Band 
Tome septieme. CHA - CHR.
Seite
602
JPEG-Download
 

6or C H A

par conséquent danslescasde maigreur& de constipation.

La chaux vive est employée dans laphannai íe chymique à la préparation deí’eîprit (de sel marin) fumant de Vi-ganus (v. Sel mafin) ,• & à cellesde plusieurs autres remedes chymiquestrès-célébrés par leurs inventeurs, maistrop justement oubliés pour qu’il puisseêtre utile de les faire connoître. (i)

Chaux métallique , Chymie , c'estainsi qu’on appelle communément enChymie toute matière métallique qui aperdu son éclat & la liaison de lés par-ties , soit par la calcination proprementdite ( voyez Calcination ) , soit parFaction de différens menstrues, VoyezMenstrue. Mais le nom de chaux mé-tallique ne convient véritablement qu’auxsubstances métalliques privées absolu-ment de leur phlogistique, ou dépouil-lées d’une partie de ce principe. VoyezCalcination.

Ces chaux soit qu’elles soient impar-faites , soit qu'elles soient absolues, con-servent encore leur caractère spécifi-que , de Façon qu’une chaux de plombfournira toujours du plomb par la réduc-tion , & une chaux de cuivre fourniraconstam ment du cuivre, fefc. V. RÉ-BUCTION.

Ce qui est donc exactement spécialdans le métal, est un principe fixe , ou dumoins qui n’en est pas entièrement Impa-rable nar la calcination ordinaire.

II est vrai qu’une portion des chauxmétalliques est absolument irréductible ,c’est-à dire, que dans toute chaux mé-tallique ^ il se trouve toujours une por-tion de matière qu’on ne réuffira jamaisà rétablir dans la premiere formé demétal , de quelque maniéré qn’on latraite avec les matières phlogistique* :ce font les chaux de plomb fur-tout quifont les plus sujettes à cette espece dedéchet. V. Litharge fif Plomb. Cetétat d’irréductibilité dépend sans douted’un dépouillement ultérieur, ou de ceque les parties métalliques ont perdulin autre principe que leur phlogistique jcar une chaux absolue n’est pas irréduc-tible.

Mais cette matière irréductible mêmeest-elle exactement dépouillée de toutcaractère spécial ? est - elle un principe

C H A

exactement simple de la mixtion métalli-que ? c’est ce qui n’est pas décidé dan*la chymie ordinaire. La destruction ab-solue des métaux.même parfaits, ou laséparation parfaite des principes de leurmixtion , est une prétention alchymique,ou du moins un problème de la chymietranscendante , dont la solution , si elleexiste , n’a pas encore été publiée. Unautre objet de curiosité physique , pourle moins aussi intéressant par la profondeobscurité dans laquelle il est encore enve-loppé aujourd'hui, c’cíì de déterminer sile troisième principe, ou la terre mcrcu-rieile de Bccber , dont l'cxistcuce , quoi-que contestée avec assez de fondement,est pourtant indiquée par plusieurs phéno-mènes très - bien déduits de la théoriequi la suppose , st cette terre mercuriel-le, dis-je, reste unieaux chaux métalli-ques réductibles, & ii c’est par son déga-gement que la terre métallique irréducti-ble est portée dans cet état de plus grandesimplicité, (b)

CHAZELLES, Géogr., petite villede France dans le Forez, près de Mont-brifon.

CHAZINZARIENS, Hist. teel ., hé-rétiques qui s’élcverent eo Arménie dansle vij e . siecie.Ce mot est dérivé de l’armé-nien cbaztis , qui signifie croix. Dans letexte grec de Nicéphorc , ces mêmeshérétiques font appelles Chatzintzariens,yar^íí-réry/^oi. On les a auffi nommésStuurolutres , c’est - à - dire , adorateurs dela croix , pares que de toutes les imagesiis n’honoroient que ceile de la croix.Quant à leurs dogmes, ils étoient Nef-toriens, & admettoient deux personnesen Jésus-Christ. Nicéphore, liv.XVIII.chap. Ijv. leur impute quelques super-stitions singulières , & entr’autres decélébrer une fête cn mémoire d’un chiennommé ar'zihartzes, dont leur faux pro-phète Scrgîus se servoit pour leur annon-cer son arrivée. Du teste ces hérétiquesfont peu connus , & leur secte ne fut pasnombreuse. (6)

CHAZNA , s. fém., Hist. moi. , L’onnomme ainsi en Turquie le trésor oul’endroít où se gardent à Constantino-ple les pierreries du grand-seigneur. Ce-lui qui en a la garde est un eunuquenoir qu’on appelle chaîna agajt , qu’il