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Tome septieme. CHA - CHR.
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étoit trop précieux, pohrqu’i! dût s’ex-poser au danger des guerres; & qu'en-siil, il étoit dangereux de paroître tropsouvent en public, que l'on s’exposoit àdiminuer la vénération dn peuple & desgrands. Ces lâches conseils, plus con-formes au génie des Asiatiques, qu’àcelui des Européens, furent adoptés parpn prince fans expérience , & dont lecœur trop facile étoit susceptible de tou-tes les impressions. II ne faut donc pasS’étonner, dit un moderne, que Chìlie-f criait vécu, fans avoir seulement penséqu’jl dût agir, ni qn’il dût faire autrechose que de se montrer le premier jourde mars aux grand seigneurs, pour enrecevoir des présens accoutumés. Telfut ('usage confiant sons la première &fous la seconde race ; jamais les grandsn’approchoìeut du trône, lans faire quel-qtt'ofFrande au souverain. Ce tribut vo-lontaire, qui Faifoit honneur & au mo-narque & au sujet, formoit un trésor ,fous la direction du grand chambellan &d» la reine , d'où l’on tiroit les présenspour les princes étrangers, ou pour lesmilitaires qui s’étoient distingués parqueíqu’action d’éciat. On ne voit pas ,dùent les écrivains du temps, que pen-dant. îcs dix-sept années qu'il porta letitre de roi, il f" soit paíséla moindreçhose par où l’on puisse conjecturer qu’ilait soupçonné l’état de servitude où leretenoit Pépin , ni qu’il ait sait le plusléger effort pour s'en affranchir. J’osecependant croire que Chìldebert fit quel-qu’astioc louable , & qu’il ne fut pastoujours assoupi dans le sein des volup-tés, piiisqu’il conserva le titre de juste,contre lequel , s’il ne l’eût pas mérité ,tous les historiens, dont la plupart Fu-rent les esclaves de Pépin, n’auroientp's manqué de réclamer. Son régné futfécond en événemens militaires; maisçamme on doit tout le succès à Pépin,on ne peut les séparer de l’histoire rie ceministre. Les François (e disposaient àentrer en Allemagne, lorsque l'on reçutlespremieres nouvelles de fa mort. Ellearriva le i> avril 711 ; il fut inhumé prèsde Clovis III fou score, dans l’eglise deK, Etienne de ChoUì-s«rTOisc,au-deflùsdçCompiegnc, où il étoit tombé malade.II laissoit un fils nommé Bttgohert , dontFsfia t suivant sa politique, dégrada les

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sentimens, pour le tenir dans fa dépest.danee. (Jí-y.j

CHILDERIC I, quatrième roi deFrance , itift. de France , succéda à Mé-rouée, son pere, s’an 4;z : ce princeaimable & voluptueux fut forcé de s’exi-ler, pour se soustraire an ressentiment dela nation, dont il avoit violé les mœurs,en corrompant les femmes par la forceou par l’attrait de la séduction. On nefait fi cette révolution fut l’ouvrage d’imedélibération réfléchie ou d’1111 soulevé»ment subit, ce qu’H n’éíoitpas indifférentde connoître. Les passions de Cbildcricne le quittèrent point pendant son exil ;il souilla la couche de Bazin, roi deThuringe, qui l’avoit reçu â sa cour.Cependant la fidélité de Viomade , sonministre ou son favori, qui l’avoit déjadélivré de la captivité où l’avoient retenules Iluns , après qu’il eurent chassé Mé-ronée , son pere, du territoire de Colo-gne, prépara le retour de Cbilderic : sourétablissement ne sc fit pas fans effusionde sang; lallation s’étoit soumise à Oi-son , prince qui avoit autaiìt de valeurque d’expérience dans sart militaire;Cbilderic courut de grands dangers, sur-tout devant Paris dont il fit se siège. IIétoit à peine paisible possesseur de fesétats , que l’on vit arriver la femme duroi de Thuringe , qui venoitlui offrir desfaveurs dont il s’étoit montré jaloux lorf-qu’il étoit à la cour du roi, son mari.Cí Si je connoissois , lui dit cette prin-cesse , un homme plus généreux que toi,j’írois le trouver, fùt-iiaux extrémitésde la terre.,, Cbilderic la reçut, & cefut de leur union que naquit Clovis, quiporta si haut la gloire du nom François ,& qui fut vraiment le fondateur de notremonarchie. La valeur dc Cbilderic , quil’avoit fi bien servi contre (filon, futencore justifiée par pliiCvurs victoires furles Saxons qui menaqoìent Angers , &fur les Aiains nouvellement établis furles bords de la Loire : ceux-ci subirentle joug des François, qui le mirent dès»lors en possession de l’Anjou & de l’Or-léanois. On ne fait dans quelle villeCbilderic établit le siégé de fa domina-tion ; peut-être n’eut-ii point d’çndroitdéterminé. Son tombeau fut découvertà Tournai dans le dernier siecle ; on lereconnut à un anneau d’or , fur lequel