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Tome neuvieme. CON - CRI.
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l’entretien de 1200 glaives, c’étoit destroupes d’infanterie.

On n’a parlé ci - dessus que des étatsde la Langue d’oil ; ceux de la Langue d'oependant ce temps s’assemblereslt séparé-ment. Le 21 octobre 1356, ils accordè-rent une aide, qui suivant l’ordonnan-CQufirmative du mois de Février suivant1357 > devoit être régie sous les ordresde vingt-quatre personnes choisies parles trois états. Après rassemblée de Com-piegne , en niai 1358 , il paroît qu’ils enaccordèrent une autre ; & une ordon-nance du 2 octobre 1360, marque qu’en1359 ils avoient accordé certaines ìm-■positions gabelles, qui dévoient durerjusqu’à noél iqsii.

Après la paix de Bretigny, Conclueen 1360, le roi Jean revint en Francevers la fin d’ortobre ; & par son ordon-nance du ; décembre dc cette année , ilétablit dans toute ta Langue tï’oc nue aidepour payer fa rançon. Elle confistoit endouze deniers pour livre fur les mar-chandises & denrées vendues , le cin-quième fur le sel, & le treizième sur levin, & devoit être levée par eux quele roi députerait sur ce fait. L’ordou-nauce du 18 décembre 1360, sur la ma-niéré de lever cette aide, porte que lesélus enverront les deniers à Paris pardevant les généraux trésoriers ordonnéspour le fait de cette aide, & que s’il ar-rive aucun trouble ou doute , les élusdes cités en écriront uux généraux tré-soriers « f«riíi lesquels leur en ferontdéclaration.

Cette aide devoit être levée jusqu'à !aperfection & entérinement de la paix,c’elt-à-dire , jtilqu’à ce que le roi eút ac-quitté toutes les sommes qu’il s’étoit en-gagé de payer pour fa rançon dans l'ei-pace de six ans. Elle devoit par consé-quent finir avec Tannée 1366 ; mais ellefut encore prolongée long-temps aprèsce terme.

M. Secousse remarque que pour im-poser cette aide il ne fat peut-être pasnécessaire d’asscmbler les états , parcequ’elle étoit légitime , c’est-à-dite , duepar une loi suivant laquelle les vassaux& les sujets doivent une aide à leurseigneur lorsqu’i! est obligé de paverune rançon; en sorte qu’il faut dire queles états qui ont été assemblés pour cette

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aide ne Pont été que pour régler la ma-niéré dont elle ferait levée & payée.

Le roi imposa en même temps en Lan-guedoc une aide semblable pour ía ran-çon : elle devoit de même durer les sixannées ; mais elle fut auffi continuéeaprès ce temps.

II paroît que les généraux des aides àParis commcncerent dès-lors à être or-dinaires. On volt des lettres du 29 sep-tembre 13K1, adressées á nos simés &féaux les généraux trésoriers à Paris fur-ie fait des aides, n’agitere ordonnées pournotre délivrance , ainsi que plusieurs au-tres lettres des aimées subséquentes. EtCharles V à son avènement à la couron-ne, voulant confirmer comme il étoitd’ufage, les officiers de son royaume,adresse son ordonnance du 17 avril 1364 ,à nos ‘antes & féaux les président £jf au-tres gens de notre parlement & enquêtes,gens de nos comptes , les généraux tréso-riers fur lésait de la délivrance de fions ,est de la. défense du royaume , U tréso-tiers à Paris , L les confirme dans leursoffices.

Avant que l’aide établie pour la déli-vrance du roi Jean fùt finie, il y eut en-core d'autres aides établies pour la guer-res une ordonnance du 19 juillet 1367parle des aides ordonnées , tant pour larédemption de feu notre trìs-cber seigneurÊ 7 pere , de laquelle le payement n'est pasencore pars ait , comme pour celles ordon-nées pour la défense de notre royaume.Les mêmes généraux étoient établis pourles deux aides , suivant cette ordonnan-ce dont Tadresse est ò nos amés féauxconseillers les généraux est élus, tant furV un fait comme fur Vautre.

Dans une autre du lendemain 20 juillet1367, adressée aux mêmes généraux,le roi , en parlant des aides accordéesen 1356, 1357 L 1358, remet tont cequi puuvoit en être dú du passé ; ce quimontre que ces généraux avoient encofeen même temps Tadministration de cesanciennes aides.

Ces aides pour la guerre subsistèrentjusqu’áu décès de Charles V, arrivé le16 septembre 1380. Ce prince en mou-rant pria les ducs de Berri, de Bourgo-gne L de Bourbon , de pourvoir à Ta-bolition des impositions dont le peupleétoit surchargé , & que les dépensesXz z