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Tome neuvieme. CON - CRI.
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mémo division ou escadre particulière, iln’y aura que le plus ancien qui pourra a ribore r la cornette ; les autres porteronttine simple'flamme. (Z)

Cornette , Hist. mod. , forte dechaperon à Pufatge des magistrats dansp'uíìeurs villes; ils la portent fur l’épait-ls, & elle caractérise leur dignité.

Cornette, Hist. moi., bande defoie que les professeurs de college por-tent autour d» col, &. qui étoitamrefoisparticulière aux docteurs en Droit.

* Cornette, vêtement de téteàl’u-saçe des femmes ; elles n’en mettent gue-re qa’en déshabillé. La cornette est com-posée de trois pieces , le dessus, le des-sous , & le fond. Le fond couvre toutle derrière de la tête, il est plissé. Lapiece à laquelle le fond est cousu, quienveloppe le front, les oreilles, & quipend à droite & à gauche, nu s’attachefeus le menton, ou fe relève far le hautde la tête, s’appelle la bande ou ledcjsus.Le dessous est une bande toute semblableati dessus, placée rie la même manière, àcette feule différence que le dessous avan-ce un peu plus avant que le dessus. Onpratique au bas du fond un grsnd ourletplat, qu’on appelle une pajsei on y metun ruban attaché au coté droit & au cotégauche, de maniéré que la partie attachéeail coté droit étant ramenée à gauche dansla passe, & la partie attachée au coté gauche étant ramenée dans la passe au cotédroit, quand on vient à tirer ces partiesde ruban, on force les cotés à Rappro-cher, & par conséquent & la passe & lederrière du bas du front à se Froncer:c'est ainsi que la cornette se serre sur latête. Ces deux bouts de rubans viennentensuite se nouer ou s’attacher à l’épinglefur le haut de la tête; le dessus & le des-sous font assemblées avec le fond,’ de ma-niéré qu’ils forment tout autour du visa-ge des plis plats. II y a des cornettes dejour, il y en a de nuit, il y en a d’uncinfinité de formes & de nomS différens ;mais elles conservent toutes en grandepartie la faqon que nous venons de décri-re. On met fur la cornette une coeffe demousseline qui fe noue fous le menton ,& qui fe ramenant quelquefois autourdu col, va fe nouer encore une fols auderrière de la tête.

Coenette, Fauconn ., c'est ce qu’on

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appelle la houpe ou tiroir de dessus le cha-peron de l'oiféaii.

* CORNICEN , f. m. Hist.'anc. , celuiqui jouoit de la corne, instrument mili-taire. Fovez Corne, Hifì. av.c.

CORNICHE , ou CORNET , oioyezCalmar.

CORNICHE, f f. terme d'Architecture.On comprend fous ce nom tout membreà-peu-près saillant de fa hauteur, & ser-vant à couronner un bâtiment ou tout au-tre membre principal en Architecture,qui par sa faillie jette loin du pié du bâti-,ment les eaux d u ciel.

La corniche est toujours considéréecomme la troisième partie d’un entable-ment (voyez EntablementJ , & encompose ìa partie supérieure. II cn estde propres â chacun des cinq ordres, &qui font le plus universellement approu-vées; celles deVignole, par exemple,fout assez belles en général, & ont étéassez communément suivies dans nos édi-fices François. (P'cyez leur profil dans lesplanches d'ArchiteBure.) La corniche tos-cane, suivant cet auteur, est composée,de trois parties principales ; savoir, d'ti-ne cimaise inférieure ( voyz Cimaise),d’un larmier (voyez Larmier) , & d’u-ne cimaise supérieure. La dorique estcomposée de deux cimaises & de deuxlarmiers ; l’iouiquej de trois cimaises &de deux larmiers; la corinthienne &lacomposite, île trois cimaises & de troislarmiers. Mais Palladio , auteur qui aété le plus suivi en Italie, donne â cettederniere trois cimaises & quatre.larmiers,c’est-â-dire , qu’un de ces larmiers est ìdouble platte-bande,ainsi qu’on le remar-que à la corniche de l’ordre composite duchâteau de Clagny, & au portait des Mi-nimes à Paris.

Toutes çes parties principales font di-visées par d’ati'tres membres qu’on nom-me en général moulures, (v. Moulu-res.) Ces moulures font appliquées enplus ou moins grande quantité , selon la' richesse des ordres, & doivent être plusou moins ressenties selon leur utilitéou leur élégance , & enfin doivent êtreconservées lisses ou taillées d’ornemensselon la richesse de ('ordonnance.

Lorsque l’éconcmie ou quelqu’autreconsidération fait supprimer les orhe-mens dans les corniches , il faut savoir