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Tome septieme. CHA - CHR.
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«'étranglent dans le lacs à moins qu’onn'arrive assez tôt pour les secourir j qu’onles arrête par le corps & par les jam-bes; qu’on les attache à des arbres , oùon les laisse deux jours fans boire ni man-ger ; que cette épreuve suffit pour les ren-dre dociles; qu’iis cessentd’être sauvagespour ne le plus devenir, ou que s’ils ledeviennent encore par hasard, ils recon-naissent leur maître, & se laissent appro-cher & reprendre. En effet, les chevauxsont naturellement doux & disposés à sefamiliariser avec l’homme ; les mœursde ceux qui nous servent, viennent pres-qu’entiérement de l’éducation qu’on leurdonne. Quand on a négligé un poulain ,il arrive souvent, lorsqu’il est cheval ,que rapproche & l’attoucherm nt del’homme lui cause une grande fayenr,qu’il se detc A de la dent & du pié, &qu’il est presqu’impoffible de le panser Lde le Ferrer. Mais le moyen que M. deGarsault indique potí. l'apprivoiser, rendtrès-croyabie celui dont on se sert pourdompter ceux de l'Amérique : on luitourne le clerriere à la mangeoire; onlui met toute la nuit un homme à la tète,qui lui donne de temps en temps unepoignée de foin, & l’empêche de dormir& de se coucher jusqu’à ce qu’il tombede foibleffe, II ne faut pas huit jours deee régime aux plus farouches pour lesadoucir.

Cheval domestique. II paroît que le ca-ractère des chevaux sauvages varie selonles contrées qu’ils habitent : la mèwe va-riété fe remarque dans les chevaux do-mestiques , mais augmentée par une in-finité de causes différentes. Pour jugerplus sûrement des occasions où les défautsfont ou ne font pas compensés par lesqualités, il est à-propos d’avoir dans l'ef-prit le modelé d'un cheval parfait, au-.quel ou puisse rapporter les autres che-vaux. La nécessité d’un modelé idéal s’é-tend à tout, même à la critique vétérinai-re. Voici l’eiquiffe de ee modèle.

L e cheval est de tous les animaux celuiqui avec une grande taille a le plus deproportion & d’élégance dans ses partiesde son corps. En lui comparant les ani-maux qui font immédiatement au-dessus& au-dessous, on trouve que l’âne estmal fait, que le lion a la tête trop grosse,que le.bauf a la jambe trop menue, que

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le chameau est difforme, & que le rhino*ceros & l’éléphant ne font, pour ainsi di*re, que des masses. Dans le cheval bftnfait, la partie supérieure de ('encoluredont fort la crinière, doit s’élever d’abordeu ligne droite en sortant du garrot, &former ensuite en approchant de la tète,une courbure à-peu-près semblable àcelle du cou d'un cygne. La partie infé-rieure de l’encolurene doit former aucu-ne courbe : il faut que sa direction soiten ligne droite, depuis le poitrail jusqu’àla ganache,L un peu penchée en-devant :si eile étoit perpendiculaire, l’encolure se-roit fausse. II faut que la partie supérieu-re du con soit mince, & qu’il y ait peude chair auprès dc la crinière, qui doitêtre médiocrement garnie de crins longs& délies. Une belle encolure doit êtrelongue L relevée, cependant proportion-née à la taille du cheval: trop longue &trop menue, le cheval donne des coupsde tète ; trop courte & trop charnue, ilest pesant à la main. La tète sera placéeavantageusement, si 1e front est perpen-diculaire à l’horizon ; elle doit être seche& menue, non trop longue. Les oreillesseront peu distantes, petites, droites,immobiles, étroites, déliées, bien plan-tées au haut de la tête. 11 faut que le frontsoit étroit & un peu convexe ; que les sa-lières soient remplies, les paupières min-ces , les yeux clairs, vifs, pleins de feu,assez gros, avancés à fleur de tète; I»prunelle grande ; la ganache décharnée& un peu épaisse ; le nez un peu arqué ;ses naseaux trfen ouverts & bien fendus Jla cloison du nez mince; les levres dé-liées; la bouche médiocrement fendue;le garrot élevé L tranchant; les épaulesseches, plates & peu serrées ; le dos égal,uni,insensiblement arqué fur la longueur,& relevé des deux cotés de l’épine quidoit paroître enfoncée ; les flancs pleins& courts; la croupe ronde & bien four-nie; Ja hanche bien gatnie ; le tronçonde la queue épais & ferme ; les cuisses &les bras gros & charnus ; le genou ronden-devant & large fur les cotés ; le nerfbien détaché ; le boulet menu; le Fanonpeu garni; le paturon gros & d’une mé-diocre longueur; la couronne peu élevée}la corne noire, unie & luisante ; la four-chette menue & maigre, & la sole épaiff*& concave.