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Tome neuvieme. CON - CRI.
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C 0 SCIN 0 MANT 1 E, f. f. Divination.Divination qui se fait par le crible. VoyezDivination. Ce mot vient de xemuvsv,crible ; & /./.xvrelx, divination. On éleven n crible for quelque chose ; puis aprèsavoir dit quelques paroles, on le prendde deux doigts seulement : on récite lesnoms de ceux qui font suspect, & celuiau nom duquel le crible tourne, trembleou branle , - est tenu coupable du maldont on cherche l’aiiteur.

Théocrite parle dans fa troisième idyl-le, d’une femme qui étoit fort habiledans cette espece de divination. On ditqu’elle se pratiquoit en suspendant uncrible par un fil , ou le posant sur unepointe de ciseau, & le faisant tourner,en nommant pendant qu’il tournois, lesnoms des personnes suspectes. On la pra-tique encore de cette derniere maniérédans quelques endroits d’Angleterre.

II paroît par Théocrite qu’on s’en ser-voit pour connoitre non-seulement despersonnes inconnues , mais encore lessentimens intérieurs des personnes quel’on connoiíToit. Dici. de Trév. & Cham -bers.

C est ce qu’on appelle tourner le sas ;pratique superstitieuse qui est encore au-jourd'hui en usage parmi le peuple igno-rant & groisier, pour découvrir les au-teurs d’un vol, ou recouvrer les chosesperdues. Pictorius a donné la formuledes paroles qu’on emploie dans cette opé-ration, en assurant qu’il s’en est lui-mêmeservi trois fois avec succès, fi l’on encroît Delrio, disquifit. magie, lib. IV. ch.ij. qtiaft. 7. seCí. 1. p. 548. (6)

*COSCOMA, Ilist. nat. bot., arbredu Monomotapa , dont le fruit ressem-ble à la pomme d’amour , est violet,agréable au goût, & purge violemmentlorsqu’on en mange en trop grande-quantité.

CO - SECANTE , s. f. Géomítr. , c’estla sécante d’un arc qui fait le complé-ment d’un autre ; ainsi la co-sêcante d’unangle de 30 degrés est la sécante de 60degrés. Voyez SÉCANTE (s ComplÉ-MÈNT. (O)

CO-SEIGNEUR , f. m. Jurìs , est ce-lui qui a droit avec quclqn’autre à unejnême justice ou seigneurie directe; ainsiceux auxquels appartient un droit de jus-tiçe par .invidis , fout co-seigneurs julli-

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ciers du lieu fur lequel s’étend ce droitde justice; ceux auxquels appartient unmême fief, font co -seigneurs féodaux.Les co-seigneurs font ordinairement touségaux quant à la qualité du droit, maisnon pas quant à la quotité; l’un peutavoir les deux tiers, un autre le tiers,ou autres portions plus ou moins grandes,ce qui n’empêche pas qu’ils ne soient co-seigneurs. S’il n’y a point départagé dufief entre eux, ils font co-seigneurs parindivis ; si le fief est partagé quant audomaine, ils font toujours co-seigneurs,parce que le partage n’empêche pas quece ne soit toujours le même fief dont ilspossèdent chacun une portion. Maissi le fief étoit démembré , & que cedémembrement fût permis par la cou-tume , ou approuvé par le seigneurdominant, alors ceux qui possèdent lesdifférentes portions du fief servant,ne sont point co-seigneurs, parce que ledémembrement proprement dit d’un seulfief en fait plusieurs distincts & séparés.Si le seigneur s’est feulement joué de sonfief, soit par sous-inféodation, soit à ti-tre de cens ou rente , ou par vente, ceuxqui tiennent leur droit de lui , ne fontpoint ses co-seìgneurs, n’étant point seségaux pour la qualité en laquelle ilspossèdent.

Lorsque dans une même paroisse il ya plusieurs seigneurs de fief & seigneurshaut-justiciers, le seigneur qui a la hau-te-justice sur le terrein où est bâtiel’église , est seul en droit de se dire lei-gneur de la paroisse ; les autres seigneursjusticiers ou féodaux ne font point ses co-seigneurs, & ne peuvent pas se qualifierseigneurs du même lieu, non pas mâmeseigneurs en partie, mais seulement d’untel fief ou justice astis dans ce lieu. Lors-que le même fief ou justice est partagéentre plusieurs, celui qui a le château011 principal manoir, 011 qui a la plusconsidérable partie du fief ou de la justi-ce , peut se dire seigneur du lieu sansaucune restriction ; les autres co-seigneursne peuvent se dire que seigneurs enpartie.

Celui qui a la pins grande portion dela seigneurie 011 justice, a droit de gar-der les titres communs ; à la charge d’enaider ses co-seigneurs ; s’ils étoient tonsseigneurs par égales portions, & qu’ils