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quelques vues qu’il a communiquées aupublic fur le tirage des voitures ; c'est dela même personne que nous tenons ledessein du rouet des faiseurs de cordesd’instrumens de musique , & des éclair-cissemens fur l’art de les fabriquer.
Discordes de cheveux. Les anciens ontauffi fait filer des cordes de cheveux , dansdes circonstances fâcheuses qui les y dé-terminoient. Les dames de Carthage secoupèrent les cheveux > pour fournir descordes anx machines de guerre qui enmanquoient» Les femmes Romaines enfirent autant dans une extrémité sembla-ble: maluerunt pudicìfìmœ matrona , de-formato capite , libéré vivere cum maritis ,quam hoftihus , intégra décoré t /ervire. Jene cite que ces deux exemples, entre ungrand nombre d’autres (jue j’omets, &dont je ne ferois qu’un éloge très-modé-ïé fi je les rapportais, le sacrifice des che-veux me paraissant fort au-dessous de ceque les femmes honnêtes & courageusesont fait en tout temps & font encore tousles jours»
Les Méchaniciens fe proposent sur lestordes en général plusieurs questions,telles que les suivantes : quelle est la for-ce des cordes en elles-mêmes? quel estleur effet dans les machines ? quelles fontleurs vibrations quand elles font frap-pées ? V. là-dejsits. les articles suivaHs,
Corde, Méchan » Quelle est la forced’une corde relativement à celle des filsdont elle est composée , si on en prend lasomme, en les éprouvant séparément?•Le tortillement ajoute-t-il à la force descordes on la diminile-t-il ? Voyez VarticleCORDERIE.
CORDE , Méchaniq. De la réjìjlance descordes. La résistance dex cordes est fortconsidérable , & doit par toutes fortes deraisons entrer dans le calcul de la puissan-ce des machines. M. Amontons remar-qué dans les mémoires de l’académieroyale des Sciences, 1699 , qu'une cordeest d'autant plus difficile à courber i°.qu'elle est plus roide & plus tendue parle poids qu’clle porte ; a°. qu’elle estplus grosse , & 3 0 . qu’elle est plus cour-bée, c'est-â-dire, qn’elle enveloppe unplus petit cylindre.
II rapporte des expériences qn’il a fai-tes pour s’assurer des proportions danslesquelles ces différentes résistances aug-Tome IX, D art. /,
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mentent; ces expériences apprennent quela roideur de la corde occasionnée pav !spoids qui la tire, augmente à proportiondu poids, & que celle qui vient de l’é-paiffeur de la corde augmente à propor-tion de son diamètre : enfin que cellequi vient de la petitesse des poulies au-tour defquelles elles doit être entortillée,est plus forte pour les petites circonfé-rences que pour les grandes, quoiqu'ellen’augmente pas dans la même proportionque ces circonférences diminuent.
D’où il s’ensuìt que la résistance de*cordes dans une machine, étant estimésen livres , devient comme un nouveaufardeau qu’il faut ajouter à celui que l*machine devoit élever : & comme cetteaugmentation de poids rendra les corietencore plus roides, il faudra de nouveaucalculer cette augmentation de résistance.Ainsi on aura plusieurs sommes décrois-santes , qu’il faudra ajouter ensemblecomme quand il s’agit du frottement, &qui peuvent fe monter très-haut. Voy.Frottement.
En effet, lorsqu’en se seft de ccrdetdans une machine, il faut ajouter en-semble toutes les résistances que leursroideurs produisent, & toutes celles quele frottement occasionne; ce qui augmen-teras» considérablement la difficulté dumouvement, qu’une puissance méchanî-que quin’a besoin que d’un poids de içooliv. pour en élever un de 3000 liv. parle moyen d’une moufle simple , c’est-â-dire, d'une poulie mobile L d’une pouliefixe, doit , selon M. Amontons, en avoirun de 3942 livres, à cause des frotte-mens & de la résistance des cordes.
Ce que nous venons de dire des pou-lies doit servir déréglé dans l’usage de*treuils, des cabestans, &c. & des autfesmachines pour lesquelles on fe sert decordes : si on négligeait de compter leurraideur, an tomberoit infailliblementdans des erreurs considérables , & le mé-compte fe trouverait principalement dansles cas où il est très important de ne fepoint tromper, je veux dire dans lesgrands effets ; car alors les cordes font né-cessairement fort grosses & fort tendues.
C’est d’après ce principe, qu’on exami-ne dans les mémoires de l'académie de1739 , quelle est la meilleure maniéréd’employer les seauxpour élever de l’cao.