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Tome neuvieme. CON - CRI.
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piême, en ajoutant de la couleur , tein-dre 'a pâte.

M. Papillon , graveur en bois, de quinous tenons ces préparastons, prétend-qusestgs réussiront non-seulement fur laçorne , mais même lur l’ivoire. II ajouteque pour amollir les os, il faut prendreJes portions creuses de ceux des jambes ,avoir du jus de rnarrube , d’aclie , dejniste-feuilse , de raifort, avec fort vi-naigre , en parties égale' ; en remplir lesos, bien boucher les ouvertures, euforte que la liqueur ne puisse sortir; lespotcrrrr en cet état dans le crottin , &les y laisser jusqu’à ce qu’iis soient mous.

Polir l’ivoire & les os, on dit qu’ilsuffît de les faire bouillir dans de fort vi-naigre.

Ayez aussi du vitriol Romain, du selréduis cu poudre; arrosez le tout defprt vinaigre : distille?. On ajoute queJc résultat de cette distillation amolliraJ’os & 1 -voire qu’on y laissera séjour-ne-' . & que si on fait passer de-là cessubstances dans le suc de bettes, estes s’atfend'iront tellement, qn’dles prendrontdes empreintes de médailles qu’on ren-dra durables en mettant d'abord les pie-ce imprimées dans le vinaigre blanc, &(çpfuite Jans Peau de puits fraîche.

Nous ne garantissons aucun de ccspffets; nous les publions afin que quel-qu’un les éprouvé , & voie si fur ce grandnombre il n’y en anroit pas qui tint cequ’on en promet.

CûBNE , Hìst. nat. , on donne com-munément le même nom à ces efpecesde petits télescopes qui partent de la têted u limaçon , & autres animaux sembla-bles , fr aux touffes de plumes qui s’é-lpvent fur pelle des çhats-huants & au-tres oiseaux,

C p R N E , Maréchaìl. & Manche, estpn ongle dur L épais d’un doigt, quirçgne antoiir du sabot dil cheval, & quienvironne la fole & le petit pié ; c’estlà où l’on broche les clous lorfqii’on leferre, fans que le fer porte & appuiefur la fole, parce que celle-ci étant plustendre que la corne , le fer la fouleroit,& feroit boiter le cheval. Quand la cornepst usée , on dit le pied est usé. On metdu í'urpoint à la corne du pié des che-vaux, lorfqu’elle çst feche & ufée. VoyezSp^fptNT.

COR

Les avalures viennent à la corne. L’en-castelure vient à la corne des pies de de-vant. Votre cheval a un javart encorné.P'eyez AVALURE, EnCASTELURE NJavart.

Quant un cheval a beaucoup de corneà la pince des pies de devant, lç maré-chal y peut brocher haut, fans craintede rencontrer le vif; & à l'égard despiés de derrière, il doit broche, haut ailtalon , mais bas à la pince , parce que lacorne y est près du vif.

On dit donner un coup de corne à uncheval , pour dire le saigner ail milieudu troisième , au quatrième cran, ausillon de la mâchoire supérieure ; ce qu’onfait avec une corne de ceif dont le boutest effilé & pointu ; ce qui fait l’effetd’une lancette. On donne un coup decorne à un cheval qui a la bouche échauf-fée.

Corne de vache. Les maréchaux appel-lent ainsi une véritable corne de vache ou-verte par les deux bouts, dont ils feser-vent pour damier un breuvage à un che-val.

Muer de cerne, voyez ?/IuER. (F)

Corne de Ckrp ( Coronopus), Hìst.nat. Bot., genre de plante dont les fleuri& les fruits font semblables aux fleursL aux fruits dù plantain , dont il nedifféré qu’en ce que les feuilles sent pro-fondément découpées , taudis que Icifeuilles du plantain sent feulement den-telées. Touvnefort, inft. reiherb. VoyezPlante. (/)

Corne de Cer? , plante, Matièretxêd. Cette plante a à-pen-près íes mêmespropriétés que le plantain , mais onn'enfait aucun usage dans la pratique de laMédecine. Hoyez Plantain, ( b )

Corne d’Ammon, cornu Animants ,Hìst. nat. Minéralog. , pierre figuréedont l’origine &la formation font à pré-sent bien connues; on ne doute plus quece ne soit une pétrification de coquille.Dès qn’on est parvenu à détruire uneerreur, il feroit à souhaiter que l’on pûten effacer le souvenir. A quoi bon re-tracer ìes chimères qui ont fait illusionà l'efprit humain , & les superstitionsqui l’ont abruti pendant si long - temps?Une telle érudition tie peut que satis-faire !a vaine curiosité des hommes , &non pas lçs éclairer dp flambeau de la