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Tome neuvieme. CON - CRI.
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en verrala figure double , ou du moinsdissemblable de la vraie.

La figure apparente prendra fur lepapier blanc un bord pâle , lorsquedans le temps qu'on regarde la tachecolorée on en approche un peu l’œilfans que Limage change de place fur larétine.

On verra une figure verte fur un fondjaunâtre, après avoir confidéré un quarrérouge fur du papier bleu.

Pareillement, íì le fond a été jaune &la tache bleue, on verra une tache jaunedans un champ bleu , gfc.

Le P. Scherffer laisse un peu plus àdésirer au sujet de l’explication de laseconde suite d’expériences de M. deBuffon. II avoue d’abord naturellementqu’il n’a pu voir ni croisée de fenêtreni panneaux blancs ni un rétrécisse-ment considérable de la figure, & ils’arrête à l’idée que M. de Buffon aurafatigué ses yeux au point de n’ètre plusen état de les tenir assez tranquilles,pour que les axes visuels se rencon-trassent sur le quarré: car, dit-il, fices axes se coupent en deqà ou au delàdel’objet, on le verra nécessairement dou-ble , comme il arrive ordinairementdans de pareils cas : or , il se peuttrè'-bien que les figures qui se sontprésentées avent été fi proches Tunede i’autre , qu’eîles n’ont fait qn’une feu-le surface , & qjie fi avec cela la longuefatigue a fait changer affinage sa placedans l’œil, il èti soit résulté quatre ima,ges jointes ensemble & représentantquatre panneaux de fenêtre avec leurcrojsée.

Le P. Scherffer passe à ce qu’il y ad’ailleurs de remarquable dans ces ex-périences , & distingue trois observa-tions en particulier. La premiere estque M. de Buffon a vu les bords duquarré rouge fe charger de couleur :notre auteur observe sur cela qu’en gé-néral le bord d’une figure qu’on con-sidéré plus long-temps qu’il ne seróitnécessaire pour lâ voir représentée surlin fond blaritss, - se teint de la couleuraccidentelle du fond sur lequel la figurerepose. L’expérience lui a appris qu'onvolt le bord d’un quarré blanc devenirjaune, fi le quarré repose sur un fondbleu i verd s’il est fur un fond rouge ;

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rougeâtre fur un fond verd , & ainfi defuite: cela posé, comme les couleure íh*ciiiente/les, quand elles tombent fur desréelles , font très-foibles en comparaisonde celles-ci, & qu’outre cela elles fontluisantes , elles ne font ordinairementd’autres effets que de renforcer uh peula couleur véritable du bord , & de luidonner plus d’éclat. Mais l’ombre étantla couleur accidentelle du blanc , on doitvoir le bord de la figure fe rembrunirquand on la considéré fur du papier blanc.Le P. Scherffer explique au reste cesphénomènes par des contractions &des extensions alternatives de Limagequi fe forme fur la rétine lorfqu’onconsidéré la figure pendant long-temps,& cette conjecture nous paroit d’autantplus fondée , que le bord dont 11 s’a-git est tantôt plus large & tantôt plusétroit, & qu’il disparoît souvent entiè-rement.

La seconde circonstance que notreauteur ludique, e’eft que, suivant M.de Buffon , la couleur du quarré devientplus foible dans l’ititér-ieur de ces bordsplus colorés; il assure que-de ion coté ,il a seulement pu voir au commence-ment la couleur de la figure devenir unpeu plus sombre vers le milieu , & lafigure paroítre ensuite distincte , &

pour ainsi dire, nébuleuse, quand Hla considérois sur une. surface blanche :ff je n’ai jamais , ajoute - t- il, pu re-marquer une véritable blancheur susdes figures colorées ; mais quand je re-gardois des taches: blanches fur du pa-pier coloré , elles paroi Isolent légère-ment teintes de la couleur du fond endedans de leur périphérie > je ne vou-drais cependant pas garantir que celaait toujours liern „ ■

La troisième observation sur laquellele P. Scherffer insiste, c’-est que toutesles fois qu'on. a considéré les tachescolorées plus long-temps que de 1 cou-tume , leurs ooiiíe-v.rì accidentelles sevoient non-seulement fur un fond blanc ;mais aussi quand en fermant les yeuxon ne regarde rien . absolument ; iltrouve ce phénomène-difficile à expli-quer , & il entre à ce sujet dans desdétails trop longs pour pouvoir trouver1 place ici , d’autant qu’au fond ce neI sont que des conjectures, Le F. Scherfi-