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de commis-greffier écrivant à la peau,réunit encore en fa personne l’office degreffier des décréts & de premier com-mis an greffe des décréts; un principalcommis eu la première chambre pourl’audience à huis clos , & pour les ar-rêts rendus en la chambre du conseiltant a u civil qu’au criminel, que l’onappelle ordinairement greffier civil £scriminel, lequel outre deux pareils offi-ces créés pour les seconde & troisièmechambres, réunit encore trois offices decommis-greffiers écrivant à la peau ; ungreffier garde - sacs & des dépôts ; ungreffier des présentations & affirmations;un trésorier payeur des gages, qui atrois contrôleurs ; un receveur dey épi-ces & vacations, un contrôleur des ar-rêts , un commis à ia délivrance des ar-rêts, un premier huissier, & sept autreshuissiers.
Premier président, Les généraux - con-seillers fur le fait des aides ayant ététirés, comme on l’a dit ci - dessus, ducorps iles trois états du royaume , lafonction de présider en la chambre dela justice des aides demeura affectée auxecclésiastiques, comme étant du premiercorps des états ; ce qui continua mêmedepuis que les généraux cefferent d’êtrechoisis par les états, & qu’ils furentnommés par le roi. II n’y avoit dans1 ’origine qu’un président. Cette place futoccupée par les personnes les plus qua-lifiées , & constituées dans les plus émi-nentes dignités ecclésiastiques.
Avant l’an 1370 , on ignore les nomsde ceux qui ont présidé en cette cham-bre ; on fait seulement que c’étoit undes généraux du corps du clergé à quicet honneur étoit déféré.
Le premier dont on a connoissance estJean de la Grange abbé de Fécamp , puisévêque d’Amiens, & cardinal. Quoiquela qualité de président ne lui ait point étédonnée , il ne laiffoit pas d’en faire lesfonctions, & d’eu avoir les prérogati-ves de la même maniéré qu’en ont jouises successeurs , jusqu’à Gérard d’Athies ,archevêque de Besançon , qui le premierfut décoré du titre de président en lachambre de la justice des aides , par let-tres du roi Charles VI, d 11 i4 marsï398-
11 paroît qu’il étoit aussi d’ufage de
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donner un ecclésiastique pour adjointaux prélats qui présidaient en la cham-bre de la justice des aides, que l’on peutregarder comme vice - président, puif-qu’il y préfidoit en leur place en casd’absencc : mais l’usage de nommer ce»vices-préíìdens s’abolit fur la fin du ré-gné de Charles VII.
Cette succession de préjidens ecclésias-tiques ne fut interrompue qu’en 1401 &1401, que Charles d’Albert conftn-ger-main du roi Charles VI, & Louis ducd’Orléaus frere du roi, & ensuite Phi-lippe duc de Bourgogne, & Jean ducde Berri, tous deux oncles du roi, fu-rent établis pour présider les générauxdes aides.
Ce ne fut qu’en 1489 qu’il y eut pourla premíere fois un laïc nommé pourprésident ; & Charles Dnhautbois évê-que de Tournai, reçu en içio, est ledernier des ecclésiastiques qui ait posié-dé cette dignité.
Le roi François I ayant par édit du; Février 1522 , créé un office de secondprésident, Louis Picot qui avoit été reçuprésident dès le 9 août IZlZ, prit le ti-tre de premier président, qui depuis aété donné à ses successeurs.
Par lettres du 8 avril i;;6 , avantPâques, Henri II a accordé au premierprésident de la cour des aides le titre dechevalier , ainsi qu’en avoient joui sesprédécesseurs ; & par l 'article 7 du rè-glement du 3 janvier 1673 , le titre deconseiller du roi en ses conseils d'état ejfprivé lui a été confirmé , ainsi qu’auxpremiers présidens du parlement & dela chambre des comptes.
Suite chronologique des anciens présidens ,vice- présidens , est premiers présidens dela cour des aides , avec la date de leurréception.
1370. Jean de la Grange abbé de Fé-camp , puis évêque d’Amiens &cardinal, mort de 24 avril 1402.1374. Guillaume d'Estouteville évêqued’Evreux , puis d’Auxerre, &enfin de Lisieux.
1382. ( 26 janvier) Philippe de Mou-lins chanoine d’Evreux , puis évê-que d’Evreux , ^ & ensuite deNoyon ; il présida jusq.u’en 1388-