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Tome neuvieme. CON - CRI.
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en se sert pour cet ouvrage de grossesrouettes dites rosettes A coupler.

COUPLET , f. m. Bettes-Lettres UMusque , est le nom que l'on donne dansles vaudevilles à cette partie du poèmequ’on appelle strophe dans les odes. Com-me tons les couplets d’une chanson sontcomposés fur la même mesure de vers,on les chante aussi fur le même air. Voy.Strophe.

Couplet, en Musique, se dit auffides doubles & variations qu’on fait furun même air, en le reprenant plusieursfois avec de nouveaux changemens ;mais toujours fans défigurer le fond del’air, comme dans les folies-d’Espagne& dans les anciennes chaconnes. VoyezVariation. Chaque fois qu’on reprendainsi l’air varié différemment, c’est uncouplet. (í)

Couplet , Arqttehus. Les arquebu-siers appellent ainsi un fusil dont le canonest brisé, c’est-à-dire, fait de deux pie-ces qui se rassemblent par le moyen d’unevis. Voyez Fusil.

Couplets , Serrur. , c’est une fer-meture en charnière composée de deuxailes en queue d’aronde ou droites, as-semblées par une charnière que traverseune broche.

On en met aux portes, cassettes, ta-bles , par-tout où il s’agit d’ouvrir & defermer.

Couplets de Presse d’Imprime-rie , font les deux charnières de ferqui attachent le grand châssis ou tym-pan au coffre de la presse : ils doiventêtre extrêmement justes , pour éviterdivers inconvéniens qui arrivent dansle cours du travail de l’impreffion. 11y a deux autres petits couplets ou char-nières à l’extrémité superieure de cemême châssis ou tympan , qui ferventà y attacher la frisquette au moyen dedeux brochettes. Voyez Frisquette ,Tvmpan , Cofpre.

COUPLIERES , f. m. pi. terme ie Ri-vière, est un assemblage île huit rouettesbouclées par un bout, où elles formentune espece de nœud coulant. On s'ensert dans la construction des trains , pourretenir la branche d’un train fur l’atte-lier. Voyez Train.

COUPOIR, f. m. Ecrivain Lihr. ,ç’est un couteau d’ivcáre ou de buis :

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il est fait I deux tranchans parallèles;les deux bouts en font arrondis. Ons’en sert pour couper les feuillets d’unlivre, ou mettre des feuilles de papieren quarrés.

COUPOIR , Fonderie en caractères ,instrument servant aux fondeurs de ca-ractères d’imprimerie , pour couper auxcorps des caractères certaines partiesqui nuiroient àl’impression , & pour lesrendre plus propres. De ces instrumensil y en a deux façons, de bois & defer. Ceux de bois fout les plus an-ciens , & ils subsistent depuis l’originede la fonderie. C est un billot de boisd’un seul morceau , assujetti à hauteurd’appui sur nue espece de banc ferméà l’entour, pour recevoir les rognuresdes lettres. Ce billot est entaillé danstoute fa longueur de trois à quatre pou-ces de profondeur. Dans cette entaille ,aux parois du coté gauche, on met lejustifieur, auffi de bois, qui contientdeux ou trois cents lettres plus oumoins, suivant leur grosseur, arran-gées à coté les unes des autres ; puis en-tre ce justifieur & la paroi à droite dubillot , on place un coin de bois quien remplit le vuide , & qui frappé àplusieurs coups de maillet, ferre leslettres dans le justifieur, pour pouvoirsouffrir Ressort d’un rabot avec lequelon les coupe. Voyez Justifieur.

Le coupoir de fer est d’une inventionmoderne , beaucoup plus composé, pluspropre & plus commode, & avec le-quel on fait l’ouvrage plus diligem-ment & plus sûrement. Celui-ci estd’autant mieux inventé, que l’autre estbruyant, & sujet à se déranger parles intempéries de l’air qui tourmententle bois.

II fut inventé à Sedan par Jean Janongraveur, fondeur & imprimeur de cetteville, qui rendit public en 1621 uncahier d’épreuves des . caractères qu’ilavoit gravés. Voici quelle fut l’occa-sion de cette découverte. Janon avoitdepuis long-temps fa femme malade ,& comme entreprise de tous ses mem-bres : le bruit réitéré des coups demaillet pour serrer le coin qui tient leslettres fermes dans ce coupoir de bois ,venant à retentira ses oreilles, lui cau-soit tine grande douleur , suivie d’un