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Tome neuvieme. CON - CRI.
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COR

corps Jbnort Sc n’en Fait point partie.On doit avoir cet article présent à l’es-prit, toutes les fois qu’il Fera parlé ducorps sonore dans les articles de musi-que de cet Ouvrage. (S)

Corps-de - voix , f. m., Mufiq.Les voix ont divers degrés de force ainsique d’étendue. Le nombre de ces degrésque chacune embrasse porte le nom decorps de-voix quand il s’agit de force,& de‘volume, quand il s’agit d’étendue(Voyez Volume). Ainsi, de deux voixsemblables formant le même son , cellequi remplit le mieux l'oreille & se faitentendre de plus loin , est dite avoirplus de corps. En Italie, les premieresqualités qu’on recherche dans les voix,font la justesse & la flexibilité; maisen France on exige fur-tout un boncorps-de-voix, (S)

Corps, Méd. , dans les animaux ,e’est l’opposé de Pa»»e, c'est - à - dire,cette partie de {'animal qui est compo-sée d’os, de muscles, de canaux, dpliqueurs, de nerfs. Voy. Ame.

Dans ce sens, les corps font le sujetde Panatomie comparée. Voyez Ana-tomie.

Corps , dans P Economie animale ,partie de notre ctre étendue suivanttrois dimensions, d’une certaine figuredéterminée propre au mouvement & anrepos. Boerbaave.

Quelques médecins modernes Alle-mands ont admis pònr troisième partieun certain genre d’archée ; mais je nefais ce qu’ils Veulent dire ; & je pensequ'ils ne se sont pas entendus eux-roê-Hfes. Voyez ArchÉe.

» Le corps humain est composé de so-lides & de fluides. Voyez Solide £5*Fluide.

II y a quelques variétés dans les corpsdes hommes ; c’est ce que prouvent lesdivers effets des remedes, sur-tont endifférens pays : c’est de-là que vingtgrains , par exemple , de jalap lâchentà peine te ventre, & dix suffisent dansun autre oìt l’on transpire moins. 11n’en faut pas conclure de-là qu’il y aitune diversité sensible, dans la naturemême des parties qui le composent, &qu’ainfi on ne puisse com|íter fur au-cune pratique générale. L’homme quimange des alimeus de toute elpccc, &

COR si-te btenf qui ne vit que d’herbe, ont à-peu-près le même sang : l’analyse chy-mique ne montre aucune différence queles sens puissent appercevoir , si ce n’eftune odeur de poisson dans les brebisqui vivent de poisson au détroit dePerse, & dans les hommes qui viventde même. AuffiTabor dit-il que le sangde Pliomme & du boeuf ont le mêmepoids & les mêmes propriétés. Ceoi s’ac-corde avec le mémoire que M. ffom-berg donna à l’académie des Sciences,an. 171s j & avec Baghis qui avant cecélébré chymiste, avoit observé très-peu de différence dans 1a bile de l’homme& du mouton. Or toute cette analogien’a rien qui doive surprendre les Phy-siciens, puisque les sucs des animauxne diffèrent des végétaux que d’un seuldegré, & que les nôtres ne font pasdifférens de ceux des animaux. N'est-ce pas encore de la même maniéré queles plantes ont toutes un suc qui leurest propre , tout-à-fait différent des sucsqui les ont nourries & qui les ont faitcroître ? En effet les sucs de la terrequi forment l’aloès, la mélisse & le cer-feuil , font tous les mêmes ; cependanttelle est la vertu séminale de chacune ,que les uns deviennent amers , les au-tres doux & aromatiques. Dans centmille végétaux, le même suc se changedonc en autant de diverses liqueurs jcomme notre corps de cent mille sucsdifférens, fait un chyle doux qui luiest propre. II y a donc dans le corpshumain un principe, qui au moyen dedeux choses d’une nature étrangère, lepain & Peau, forme les parties solides& liquides de ce corps", & si ce prin-cipe vient à manquer , jamais toutesles forces de Punivers réunies ensemblene pourroient faire les mêmes produc-tions par les mêmes moyens. Beer-haave.

Comme il n’est rien de plus impor-tant pour les'maladies que de bien con-noître la situation deS parties, & qu’onfe sert três-souvent dans la descriptionde ces parties des mots interne & ex-terne , antérieur & postérieur, supérieur& inférieur, on doit, pour éviter laconfusion , concevoir le corps divisé parun plan que l'on suppose partager lecorps en deux parties égales Si fy m masK k 4