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roulettes haut & bas, font très-facilesà faire mouvoir; elles ont une très-graiwle solidité, & autant de propretéqu’on en délire : il y en a de fort ri-ches par les dorures d'or moulu Si lesbas-reliefs dont elles font décorées. His-toires N Mémoires de ïacadémie royaledes Sciences de Farts , année 1763.
Cheminée , Hift. anc. On demandefi les anciens avoient des cheminéesda-ns leurs chambres , & s’ils y faí-soientdufeu pendant l’hiver. Plusieursmodernes le nient; & M. Perrault pen-se que si les anciens avoient des che-minées , elles étoient fort rares , parla raison que Vitruve n'a point expli-qué la maniéré dont on devoit les con-struire , quoique leur construction mé-ritât bien qu’il y donnât ses foins &son attache.
Mais l’on ne peut douter par unefoule d’autorités incontestables , que lesanciens n’eussent des cheminées & engrand nombre. Appian Alexandrin , ra-contant (lìv. IV des guerres civ.) dequelle maniéré fe cachoient ceux quiétoient proscrits par les triumvirs, ditque les uns descendoient dans des puitsvu des cloaques, que les autres fe ca-choient fur les toits & dans les che-minées : il croit que le mot grec xxsvà-«iaç vortòfíÇtxç , fumaria sub teéío posta ,ne peut s’expliquer autrement ; & celaest très-vrai. De plus, Aristophane dansune de ses comédies, introduit le vieil-lard Polycléon enfermé dans Une cham-bre, d’où il tâche de fe sauver par lacheminée. Virgile dit aussi :
Et jam stmtna procul viiiarum culminafumant.
(t Et déja l’on voit de loin la fuméedes bourgades, des maisons de campa-gne , des villages , s’élever du haut destoits
II paroit donc certain que les anciensavoient des cheminées, commel’a prou-vé par plusieurs autres passages Gcta-vio Ferrari , ce savant italien , qui futtout-à-la-fois honoré de* bienfaits dela république de Venise, de Louis XIV,& de la reirte Christine » mais fautede plans & de description des chemi-nées des anciens , nous n’en avonsqu’une légere connaissance. Nous sa-vons cependant qu’elles n'étoient pasTome FII. Fart. IL
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faites comme Içs nétres, qu’elles étoi; ntconstruites au milieu de la chambre ,qu’elles n’avoient ni tuyau ni manteau,& qu’il y avoit seulement au haut dela chambre & au milieu du toit, uneouverture pour la fumée, laquelle for-tuit d’ordinaire par cette ouverture :c’est pourquoi Horace dit : (ode xj. LIV.)
Sordidum sommée trépidant rotantesvertice fiimum.
“ Le feu pétille dans ma cuisine , &fait rouler en l’air de gros’ tourbillonsde fumée
Et dans un autre endroit: (oie i/.lìv. V.)
Fojìtofque vernas, ditis examen domùt,Circum renìientes lares.
K Quel plaisir de voir autour d’un foyerbien propre une troupe de valets , dontle grand nombre marque la richesse dela maison „ !
Ailleurs il conseille â son ami de met-tre force bois dans le foyer pour chasser lefroid :
Dissolve frigus , ligna super foc»Largì reponens.
Tous ces passages confirment encorel’existence des cheminées parmi les an-ciens, mais ils montrent attsst qne leursluxe ne s’étoit pas tourné de ce coté-lâ. Peut-être que Tissage des étuves »fait naturellement négliger chez les an-ciens cette partie du bâtiment, quenous avons assujettie à des proportionsfymmétriques & décorées,en même tempsque le froid de notre climat nous a con-traint de multiplier le nombre desebe-minées& de rechercher les moyens d'aug-menter les effets du feu, quoique pathabitude ou par nécessité nous ne met-tions pas toujours ces moyens en pra-tique.
En effet, !1 est certain que la dispo-sition des jambages parallèles, & la hot-te inclinée des cheminées ordinaires ,ne tendent pas à réfléchir la chaleur.La mécanique apprend que des jamba-gee en lignes paraboliques, & ia situa-tion horizontale du dessous de la ta-blette d’une cheminée, font les plus pro-pres à répandre la chaleur dans les cham-bres. Cestcequ’a prouvé M. Gaugerdansun ouvrage intitulé la Mécanique du feu y