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ville de la Conception ; après lni !e doc-teur Houston l’a trouvée à une petite dis-tance de Carthagene, dans la nouvelleEspagne ; ses Feuilles font opposées &épaisses ; ses fleurs font d’un rouge-fon-cé , & naissent par bouquets au bout desbranches; elles font découpées par lesbords en quatre parties , & remplacéespar des baies ovales, semblables à depetites olives ; on se sert des branchesde cet arbuste pour teindre en noir , dansles Indes orientales Espagnoles ; cettecouleur est très-fixe & résiste parfaitementau débouilli ; on mêle les morceaux dé-coupés des branches de cette espece avecune plante appellée , & une terre
noire nommée robbo; on fait bouillir letout ensemble jusqu’à une consistanceconvenable.
Ces trois efpeces viennent des payschauds, & font, comme tons les autreschèvrefeuilles, attaqués par les canthari-des ; elles se multiplient de graines qti’ondoit semer dans des pots plongés dans unecouche d’une chaleur modérée : l’hiveron mettra ces pots dans une ferre chaude ;la graine ne leve ordinairement que la se-conde année: quand les plantes aurontacquis un peu de force , on pourra les ex-poser à l’air dans un lieu abrité, pendantles deux mois ou deux mois & demi lespins chauds dc l’été; on leur fera passerle reste du temps dans une ferre , fous undegré de chaud tempéré ; elles y ferontdes progrès rapides , & fleuriront en au-tomne.
Selon Tournefort, Hist. des pi. desenvirons de Paris , le sel du chevre-feuil-le approche du sel ammoniac, mais il estuni avec de l'huile fétide & de la terre :les Feuilles rougissent peu le papier bleu,les racines le rougissent davantage ; la dé-coction de ses feuilles fortifie les femmesqui font en travail ; on en fait boire troisonces mêlées avec une once d’eau de fleurd’orange. Rondelet, dans ces occasions,ordonnoit l’eau de chevre-feuille avec lasemence de lavande. ( M. le Baron deTsckoudi )
Chevre-feuille, Matière médicale.On attribue à toutes les parties du chevre-feuille la vertu diurétique. Le suc expri-mé des feuilles est vulnéraire & déter-sif : on le recommande pour les plaies dela tête, 1» gratelle, & les autres vices
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de la peau. On emploie la décoction desfeuilles en gargarisme, pour les maladiesdes amygdales, inflammation de la gor-ge , les ulcérations & les aphthes.
L’ean distillée des fleurs de cette plan-te est utile pour l'inflam-nation des yeux ;& Rondelet l’eftime fort pour accélérerl’accouchement, fiir-tout si on fait pren-dre un gros de graine de lavande en pon-dre , avec trois onces de cette eau. Géof-Froi, mat. méd.
CHEVRETTE D’AMBOINE, s. f.,Hist. nat. Inseélologie. Coyett a fait gra-ver & enluminer fous ce nom, anx n°. 2îÇ& 230 de la seconde partie de Çan Recueildes poìjfans d'Amboine, deux individus,l’un mâle, fi g. 130, l’autre femelle ,fig.224, d’une espece de crevette ou de sali-cot, qui différé de celle de l’Europe,& par la grandeur & parla couleur.
Le mâle est un peu plus court & pluslarge que la femelle: il n’a pas entière-ment deux pouces de longueur ; il estcomposé de huit articulations terminéespar une queue à trois lames ; il a huitantennes cétacées à la tête, assez lon-gues , L dix pattes dont les deux anté-rieures font en pince.
Son corps est vert, entouré de quatreanneaux rouges & marqué de cinq pointsnoirs, dont deux fur lecoreelet, &!estrois autres fur chacun des anneaux an-térieurs de la queue, les trois lames dela queue rouges , & les pattes jaunes an-nelées de bleu. La femelle a six pointsnoirs, un fur chacun des anneaux de laqueue,excepté les deux antépénultièmes,ses pattes font rouges ? & fa queue a qua-tre lames , dontdeux antérieures rouges,& les deux intérieures vertes.
Remarque. La chevrette a été confon-due avec le crabe cancer , par M. Linné,quoique cet auteur eût pu savoir qu’A-ristote & les anciens l’appelloient du notnde crangon; & comme ce genre est assesdifférent du cancer , & qit’il contient plu-sieurs efpeces , nous avons cru lui devoirfixer une place dans la famille des cra-bes ou des araignées ou il se range na-turellement. (As. Adanson.')
Chevrette , s. f. Vénerie & Pêche!en Vénerie il se dit de la femelle du che-vreuil ; en Pêche, il se dit d’une especede petites écrevisses, qui font délicates,en qui en S trouvé de lu ressemblance