Band 
Tome septieme. CHA - CHR.
Seite
710
JPEG-Download
 

7ïo C H E

Tons les météores ignés répandentdans l’air une lumière plus ou moins Foi-bie; cçtte lumière a pour cause une ma-tière lumineuse & combustible , dont lanature nous est inconnue, & qui peutêtre Fort diverse. On observe souvent desnuages qui jettent une lumière tranquil-le ; quelquefois il fort de ces nuages lu-mineux comme une matière ardente d’u-ne figure très-variée, qui est poussée ra-pidement pai le vent. Les différentes for-mes que prend cette matière lumineuseent quelque chose d’amusant ; car tantôton la voit luire à des distances égales,tantôt à des distances inégales ; tantôt ellesemble s’éteindre, & tantôt renaître.

On diroit en regardant ces diverses ap-parences, que cette matière est compo-sée d’ondes, qui lorsqu’elles roulent avecbeaucoup de rapidité, font opaques enmontant, & luisent en descendant, com-me fi l’air étoit alors agité de mouvemensconvulsifs ; voilà îe météore qu’on a nom-mé chevre dansante. Ce phénomène pa-roît seulement lorsque le vent vient àsouffler au-deffous «le la nuée lumineuse,& qu’il en emporte une partie. 11 suitdé-là que ee météore a besoin du ventpour se manifester ; & en effet l’on nevoit de ebevre dansante que lorsqu’il ventefort.

Comme la lumière de tous les météoresde l’cspece des chevres dansantes est sus-ceptible de différentes figures, les an-ciens ont designé ces figures de lumièrespar différons noms : par exemple, quandla lumière qui paroît dans l’air est oblon-gue & parallèle à l’horizon , ils l’ontnommée poutre ; lorsque cette lumièrequi se tient suspendue dans flair a une deses extrémités plus large que l'autre, ilsl’ont appellée torche ; fi Aline de ses ex-trémités forme une longue pointe, c’estnue fléché ; dsc. Ce précis suffit pourmontrer qu’on peut multiplier à volontéces dénominations, fans entendre mieuxla matière L la cause des diverses lumiè-res figurées. On n’est pas plus habile enPhysique par la connoissance des mots,qu’avancé dans le chemin de la fortunepar les paroles d’nn ministre. V. Auro-XE BORÉALE. Cet article est de M. leChevalier dc Jaucourt.

CHEVRE DE GUIDEAU, terme de pê-che ce. sent les pieux fur lesquels on po-

C H E

se le rets ou le sac de guidsatt. VoyezGuideau. Voici la description de cellesqui retrouvent dans le ressort de l’amí-rauté de Touques & Dives, à la bandedu Ponant.

Ces chèvres Ae guideaux à hauts éíaliersfont placées fur les rochers dc Villervilie,à Aembouchure de la rivière de Seine, àla bande du sud : elies font sédentaires»Les pêcheurs qui les font vaioir en usentde même que ceux qui ont des bas paresou venets qn’ils possèdent de pere en filscomme un héritage propre; ce qui estdirectement contraire aux dispositionsde l’ordonnance.

Ces guideaux se distinguent en guideauxde flot & d'ehbe , c'est-à-dire, que les pre-miers ne font la pèche que dc marée mon-tante, & les autres que celle dc mer bais-sante. lisjibnt en grand nombre, puis-que par le détail que flinspesteur , lesieur le Masson Dupare, en a fait, il setrouve quatre-vingt-cinq guideaux pé-chant de flot, & cent cinquante - cinqtendus pour pécher d’ehbe, suivant lasituation des chevres ; ce qui fait en toutdeux cents quarante guideaux, tant bonsque mauvais; ies mauvais font ceux oùl’on ne tend point de sac. Voyez l’art.Guideau.

* Chevres, Salines , c’est une espe-ce d’échaffaudage composé de deux piecesde bois dc six piés de longueur, liées pardeux traverses d'cnviron cinq piés, po-sées fur les bouillons qui se trouvent aumilieu de la poêle. Cet échaffaud a unepente très-droite , & forme un talutglissant, fur lequel est posée une claie,soutenue à son extrémité par un pivothaut de huit pouces, qui lui donne moinsda pente qu’à l’échaffaud. 11 y a deuxchevres, une au milieu de chaque cotéde la poêle: c’est fur ces claies que lesel se jette à mesure qu’il se tire de lapoêle; à mesure qu’elles en font char-gées, & que la niasse du sel grossit, onenvironne cette masse avec des sanglesqui la soutiennent, & l'élevent à la hau-teur qu'exige la quantité de sel Formé.

* Chevre , Arts méetm. , machine

? ui est l’ouvrage du charpentier, & quiert au maçon & autres ouvriers qui ontdes poids pékans à élever.

La chevre a ordinairement fa base de

figure triangulaire ; trois pieces, dont