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bois del’année précédente; on enfonce-ra les boutures de la moitié de leur hau-teur , dans une terre convenablementpréparée; contre une baie, une char-mille ou un mur, à Pexposition du le-vant. Cette opération doit fe faire en oc-tobre' ou en fevrier ; mais elle m’a passa-blement réusiì en mars, & an commen-cement d’avril. Onpeutausii reproduireles chèvre-feuilles par les semis suivant laméthode détaillée à Varticle ChaMJëCE-ìise. Ce moyen peut être utile pour lesespeces rares dont on nepourroitfe p to-rt, ter (jiie les baies.
La plupart de ces abustes farmenteuxproduisent lin grand nombre dc bouquetscle Heurs d’un aspect agréable, & dontl’odeur exquise- rend la promenade déli-cieuse dans les belles matinées & les fraî-ches soirées de Tété : qu’ori les prodiguedonc dans les jardins : c’eftdansces lieuxcharntans qu’on doit rassembler les plusdoux présens de la nature ; c’est-là queles plaisirs qu’elle accorde n’ont point unexcès dangereux. Que nos regards par-courent les tapis émaillés, & se reposentsous les dais de verdure ; la gaieté ouvrenotre amc aux sentiir.ens de bienveillan-ce, & donne du jeu aux organes de lavie : qu’on respire un air frais charge deparfums, c’eíi un baume pour le sang,& nne fête pour les poumons; & Ton nefait peut-être pas aise? combien un airchargé do particules balsamiques , estprécieux pour la fauté, devient dans biendes cas un remède sûr & puissant : quel’odornt agacé & séduit puisse quelque-fois éveiller la volupté ; elle est douce &innocente, quand elle repose furies ga-zons ; c’est fur les riches carreaux qu’elîedevient dangereuse ; c’cst dans un nuaged’ambre qu’elle cache la perfidie & le re-
Î ientir, & non pas à la campagne fausesberccaux des. chevre-feuiUts fleuris, àmoins qu’on ne Ty ait amenée de laville.
Ces arbrisseaux peuvent être variés àTiniiní par les formes ; qu’ils traînent parterre, & couvrent comme d’un tapis leslieux négligés des bosquets ; que leurssouples rameaux soient courbés ailleursen cintres légers ; içi ils couronneront enréseaux le haut d’une charmille ; ià ilss’entrelaceront parmi la feuillée d’unmaffif ; plus loin ils serpenteront autour
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du tronc d’un arbre, s’élanceront parmises branches, & retomberont en guirlan-des ; dans un parterre ils prendront sonsle ciseau la forme d’un vase, d’un pilas-tre ou d’un buisson; & ils plairont sonttous ces aspects.
Ce u’est pas leur souplesse seule quifait leur mérite ; la diversité piquantequi regae entre les especes & variété dece genre, les rend aussi très-précicuses,celles-ci portent des fleurs blanches ;celles-là d’un jaune-pâle ; d’autres fontcouvertes de bouquets d’une couleur dechair des plus agréables ; il en est quin’ont point d'odeur, mais qui nous dé-dommagent par leurs fleurs d’un vifécarlate , doublées d’un orangé écla-tant; les uns annonceht le printemps parleurs épis colorés ; d’autres couronnentTété de leurs guirlandes ; plusieurs fleu-rissent jusqu’à trois fois, & font encoreen octobre parés de bouquets odorans :tous verdoient dès la fin de Thiver. IIs’en trouve une espece dont le feuilla-ge résiste à la gelée, & dont les fleursmême bravent souvent la saison desfriniats : il n’y a pas jusqu’au destinde leurs feuilles, qui n’offre des varié-tés ; quelques-unes font découpées com-me celles du chêne; parmi celles-ci onen voit qui font brodées d’un comparti-ment de lignes jaunes ; d’autres fontpanachées de blanc; les unes font mol-les, légeres & d’un verd-gai; les autresfont larges, étoffées, L d’un verd rem-bruni, & il n’est pas une de ces especes& variétés qui ne puisse contribuer àTagrément des jardins.
Nous allons donner une idée de cha-cune d’elles , en joignant nos propresobservations à celles dc Miller.
La premiere espece a deux variétésqui font peut-être des especes distinctes :la plus anciennement connue, qui nousest venue de Virginie, a des pousses plusvigoureuses, des Feuilles d’un verd plusclair ; les bouquets de-fes fleurs font plusétoffés & d’une couleur plus foncée quedans la nouvelle qui est venue de la Ca-roline ; toutes deux ressemblent aux che.vre-feuilles communs, mais les farmensen font pins minces, & il n’y a que lechevrc-feítille des bois qui les ait encoreplus grêles; ils font polis & d’une cou-leur purpurine j -les feuilles ont là for-