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denxpiés, sur une tige rameuse, garniede feuilles conjuguées qui naissent très-proches les unes des autres; elles fontcomposées de onze Folioles étroites à leurbase , & qui s’élargissent par le bout :leur verd est bleuâtre : les fleurs pren-nent naissance de Faisselle des feuilles àla partie supérieure des branches : ellesfont groupées en un certain nombre furun filet commun, & forment par leurensemble nn bouquet arrondi : elles fontd’un jaune très-éclatant : l’odenr forte«ju’elles exhalent n’affecte pas tous lesodorats d’une maniéré agréable.
La coroniíle »°. r, est un arbrisseaude la même taille que le premier, dontil différé feulement par le nombre Sc lacouleur de ses folioles: il s’en trouveneuf ou onze fur le martre pédicule , &elles font d’nn blanc argenté.
L'eí'pece n°. Z , est plus élevée que lesdeux précédentes, les tiges grêles de cetarbuste parviennent, fi l’on a foin de lessoutenir, à la hauteur d’environ cinqpies : ses feuilles font composées de folio-les ovales, les fleurs naissent au bout desbranches en petits bouquets arrondis,fur des pédicules longs & déliés : ellesfont d’un jaune brillant, plein d’amé-nité, & exhalent l’odeur d’une prunemirabelle bien mûre. Si l’on a foin d’a-briter l’hiver cette coroniíle fous descaisses à vitrages, elle ne cessera pas dedonner des fleurs durant toute cette sai-son , au printemps il s’en épanouira denouvelles, elle fleurira encore en été &toute Fautomne : c’eft un arbuste déli-cieux.
La quatrième efpece ressemble beau-coup à la précédente, seulement le s fo-lioles y font en plus petit nombre, lesfleurs lbnt plus grandes & moins parfu-mées ; elle est pins délicate. On n’ajamais pu réussir en Angleterre à luifaire passer l’hiver à l’air libre. On doitl’abriter durant cette saison ou dans unebonne ferre , ou fous une caisse à vitrage.
La cinquième coroniíle n’est qn’nneplante basse & traînante, à tiges bosseu-ses ; les folioles font ovales L d’un verdbrillant} les fleurs naissent fur de longspédicules en bouquets serrés; elles fontjaunes & inodores.
La tige de l’efpece sixième meurtchaque hiver jufqu’au pié; au printempsF I N de la premiere .
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elle s’élance cíu sein de la terre & par-vient durant l’été à la hauteur de cinqou fix pies, lorfqu’on a foin de la sou-tenir! ses folioles tantôt opposées, tan-tôt alternes, font petites, oblongues Ld’uu verd foncé ; les fleurs naissent àFaisselle des feuilles fur de longs pédi-cules , L font rassemblées en bouquetsarrondis ; elles varient par la couleurfur le même bouquet d’un poupre foncéà un purpurin clair mêlé de blanc ; L illeur succédé des filiques minces. Cetteplante trace beaucoup , elle auroit bien-tôt envahi un terrain considérable , sion la livrait à son naturel ; elle étouf-feroit par fa fécondité toutes les plantesenvironnantes: il convient donc de l’ifo-ler & de la confiner : dans quelque folou dans quelque situation qn’on la plan-te , elle subsiste fans peine; mais ellefe plaît singulièrement dans un lieu oùl’air & la lumière agissent librement; lenombre & la beauté supérieure de sesfleurs sont l’expreífion du bien-êtrequ'une position semblable lui fait éprou-ver. Autrefois on cultivoit cette planteen Angleterre pour en nourrir le bétail :nous soupçonnons depuis long-tempsqu’elle est très-propre à cet usage. IIs’en faut bien qu’on ait encore tiré desplantes légumineuses tous les avantagesqu’elles prefentent: cette utile & nom-breuse famille semble être spécialementdestinée par la providence à servir d’ali-ment aux bestiaux. Toutes ces plantessont d’une saveur douce & contiennentles principes du lait.
Notre derniere efpece s’éleve fur unetige herbacée à la hauteur de deux pies ;les feuilles font composées de six pairesde folioles qui excédent en grandeur cel-les des feuilles de la sixième efpece : ellessont auílì plus larges dans leur partie su-périeure : les maîtres pédicules des fleursnaissent aux cotes des branches; ils fontmoins longs que ceux dé la coroniíle pré-cédente & portent de plus petits corym-bes; il succédé à ses fleurs des filiquesd’environ deux pouces de long, qui fontoblongues, cóniqms Sc articulées. (_M.le baron de Tscboudi. )
* C0R0N1S , f. f., déesse
révérée àSicyone ; on lui facrifioit dansle temple de Pallas, parce qu’il n’y enavoit point de bâti en son nom.artie du Tome muvieme.