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Tome septieme. CHA - CHR.
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tête grosse, l’encolure épaisse , sont in-dociles K difficiles à dresser : mais ils ontla taille riche & les mouvemens beaux :ils font fiers, excellons pour l’appareil ,& ont de la disposition à piaffer.

Chevaux danois. Les chevaux danoisfont de si belle taille & si étoffés , qit’onles préféré à tous les autre* pour l’atte-lage ; il y en a de parfaitement bien mou-lés : mais ils font rares, & ont ordinai-rement la conformation irréguliere, l’en-colure épaisse, les épaule* grosses, lesreins un peu longs & bas ; la croupe tropétroite pour l’épaisseur du devants maisils ont les mouvemens beaux ; ils fontde tous poils, pie , • tigre, Uc. Ils fontauffi bons pou;- l’appareil & la guerre.

Chevaux d'Allemagne. Les chevauxd’Allemagne font en général pesans, &ont peu d’haleine , quoique defeendansde chevaux turcs & barbes. Ils font peupropres à la chasse & à la course. Lestranfilvains, les hongrois , Ue. font aucontraire bons coureurs. Les Houfards &les Hongrois leur fendent les naseauxpour leur donner, dit-on , plus d’halei-ne & les empêcher de hennir à la guerre.Les hongrois , cravates & polonais, fontsujets à être bégus.

Chevaux de Hollande. Les chevaux hol-landais font bons pour le estasse; lesmeilleurs viennent de la province de Fri-se : lés flamands font fort inférieurs ; ilsont presque tous la taille grosse , les piesplats , & les jambes sujettes aux eaux.

Chevaux de France. II y a en Francedes chevaux de toute efpece ; mais lesbeaux n’y font pas communs. Les meil-leurs chevaux de selle viennent du Limo-£n : ils ressemblent assez aux barbes ,font excellent pour la chasse , mais lentsdans leur accroissement; on ne peut guereí’en servir qu’à huit ans. Les normandslie fout pas si bons coureurs que les li-mosins: mais ils fout meilleurs pour laguerre. 11 vient du C'otentin detrès-beaux& très-bous chevaux de carrosse; du Bou-lonois & de la Franche-Comté , de bonschevaux de tirage. En général les che-vaux de France ont le défaut contraireaux barbes ; ceux-ci ont les épaules tropserrées, les nôtres les ont trop grosses.

Des haras. La beauté & la bonté deschevaux répondront toujours aux foinsçju’on prendra des haras, tz’ils font ncgli-

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gés, les races s’abâtardiront, & les che-vaux cesseront d’étre distingués. Quandon a un haras à établir, il faut choisirun bon terrain & un lieu convenable : ilfaut que ce lieu soit proportionné à laquantité de jumens & d’étalons qu'onvent employer. On le partagera en plu-sieurs narties, qu’on fermera de palis ouát fossés , avec de bonnes haies ; on met-tra les jumens pleines & celles qui alai-tent leurs poulains, dans la partie où lepâturage fera le plus gras ; on sépareracelïes qui n’ont pas conqu ou qui n’ontpas encore été couvertes; on les mêleraavec les jumens poulines, dans un autreparquet où le pâturage soit moins gras,parce que si elles prenoient beaucoupd’cmbonpoint, elles eu feroient moinspropres à la génération; on tiendra lesjeunes poulains entiers ou hongres dansla partie du terrain la plus feche & laplus inégale , pour les accoutumer à l’ex-ercice & à la sobriété. II seroit à dési-rer que le terrain fût assez étendu, pourque chaque parquet pût être divisé endeux , où l’on enfermeroit alternative-ment d’année en année des chevaux &des bœufs, le bœuf répareroit le pâtura-ge que le cheval amaigrit. II faut qu’ily ait des marais dans chaque parquet, leseaux dormantes font meilleures pour leschevaux que les eaux vives ; il faut ylaisser quelques arbres; ce fera pour euxune ombre qu’ils aimeront dans les gran-des chaleurs. II faudra faire arracher lestroncs & les chicots,& combler les trous:ces pâturages nourriront les chevaux enété. Ils passeront l’hiver dans les écuries,surtout les jumens & les poulains Onne sortira les chevaux que dans les beauxjours seulement. On les nourrira avecle Foin; on donnera de la paille & dufoin aux étalons; on exercera ceux-cimodérément jufqu’au temps de la monte,qui les fatiguera assez. Alors on les nour-rira largement.

Des étalons & des jumens poulinières.Dès l’âge de deux ans ou deux ans & de-mi, le cheval peut engendrer. Les ju-mens , ainsi que toutes les autres femel-les, font encore plus précoces: mais onne doit permettre au cheval de trait l’u-sage de la jument, qu’à quatre ans ouquatre ans & demi, & qu’à six ou septans aux chevaux fins. Les jumens peu-