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fuisse Faifoit dans le champ de Mars, Undes consuls en charge étoit le présidentdes comices : il les ouvroit en ces termes :qiue res mthì , niagìstratuique meo , popu-lo phbique Romaine féliciter eveniat , con -fuies dejìgno. Le peuple accompagnoitjuíques chez eux , avec des acclama-tions , les consuls désignés. La désigna-tion se faifoit ordinairement à la findu mois de juillet; les fonctions necominencerent, du moins à compter de-puis l’an Ç99 ou 600, qu’au premier dejanvier. On accordait ce temps aux com-pétiteurs. 8i l’on parvenoit à démontrerque la désignation étoit illégitime, qu'ily avoit eu de la brigue, des largesses,,des corruptions, des menées basses, l'edésigné étoit exclu. Ce règlement étoittrop sage pour qu’il durât long-temps , &que l'oblervation en fût rigoureuse. Aupremier de janvier, le peuple s’assem-bloit devant la maison des désignés ; illes accompagnent au capitule; chaqueconsul y facrifioit un bœuf; on se rrndoitde-làau sénat; l’un des consuls pronon-çait un discours de remercîment au peu-ple. Sous les empereurs , il fe faifoitdans cette cérémonie des distributions demonnoie d’or & d’argent: il y eut juf-qu’à cent livres d’or destinées à cet em-ploi. Valens & Marcian abolirent cet«sage. Justinien le rétablit, avec la res-triction qu’on ne distribucroit que de pe-tites pieces d’argent. Mais les désordresoccasionnés par cette especc de largesse,qui excìuoit er.eore du consulat quelqueshonnêtes gens qui avoient plus de méritequed’e'cus, comme cela arrive assez sou-vent. la fit entièrement supprimer par ;l’emDreiir Léon : on donna seulement ;un repas aux sénateurs & aux chevaliers, 1& on leur envoya quelques présens qui ;s’appellerent tnunera consularitt. Les con- isuis juraient, immédiatement après leur jélection , de ne rien entreprendre contre !les loix ; ils haranguoient le peuple aux jrostres; ils avoient prête ferment devant !le consul à leur désignation ; à leur entrée ;en charge, ils le prévoient devant le peu-ple : tout ce cérémonial duroiteinq joursSu plus. Les consuls furent d’abord tous jpatriciens } mais le peuple obtint parforce en 388 , qu’il y en auroit toujoursun de son ordre. L Sextus Lateranus
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fut le premier de cette création. On ne
pouvoit briguer le consulat avant qnaran-te-un ans, & même quarante-trois. Cé-sar enfreignit cette loi, appellée lex an -nuaria , en nommant consul Dolabellaqui n'étoit âgé que de r; ans. Les em-pereurs qui lui succédèrent firent desconsuls <\m n’avoientpas même de barbe >ils poussèrent l’abus jusqu’à désignerleurs enfans avant qu’ils eussent Tissagede la parole. Dans ces temps où la di-gnité de consul n’étoit qu’un vain nom , ilétoit assez indifférent à qui on la conférât.On n’avoit auparavant dérogé à cette sa-ge institution que dans des cas extraordi-naires , en faveur de personnages distin-gués , tels que le fils adoptif de Marins,qui entra en charge à vingt-fix ans, &Pompée à trente-quatre, avant que «sa-voir été questeur. II falloit avoir cté pré-teur pour être consul ; il y avoit mêmeun interstice de deux ans , fixé entre leconsulat «Sc la dignité prétorienne, & uninterstice de dix ans entre la sortie dqconsulat & la rentrée dans la même fonc-tion. Le peuple s’étoit déjà relâché dupremier de ces usages fous Marins ; lesempereurs foulèrent aux pies l’un &l’autre; & le peuple , à qui ils avoientappris à souffrir de plus grandes avanies,n’avoit garde de fe récrier contre ces ba-gatelles. Les faisceaux furent originaire-ment les marques de la dignité consulai-re ; ils en avoient chacun douze , quiétoient portés devant eux par autant delicteurs. On ne les baissoit que devantles vestales. Cet appareil effaroucha lapeuple ; il craignit de ne s’être débarras-sé d’un tyran, que pour s’en donner deux;& il fallut lui sacrifier une p -.rtie de cetteostentation de souveraineté : on portoitdes faisceaux devant un des consuls , l’au-tre n’étoit précédé que par les licteurs.Us eurent alternativement de mois enmois les licteurs & les faisceaux. Aprèsla mort de sirutus, Valerius dont le peu-ple fe méfioit, détermina même son col-lègue à quitter les faisceaux dans Uville, & à les faire baisser dans les assem-blées. La loi Julienne décerna dans lafuite les faisceaux an plus âgé des consulsiils appartinrent aussi de préférence ou Lcelui qui avoit le plus d’enfans, 011 àcelui qui avoit encore fa femme, ou àcelui qui avoit déjà été consul. Loifqueles haches furent supprimées, pour dif«