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Tome neuvieme. CON - CRI.
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une idée de Ion appareil, qui ressfmbloità-peu-près à celui que je viens de decrire,il continue ainsi : “ tenant de ma maindroite le Vase de verre , tandis que j’es»sayois de fautre à tirer des étincelles ,tout d’un coup ma main droite fut frap-pée avec tant de violence , que j’eus lecorps ébranlé comme d’un coup de fou-dres le vaisseau , ajoute-til , qtìoiquefait d’un verre mince, ne se casse poiittordinairement , & la main n’est pas dé-placée par cette commotion ; mais le bras& tout le corps font affectés d'une ma-riiere terrible que je ne-pui.s exprimer;en un mot , je crus que c’étoit fait demoi. „

On.voitpar tout ce que nous venons derapporter, que le nom de coup foudroyantqu’on a donné à cette expérience , n’estqne ('expression de ce que la plupart despersonnes qui la font croient ressentir ,la maniéré subite & violente dont ellesfont frappées leur faisant imaginer qif el-les ont été cammc foudroyées.

On n'anra pas de peine à croire qnefa nouvelle d’une expérience aussi ex-traordinaire s’étant répandue dans lemonde lavant , tous lés physiciens ayentété curieux de la'répéter: mais qu’il enait été de mémo du peuple & des pîiisiijdissérep!; ï que cette expérience aitexcité le-ureurìosité ail point où elle l'ex-cita , c’eft pè qu’on aùroit .de (a 'peine às’imagittef , si la ebose nlétoît "encoretrop récente pour qn’on.çn'jpyr.,(jouter.En. eífçt , il n'y ç.v4t .péu't„-ëjité",jamaisd’emprfefijjment. pareil a. celui' qu’on té-moigna peur la vuff.óii pV>ur. layîaire ,tant on avoit de. p'iyoe à croire le. rnc'r-vçilleipç qu’on en racontoit. fíos 'physi-ciens étoìent accablés de gens ,,qui de-mouuloient à s’aflùfçr par èiíx-mêmes de.ce qui.en étoit ; elle faisoit lé sujet dela conversation ordinaire à la ville & Sla. cour- Enfin lés .csipfes àtlerênt ' átiì>oì.»t qne l’électricite , qifi'jusques,làavoit été renfermée dans les cabinets desphysiciens , se dpnná. en spectacle pourdél’argept; des'géns.avfec "des machinesà électricité s’étant établis dans les foires,& ayant couru les villes &. les provin-ces pour satisfaire à l’envie qne l’on té-moiguoit, comme nous savons dit , detontes parts , de faire cette,-célébré ex-périence. _ '

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C'cst ainsi que la Physique venge , ficela le peut dire , de .temps en temps lesphysiciens du peu de cas que le peupleC & il y en a plus d’une espece) fait deleurs occupations : elle leur offre desfaits fi singuliers & si extraordinaires ,que les moins curieux ne peuvent s’tm-pêcher de sertir de leur indifférence ,pour venir les admirer.

Quelque singulier & extraordinaireqile lënapresiément dont nous venons deparler puisse paroítre , on voit cependantqu’il a une espece de fondement dansla nature de la choie elie - même. Eneffet , tons les différons phénomènesque nous offre la Physique ne piquentpas également la curiosité ; il y en abeaucoup où il n’y a point à admirerpnpr qui ne fait pas penser ; mais danscelui-ci le merveilleux s’y voit , s’yressent pour ainsi dire. Quoi de plussurprenant , en effet , qu’une bouteillequi nc produit aucune sensation , quiparoît n’avoir. apporté .aucun change-ment à votre état , & dont l’effet est telcependant, quê lorsque vous ('empoi-gner , l’étin-ceìle que vous tiriez aupara-vant d U conducteur fans aucune consé-quence en n’éprouvant qn’une légersdouleur , -von* fait ressentir alors uneviolente commotion dans ies bras & dansla poitrine-, si brusquement .&avec tantde rapidité qu’ii eít impossible de l’ex-primer ? . .

C’ést à ïiey de-qu'e cette-fameuse ex-périence se'fit pour la première fois,au commencement de janvier de farinée1746! Comme' l’on fut- quelque tempsávaht de faVoit pré c sèment qui en étoitfauteur,"M. l’abbé Piolet lui donna lenom d’expéritnce dt> Leyde& se. mer-vei) senx dtì fêï effêtsparoi fiant venk'tìni-qiùiftent'de la bouteille dont on se sertpóur la fairsq on fappéllaiuiffi en con-séquence la ìotittUic de'lêydeì-"" e.'.o

'Dç.puis on a appris que ndns' deyionscette découverte à M. Gùníiti',.d’unedes" premières familles 1 í‘e ;: vette' ville rqui'aime' & cultive la'Physique; Il lafft par K isard un jour qu’il s’bééùptn't.'8répéter quelques expériences' d'ésectri-cité. (• Çeci est tiré d’une note qui se.trolive a 'îa page 3 du"mémofré dé M.i’S'bfcé Ncift sur l’expérkmre <se Leyde ,