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Tome septieme. CHA - CHR.
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ringe ; il réclamoit le prix des- secoursqii’il lui avoit fonrnis contre Baldéric,son frere : Hermenfroi fut vaincu &précipité du haut ries murs de Tolbiac,où il étoit venu trouver Thierri pourconférer fur les moyens de rétablir lapaix. La Thuringe réduite en province,fut le fruit de cette perfidie : Clotaireavoit puissamment secondé Thierri danscelte guerre, il eut pour récompensetous les trésors qui se trouvèrent dans lepalais d'Hernienfroi : il n'avoit pris lesarmes qu’à cette condition. Thierrieût bien voulu ne pas l’accnmplir, ondit même qu’il forma le projet de l’as-saffiner potirs’en dispenser; jamais l’am-bition ne fit commettre plus de cri-mes. Tandis que le roi d’Ânstrasie pré-cipitait du haut des murs dc Tolbiacun ennemi désarmé, & qu’il prenoitdes mesures pour faire assassiner le roide Soissons , le roi de Paris cherphoitun prétexte pour les dépouillée l’un& l’autre : & fur une prétendue nou-velle que Thierri étoit mort, il avoitfait uue irruption dans P Auvergne,qui s’étoit soumise à fa domination :cette hostilité ne resta pas impunie, plu-sieurs seigneurs ressentirent les effetsde la colère du prince que leur défec-tion avoit offensé. Un aventurier mar-chant sur les traces de Cochillac, ré-clama le royaume d’Australie, commeprince du sang royal : cet aventuriers’appelloit Mundcric : fes prétentionsfurent appuyées, il soutint même uneguerre régulière. Le roi ne le vit pasde sang froid, il le poursuivit avec cha-leur & le resserra dans Vitri en Fer-toisímais les longueurs d’nn siégé étoientincompatibles avec son impatience , ille fit assassiner. Ce fut après cet assas-sinat que fut consommé le massacre dessiîs deClodomir par Clotaire & Cbilde-bert. 11 est probable que Thierri futadmis au partage de leurs dépouilles ;le Maine que possédèrent fes deseen-dans , L son inaction après le meurtrede fes neveux , justifient cette conjec-ture , il mourut peu de temps après.Théodebert, son fils, lui succéda. IIétoit âgé de ;; ans, dont il avoit ré-gné 23 . Ce prince, dit lin moderne,n’ent rien de médiocre , ni vices, nivertus; grand roi, méchant homme,

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jamais, ajoute-t-il, monarque ne gou-verna avec plus d’autorité, jamais po-litique ne respecta moins les droits del'htimanité. Je ne vois pas quelle grandevertu cet écrivain lui suppose. Thierrifut un grand général ; d» courage & destaleus suffisent pour l’étre, mais il fautdes vertus pour mériter le titre de grandroi, & c’est déshonorer la politique quede la confondre avec la plus insigne per-fidie. Théodebert, son fils, se mit aussi-tôt en possession de ses états, malgréles efforts de Clotaire & de Chiidebert,qui se réunirent à dessein de Fen dé-pouiller : ils s’étoient déja présentésaux peuples pour en recevoir le fer-ment de fidélité, ce qui suffifoit alorspour avoir l’einpire. Les François, fousla premiere & fous la seconde race,étoient libres de leur suffrage, pourvuqu’ils le donnassent à un prince du sangroyal, L celui qui se présentoit le pie-tnier étoit toujours fur de l’obtenir, s’ilétoit assez puissant pour se faire crain-dre. Jusqu’ici les François ne s’étoientencore signalés que dans les Gaules : ilssaisirent avec empressement l’occasioude se faire connoître au-delà des Py-rénées. Les orthodoxes d’Espagne Fai—soient des plaintes continuelles contreles Vifigots Ariens. Ce fut fur ce pré-texte que C’hildebert & Clotaire leurdéclarèrent la guerre : ici les historiensde France & d’Espagne sont partagés,ceux-ci prétendent que les François fu-rent battus & contraints de marchanderà prix d’argent le passage des Pyrénées.Les antres prétendent que leur entréeen Espagne fut signalée psr d’éclatan-tes victoires, qn’ils soumirent l’Aragon& mirent le siégé devant Sarragosse ;mais certaines particularités, dont noshistoriens accompagnent leur récit, nousle rendent fort suspect. Suivant eux,Clotaire L Chiidebert alloient entrerdans Sarragosse, lorsque les Vísigothsparurent en procession fur les remparts ;les deux rois, ajoutent-ils, furent tel-lement touchés de cette pompe religieu-se, qu’ils ordonnèrent <îe cess. r Passant,

. & se contentèrent de la tunique deSaint Vincent que leur donnèrent lesaffiégés.Cette particularité çft-elle croya-ble dans Clotaire ? Ce monarque quiavoit massacré fes propres neveux , qui