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Tome neuvieme. CON - CRI.
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ner ses droits, il cspéroit que son filsviendrait briser ses fers & le venger;mais Hedwige , qui avoit reçu de la na-ture l’heurenx don de plaire & de per-suader , lui peignit avec tant d’éloquen-ce les malheurs de la Pologne & de Silé-sie , qu’il acheta fa liberté par une re-nonciation formelle. Mais Conrad eutbientôt en tête un concurrent plus dan-gereux ; c’étoit Boleslas V ion neveu ,que la nation avoit couronné , en 1243.Conrad le ligua alors avec ce mêmeSuantopelk dont il avoit autrefois tra-mé la perte ; à rapproche de farinéeconfédérée , tout le duché de Sandomirse soumit; la conquête de celui de Cra-covie ne coûta que de légers combats.Mais Conrad fut un tyran dès qu’il crutpouvoir l’étre impunément. Aux im-pôts établis, il en ajouta de plus oné-reux encore ; les privilèges des diffe-rens corps furent violés ; les premiè-res dignités devinrent le partage desplus vils favoris ; le clergé même essuyades vexations odieuses j le peuple sesouleva , Boleslas fut rappelle ; Conrads'enfuit en Lithuanie, intéressa ses peu-ples à son sort, rentra en Pologne à latête d'une armée, perdit la bataille deSochodob , & disparut.

La mort de Boleslas V réveilla sesespérances en 1279: mais malgré fes ef-forts , Leck le Noir fut élu. Tandisque ce prince soutenoit tour à tour le chocdes Tarfarcs, des Russes & des Lithua-niens ligués contre la Pologne , Conradsouleva les duchés de Sandomir & deMalovie , rassembla une foule de mé-contens fous fes drapeaux, fournit tou-tes les villes qui fe trouvèrent fur sonpassage , & fe montra triomphant fousles murs de Cracovie. Ce fut le termede lés succès. Les habitans fe défendi-rent avec un courage héroïque , Leck leNoir accourut à la tête des Hongrois,tailla i'armée de Conrad eu pieces, &mourut peu de temps ap>ès la victoire.Henri I lui succéda en 1289, & Conradmourut dans fun duché de Mafovìe aprèsavoir en vain dispute la couronne à qua-tre rois. {M. de Sa cy)

CONSANGUIN. Jftrisprud ., fe dit decelui qui eh du même sang qu’un antre.On appelle freres & saurs consanguins ,

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ceux qui font enfans d’un même pere , àla différence des frères & sœurs utérins,qui font ceux issus d’une même mere.Lorfcm’il font tous procréés des mêmespere & mere, on les appelle freres estsœurs germains. Chez les Romains on ap-pelloit consanguins en général, tons lesparens d u coté paternel. Les consanguins011 ugnats formoient le prewi.'^ ordred’hcritiers ub intestat , au défaut d’enfanshéritiers de leur pere & mere.Parmi nouson ne donne le qualité de consanguinsqu’aux freres & sœurs qui font enfansd’un même pere. (A\

CONSANGUINITE , f. f., Jurisprud.est la parenté & la liaison qui eít entreplusieurs personnes sorties d’un mêmesang.

Chez les Romains le lien de consan-guinité avoit lieu , suivant la loi des dou-ze tables, entre tous les descendant d'unmême pere, soit mâles ou femelles.

Dans la fuite , parlaloi Voconìa , lesfemmes furent exclu fes des privilègesdésignation & conséquemment de suc-céder avec les mâles, à moins qu’ellesne fussent dans le degré de consanguinité ,c'est-à-dire , excepté la sœur de celui quiétoitmott ab intestat. Jullinien rétablitles femmes dans les droits de stagnation.

Mais le droit de consanguinité n’étoitpas précisément la même chose que ledroit d’agnation en général; c’étoit seu-lement une des elpeces d’agnation ; caril y avoit deux fortes d’agnats ou parensdu coté paternel, les uns naturels &les autres adoptifs ; & pour pouvoir qua-lifier les agnats de consanguins , il fslloitqu’ils fussent freres naturels & non ad-optil's, qu’ils fussent procréés d'im mêmepere; il importoit peu qu’ils fussent dela meme mere ou non.

On ne connoît point parmi nous cesdifferenees d’agnatìan ni de cognation,Sr l’on entend ordinairement par le termede consanguinité , la paiente qui est entreceux qui font sortis d’un même sang.

Lorsque le terme de consanguinité iífcopposé à la qualité de freres s íœurs ger-mains . ou de freres & sœurs uteiíns, ils’entend de la parenté qui est entre freres& Iœurs. procrées d un meme pere , maisnoil pas d’une même mere.

Le privilège du double 1 en , c’est-à-di-re, des freres & sœurs germains , daus