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quefois deux pour marquer une abondan-ce extraordinaire. Chambers. (6)
CORNE D’ABAQUE, en Architecture ,ce font les encoignures à pans coupés dntailloir d’un chapiteau de sculpture , quise trouvent pointues áu corinthien dutemple de Vesta à Rome.
Corne de bélier , ornement qui sert devolute dans un chapiteau ionique com-posé , comme on en voit au portail del’église des Invalides du coté de la cour.
Corne d’abondance , ornement de sculp-ture qui représente la corne de la chevreAmalthée , d’où sortent des fruits, desfleurs, & des richesses, comme on enVoit à quelques frontons de la grande ga-lerie du Louvre. En latin , cornticopia.
Corne de bœuf o u de vache , trait de ma-çonnerie qui est un demi-biais passé. (P')
CORNES (ouvrage «), dans la Fortifica-tion. Voyez Ouvrage a cornes.
Cornes de la Lune, voyez Crois-sant.
CoRNE DE VACHE, coupe des pierres ,espece de voûte en cône tronqué, dont ladirection des lits ne passe pas au sommetdu cône. (D)
Corne de vergue, Alarme , c’eftune concavité en forme de croissant quiest au bout de la vergue d’une chaloupe,& qui embrasse le mât lorsqu’on hisse lavoile. II y a plusieurs fortes de bâtimensqui ont des vergues à corn es. (Z)
CORNE A LISSER , Bourrelier , in-strument dont les Bourreliers se serventpour polir & lisser les différens ouvragesde leur métier. Cet instrument n’est au-tre chose qu’un morceau de corne de cerfFort uni, qu’ils passent fur Pouvrage enl’appuiant, pour en applanir les inéga-lités, & lui donner un œil plus luisant.
Corne DE Rancher , terme de Char-ron , ce font quatre morceaux de bois dela hauteur de quatre piés ou environ ,qui s’enchássent dans les mortaises desranchers en dehors, & qui servent à ap-puyer les ridelles de la charrette.
Corne , en terme de Potier , ce fontdes éminences qui surpassent les bordsd’un réchaud , fur lesquelles on appuiele plat ou autre chose semblable ; atìnde donner de l’air au feu.
Corne ou crudité des Cuirs ,terme des Tanneurs îfi autres ouvriers quitravaillent £f emploient le cuir j c’est une
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certaine raie blanche qui paroît à la tran-che du cuir tanné lorsqu’on le fend parle milieu, & qui fait connoítre que lescuirs n'ont pas pris assez de nourrituredans le tau. C’est un grand défaut dansles cuirs que d’y voir de la corne ou cru-dité. Voyez Tanner.
CORNE, adj. Chymie , c’est ainfi qu’onappelle certaines substances métalliques ,•unies à l’acide du sel marin. Plomb cornésLune cornée, & c. Voyez les articles par-ticuliers des substances métalliques, &l’article Sel marin, (é)
CORNEE , f. f. Anat.. La tunique laplus externe , la plus forte du globe del’œil , est la cornée, qui renferme toutesles autres parties dont ce globe est com-posé. Elle tire son origine de la dure-mere, qui enveloppe le nerf optiqueauffi-tót qti’i! passe du cerveau dans l’or-bite. Etant arrivée à l’œil , elle s’étend& forme comme une sphere. Parvenueà la partie antérieure de l’œil, elle de-vient plus mince, plus souple , & trans-parente ; alors elle n’est plus fi dure , &elle se jette davantage en dehors. Tan-dis quelle est opaque, ou lui donne lenom de sclérotique mais dès qu’elle de-vient transparente par-devant, elle portecelui de cornée : c’est pourquoi les anato-mistes la divisent en deux portions ; unegrande appellée cornée opaque oascléroti-que ; & une petite, nommée cornée trans-parente , située antérieurement, Sc quin’est qu’un petit segment de sphere.
Je dis que la cornée transparente e/l unpetit segment de sphere , mais je dois dire ,pour parler plus exactement, qu'elle faitportion d’un sphéroïde un peu alongé : cequi est une fuite nécessaire de la dispo-sition des muscles droits qui comprimentl’œil selon la direction de son axe, & quile tirent en même temps vers le fondde l’orbite, conformément aux observa-tions de M. Petit, médecin, qui a beau-coup travaillé fur la figure & fur les di-mensions des parties de l’œil. Selon cethabile homme , la cornée transparenteest une portion de sphere , dont le dia-mètre est ordinairement de 7 , 7 j on 7 |lignes; fa corde est de ;, oulignes, & son épaisseur est le plus sou-vent de î\ou /- d’ime ligne. Voyez l'bist.de l'ac. des Sc. an. 1718 - Le savant P.Scheiner a connu il y a plus d’un sic-*