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Tome neuvieme. CON - CRI.
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nir; c’est ce que dépose le grand nom-bre de conseillers dénommés dans lesanciens registres du parlement, qui fontqualifiés en mèpre temps conseillers nuconseil privé, & conseillers en lu cour.

Comme cette affluence de monde cau-scit de l’embarras & de la confusion , leparlement voulut, en 155:1 , exclure deses assemblées tous les gens du conseil;c’est pourquoi les conseillers d’état sepourvurent devers Henri II, lequel,par des lettres du 26 mars 1556 , les con-firma dans le droit dont ils avoient jouijusqu’alors.

Le parlement ayant fait des remon-trances fur ces lettres , elles furent pref-qu’auffi-tôt révoquées , le roi se conten-tant que ceux de son conseil auxquels ilaccorderoit des lettres , fussent reçus enla cour ; c’est ce qui a donné à ces placesla forme qu’elies ont aujourd’hui.

Cet arrangement fut observé paisible-ment tant que nosRois n’accorderent deslettres de conseiller ì'honneur qu à dospersonnes de leur conseil ou qui étoientrevêtues d’emploís honorables ; maiscomme la faveur & le crédit faifoientaccorder trop facilement de ces lettres àtoutes fortes de personnes, on fit diffi-culté au parlement de recevoir tous ceuxqui fe présentoient ; on exigea qn’ilsfussent actuellement conseillers au con-seil privé & de service au conseil, .& l’onne voulut ses admettre que pendant letemps qu’ils seroient de quartier.

II ne paraît pas que l’on eût encoreFait difficulté fur le nombre de ces con-seillers, ni que l’on demandât un règle-ment fur cette matière.

Ceuefutqu’au mois de janvier 1627,lorsque M. de Bufflon , surintendant desfinances , fut reçu conseiller d’honneur ,qu’il fut arrêté que la cour 11e délibéreraitplus fur de pareilles lettres, qu’iín’eútété fait un règlement à ce sujet, attendula conséquence de i’aíBiire.

Cet arrêté ne fut pouitant pas suivi ;& quoiqu’il n’eùt pas été fait de règle-ment , on reçut dans 1e même temps plu-sieurs conseillers d'honneur , entr’autresle cardinal de Richelieu , le 27 mars 1627.

En 1632, lorfqu’on enregistra des let-tres semblables, accordées à M. de la Vil-le aux clercs, secrétaire d’état, il fut denouveau arrêté qu’on ne recevroit plus

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aucun conseiller d'honneur , soit d’épéeou de robe longue, au-delà du nombreqn’il y en avoit alors ; ils étoient aumoins dix ; on arrêta même qu’on 11’enrecevroit plus que de robe longue.

Mais cela ne fut encore point exécuté;& l’on en reçut auffi-tôt de toute efpece,& fans que le nombre en eût été fixé.

En 1651, lorsque l’on reçut MM. lesmaréchaux de Villeroi & d’Estampes , 011arrêta encore qu’à l’avenir il ne seroitplus reçu aucun maréchal de France niautre, qu’il n’cût été fait règlement furle nombre des conseillers d'honneur.

Cependant au mois de juillet suivant,M. Amçlotde Chaillou , conseiller d’étatfut reçu conseiller d'honneur , mais avecarrêté que l’on n’en recevroit plus aucunque le nombre ne fût réduit à six.

Un reçut encore, le 20 février 1652,MM. d’Alîgre & de Barillon , & mémefans faire aucun arrêté pour l’avenir.

Mais le 17 juin iíí,4 , lorsqu’on reçutM. d’Estampes, qui étoít conseiller d’é-tat, &M. de Mesgrigni, président au par-lement de Rouen , il fut ordonné que do-rénavant il n’y auroit que six conseillersd’honneur d’épée & six de robe longue ;qu’on n’en recevroit plus aucun qu’ils nefussent réduits à ce nombre; qu’il fau*droit avoir exercé pendant 25 ans quel-que emploi distingué ; enfin qu’ils n’au-roient séance en la colir que quatre dechaque ordre ensemble, c’est-à- dire, qua-tre d’épée & autant de robe.

II y en avoit pourtant alors quatorze ,savoir MM. Molé de Champlatreux, deBufflon de Bonnellc , de Mesfhe d’Irval,d’Ormesson , d’Atigre, Barillon de Mo-rangis, d’Estampes, de Mesgrigni, deBellievre , MM. les maréchaux de Gram-mont, de Villeroi, d’Etrées & d’Estam-pes, Sc M. de ía Ville-aux-cíeres secré-taire d’état.

En 1657 on reçut encore MM. de Ro-quelaure, du Pleffis - Praslia , & de laMeilleraye.

O11 tint néanmoins ensuite pendantquelque temps la main à la réduction dé-jà tant de fois proposée.

En effet, MM. de Seve & Boucheratqui avoient présenté leurs lettres dès1659, ne furent reçus qu’en 1671 ; & l’onréitéra l’arrêté précédemment fait, qu’ilE S