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Tome septieme. CHA - CHR.
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tinguer des substances auxquelles elle estïe plus analogue: savoir les alkalis - sa-lins & les terres absorbantes , parmi les-quelles nons rangeons la t rre «les cen-dres des végétaux. V . Cendre. II nousreste encore à exposer celles par lesquel-les elle a quelque rapport avec le plâtre ,que la plupart des naturalistes ont tropconfondu avec elle, & les caractères quil’en font essentiellement différer : cesdeux substances ont de commun leur ori-gine , ou la qualité de produits de la cal-cination, leur consistance tare & friable,leur miscibiiité réelle avec l’eau, & leurqualité dissolvante du soufre: leurs ca-ractères diítinctífs font, que la plupartdes pierres gypfeuses fout réduites en pin.tre par un feu fort léger, &très-iní'é-rieur à celui qn’exige la calcination desmatières calcaires ; que la chaux est so-luble dans tous les acides, & que le plâ-tre >ie se dissout dans aucun d’eux ; quele plâtre avec de l’eau pure se durcit ,mais que la chaux ue le fait pointa moinsqu’on n’y mêle du fablctle plâtre fe durcitplus promptement que la chaux ; & sion ajoute au plâtre des matières limon-neuses, il devient plus dur que la chaux.La chaux ne fe détruit pas par un feu vio-lent ; & quand elle est éteinte à l’air ,elle reprend fa premiere qualité , si ou lafait rougir au feu : le plâtre au contraire,est tellement détruit par un feu violent,qu'il perd fou gluten , ensorte qu’it nese lie plus avec de l’eau ; il ne reprendpas non plus fa premiere qualité par uneseconde calcination ; le plâtre détrempéavec de seau à une odeur d'ceuFs pourris ;la chaux «’a pas cette odeur.La décoctiondn plâtre ne dissout pas si bien le soufreque la décoction dé la chaux ; le plâtre nese soutient pas tant à l’aírque la chaux.Pott, examen ies pierres, &c. ch. ij.

Rapport U différence de chaux vive& de la chaux métallique. La chaux vivea encore quelques rapports généraux &extérieurs avec la chaux métallique. Cesmatières font l’nuvrage d’nn feu ouvertcomme la chaux & le plâtres elles fontdans un état de désunion de parties commeces dernieres substances s mais elles endifférent par la plupart de leurs proprié-tés essentielles & intérieures. í^ChauxMÉTALLIQUE.

Nous avons indiqué déja les principaux

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usages de la chaux, & nous les avons rap-portés autant qu’i'i nous a été possiblechacun à celle de ses propriétés dont ildépt-ndoit, afin que l’expofition d’un cer-tain uomhre de Faits ainsi rapprochés deleur principe physique, servît à constater& à lier les ennnoissanecs que nous avonsfur notre sujet. Mais outre ces usages dé-ja exposés, la chaux en a encore plusieursautres qu’il auroit été inutile, impossible,ou du moins trop peu exact, de ramenerà quelqu’une des propriétés que nousavons observées. On les trouvera répan-dus dans les différons articies d'arts mé-canique,. de ce dictionnaire, (h)

Vertus médicinales de la chaux. Lachaux vive fournit plusieurs bons remè-des à la médecine. Les plus anc: ns mé-decins l’ont employée extérieurement.Hippocrate luî - même la rccnmiq.todecontre différentes efpece de lepre * Diof-coride, Pline, Galion, Pau! st’Lgme,§5°c. Ia rangent au nombre des > ‘.modesacres & caustiques qu’oti doit employercontre les ulcères putrides & mai ns.Cesse la regarde comme un secours effi-cace pour fsire séparer les parties fpba-rdées,, soit en les saupoudrant de chauxvive très-fine, ou en employant une les-sive préparée par le deliquium avec unepartie de chaux vive, & trois parties decendres gravasses.

Fnller donne pour un remede éprouvécontre les douleurs scorbutiques & rhu-matismales , un Uniment fait avec Uchaux vive & le miel.

On trouve dans différens auteurs ungrand nombre d’onguens contre tes brû-lures , dans lesquels on fait entrer tachaux vive avec les émoUiens & lesadoucissans.

La chaux est très communément em-ployée dans les dépilatoires ; voyez DÉ-PILATOIRE ) : les Indiens en composentdes masticatoires avec 1 ’areque , & lesAméricains avec le tabac. Voyez Masti-catoire.

L’eau de chaux ordinaire doit être re-gardée comme un très-bon détersif, qu’onemploie avec succès extérieurement dansle traitement des vieilles pisses, dont lesbords font molasses & trop abreuvés, &dans celui des ulcérés putrides L fa-meux: ou peut s’en servir encore commed’un bon dil’cusslf fortifiant & antifeptí-