. le produit de la cal-cination des pierres & des terres calcai-res , des parties dures des animauxcomme os, arêtes, cornes, coquilles,lithophytes, esc. avec lesquelles les fos-siles calcaires non métalliques, ont engénéral l'analogie la plus intime & def-quelles elles paroissent évidemment ti-rer leur origine. F. Calcination»Calcaire ês Terre. ( h )
* CHAUX commune. Sa définitionqui précede est très-exacte; cependanton n’y emploie guere que les pierrescalcaires & les coquilles , lorsqu’on està portée d’en faire de grands amas,comme dans le ressort de Famirauté deBrest, où, même pendant le temps deschaleurs, lorsque la pêche des huîtrescesse par-tout ailleurs , on ne laisse pasde continuer, non pour le poisson quine vaut plus rien, mais pour les écail-les dont on fait une chaux , qu’o n em-ploie à blanchir le fil & les toiles quis’embarquent à Landernau pour le com-merce d’iispagne. Cette chaux peut êtretrès-bonne à cette usage; on peut auffil'employer aux gros ouvrages de ma-çonnerie : mais il est d’expérience qu’cllene vaut rien à blanchir la surface desmurs, & qu’elle s’écaille.
Lorsqu’on se sera assuré de la présencedes pierres calcaires dans une contrée(voy. à f article Calcaire les caraéie-res diJlincHfs de ces pierres , ) alors onsongera à y construire des fours à chaux-Polir cet esset, on commencera par je-ter des foiulemens solides , qui embras-seront un espace de ir pies enquarré:on se servira pour cette maçonnerie,qui doit être ferme & solide, des pier-res mêmes de la carrière, 1Ì elles y fontpropres ; on élèvera ensuite sur ces fon-demeiis Ja partie de l’édificç, qu’on