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sont attachés au-dessus de la chrysalide ;à quelque corps solide , de même que lelien par le moyen duquel la queue estsuspendue.
La grandeur des coques n’estpas pro-portionnée à celle des chenilles qui lesfont; les unes en font de grandes, & lesautres de petites, relativement au volu-me de leur corps. II y a de grandes diffé-rences entre les coques rie différentes es-pèces de chenilles.lX y en a qui remplissentfeulement un certain espace de fils qui secroisent en différons sens, mais qu! lais-sent heaucoup de vuide. La plupart atti-rent des feuilles pour couvrir leur co-que , ou pour suppléer à la soie qui sem-ble y manquer. Celles qui emploientune plus grande quantité de foie , necouvrent pas leur coque avec des feuil-les ; mais il s’en trouve qui mêlent d’au-tres matières avec la foie. II y a des co-ques de pure soie, qui semblent n’êtreformées que d’une toile fine, mince <&très-serrée ; d’autres font plus épaisses &plus soyeuses. La coque d u yer-à-soieest de ce genre ; d’autres, quoiqu’assezfermes & épaisse-!, n’ont que l’apparenced’un réseau. O11 présume que certaineschenilles répandent par l'anns une li-queur gommeuse, qui rend leur coqueplus ferme; ou une matière jaune quipénétré la coque, & devient ensuite unepoudre de couleur de citron. D’autress’arrachentdes poils, & les mêlent avecla foie pour faire les coquesi 11 y a desChenilles qui lient ensemble des feuillespour leur tenir lieu de coque; d’autresrecouvrent des coques de foie avec depetits grains de fable; d’autres se fonttine forte de coque avec des brins demousse, II y en a qui emploient de petitsmorceaux d’écoice pour faire des co-ques , auxquelies elles donnent la formed’un bateau. On trouve aussi des coquesde foie quiontla même forme, cSfc.
11-y a peut-être plus de la moitié deschenilles qui font-leurs coques dans laterre; les .unes s’y enfoncent fans fairede çoques ; cependant la plupart eu font.Elles ressemblent toutes à une petitemotte de terre, arrondie pour l’ordinaire,op lin peu alongée. Le parojs de la ca-vité qui.est au-dedans font lisses, polies ,& tapissées rie foie, Ces coques sontfaites avec des grains de terre bien arran-
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gés les uns contre les antres & liés avecdes fils de foie. D’autres chenilles fontdes coques qui ne font qu’à moitié en-foncées dans la terre, & qui font faitesen partie avec de la terre, & en partieavec des feuilles; d’autres font au-de-liors de la terre des coques qui font en-tièrement de terre , & qui de plus fontpolies à l’extérieur. Enfin les chenillesqui vivent en société font un grand nom.bre de coques réunies en un seul paquetou en une forte de gâteau; quelquefoisces coques ont une enveloppe commune,d’autres fois elles u’en ont point.
La plupart des chenilles restent seules ;mais il yen a qui vivent plusieurs ensem-ble, tant (ju’ellesfont chenilles, & mêmeleurs chrysalides font rangées les unesauprès des autres ; d’autres chenilles seséparent dans un certain temps. Toutescelles que l’on volt ensemble dans lemême nid viennent d’une feule ponte. IIy eu a ordinairement deux ou trois cents,& quelquefois jusqu’à six ou sept cents.Celles que l’on appelle chenilles commu-nes , parce qu’il n’y en a que trop deleur efpeee dans la campagne & dans nosjardins pour gâter les arbres , viventensemble jusqu’à ce qu’elles soient par-venues à une certaine grandeur.
Cette chenille est médiocre de grandeur,élis a 16 jambes ; elle est chargée de poilsroux assez longs ; la peau est brune : onvoit de chaque coté du corps des tachesblanches rangées fur la même ligne, &formées par des poils courts & de cou-leur blanche. II y a fur le dos deux ma-melons rouges ; l’un fur l’anueau auquella derniere paire de iambes membraneu-ses est attachée , & l’autre fur i’anneausuivant. II y a auffi sur la peau du milieudu dos plusieurs petites taches rougeâ-tres, eSfc. Les papillons qui viennentdes chenilles de cette efpeee font de cou-leur blanche & du nombre des papillonsnocturnes.
Les femelles arrangent leurs œufs dansnue forte de nid dont elles rembourentl’jntérieur, & recouvrent le dessus avecleur poil. On trouve ces nids dans lesmois de juin & de juillet, fur des feuil-les, des branches & des troncs d’arbres.Ce fontdes paquets oblongs, dc couleurrousse ou brune, tirant fur le café, quiressemblent assçz à une grosse chenille ve-